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Laurent Samuel expert de la gestion des petites entreprises (TPE) et des associations, anime un blog des dirigeants bénévoles d’associations sur le site Association 1901.fr.
Dans un article du 31/03/2008, il évoque les « Quatre modèles économiques des associations 1901. »
« Le financement du secteur associatif se caractérise par un évident déséquilibre : 170.000 structures concentrent à elles seules plus de 80% du budget total du tiers secteur (…) Dans le même temps, près de 930.000 structures fonctionnent sans salarié (…)Il y a donc deux mondes qui coexistent sous le label associatif : celui des petites associations, micro-structures reposant sur le bénévolat, et celui des moyennes et grandes structures, largement professionnalisées. Ces deux mondes n’ont pas grand chose à voir. »
Laurent Samuel caractérise ensuite les petites associations de membres qui reposent sur la dynamique bénévole impulsée par une ou plusieurs personnes, avec un budget très faible (un septième d’entre elles gérant moins de 1 000 euros par an).
La deuxième catégorie comprend les microentreprises associatives ou un fondateur met à la disposition d’un groupe de personnes un savoir faire particulier ou une compétence (activité de loisirs et artistiques, langues). Les recettes perçues auprès des usagers servent à défrayer l’animateur et, dans certains cas, ouvrent des perspectives de professionnalisation de l’activité. Leur modèle économique est étroitement associé au régime de la franchise en base de TVA.
La troisième catégorie est celle des associations employeurs que l’on retrouve dans de nombreux secteurs d’activité mais principalement dans l’action sanitaire et sociale, l’insertion, la formation, dans une moindre mesure la culture et les services d’intérêt local. Elles gèrent des budgets significatifs, en moyenne 300 000 €, tirant leurs recettes des activités (49% de leur budget) ou des subventions publiques (38% de leur budget).
Enfin, Laurent Samuel caractérise une catégorie d’associations gestionnaires qui gèrent des équipements ou mettent en place des services utiles à la collectivité. L’auteur cite dans celles-ci le secteur sanitaire et social, le tourisme social, l’éducation et la formation (enseignement privé, maisons de l’emploi), le domaine culturel, le sportet la défense des intérêts économiques (syndicats d’initiative, agences de développement).
« Ces associations sont systématiquement employeurs de personnel salarié et le recours au bénévolat y est exceptionnel. Leur poids économique est écrasant ; selon une étude réalisée en 2000, elles réalisaient 80% du budget du secteur associatif, employaient 96% de ses effectifs salariés et percevaient 85% des financements publics distribués aux associations (90% des financements d’Etat). »