Il est rédigé à la première personne et au féminin, ce qui laisse supposer que les propos ont été tenus ou sont mis dans la bouche de Christine Lagarde, titulaire du poste ministériel. Elle avait présenté le projet de loi lors d’une visite au guichet unique Anpe Assédic d’Issy-les-Moulineaux (Hauts de Seine), le même 6 décembre.
Lors du discours tenu ce jour là, Christine Lagarde avait évoqué cinq principes du projet de loi, dont le quatrième était « la dimension territoriale des politiques d’emploi, qui est un facteur clé pour leur succès. Les politiques de l’emploi seront adaptées aux situations locales, grâce aux budgets d’intervention déconcentrés et aux coopérations que le nouvel opérateur entretiendra avec tous les réseaux secondaires spécialisés (missions locales, maisons de l’emploi). » Un chapitre de l’argumentaire est intitulé : « que deviennent les maisons de l’emploi ? » Voici donc ce qu’en dit la ministre (les soulignements sont ceux du document original).
« Je souhaite d’abord rappeler combien les maisons de l’emploi - et les élus locaux qui les ont portées - ont été un élément favorable à l’évolution des esprits et des pratiques concrètes dans ce dossier. Elles ont largement préfiguré certains éléments de ce projet de fusion.
« Elles auront toute leur place dans le nouveau dispositif, comme point d’accueil de proximité ou comme lieu d’élaboration du diagnostic commun des besoins du bassin d’emploi ou d’anticipation des mutations économiques.
« L’Etat tiendra ses engagements. Il n’y a pas de remise en cause des projets en cours. Des conventionnements vont se poursuivre sur les projets déjà lancés. Plus de 180 Maisons de l’emploi seront conventionnées d’ici à la fin de cette année.
« La pause évoquée dans le déploiement de nouveaux projets de maisons de l’emploi consiste simplement à se donner le temps d’évaluer le dispositif et de réfléchir à la bonne articulation entre les maisons de l’emploi et nouvel opérateur, à la bonne offre de service des maisons de l’emploi en cohérence avec le nouvel opérateur. C’est le sens de la mission que j’ai confiée au député Jean-Paul Anciaux. »