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Cartographie dans les Hauts de Seine

La couverture territoriale des maisons de l'emploi est un des enjeux, présents déjà dans la loi de cohésion sociale de 2005. Ce sera à coup une des questions clés du nouveau dispositif issu de la loi sur la réforme du service public de l’emploi du 13 février 2008.

C’est pourquoi il m’apparaît intéressant de regarder ce qui se passe à l’échelle d’un territoire.

Le département des Hauts de Seine (Île de France) compte 1 500 000 habitants et 17 agences locales Anpe. Selon les ratios de la loi de cohésion sociale, il aurait donc dû compter en principe 6 ou 7 maisons de l'emploi en application des principes généraux (une maison de l'emploi pour 3 agences Anpe et une pour environ 200 000 habitants). L’application des règles devait également conduire à ce que chaque maison de l'emploi couvre plusieurs communes et que, à terme, tout le territoire soit couvert.

En réalité, 6 maisons de l'emploi ont obtenu le label au titre du plan de cohésion sociale. Deux projets supplémentaires étaient en cours de montage, au moment du gel de la labellisation des maisons de l'emploi en 2007.

Suivant les schémas élaborés en 2007, deux des 36 communes (Montrouge et Châtillon) n’étaient pas couvertes par un projet de maison de l'emploi. Bien qu’enclavées au sein du territoire du projet Sud de Seine, les deux villes voulaient s’en démarquer, sans doute pour des raisons politiques.

Dans les regroupements existants, on remarque que la MEF de Nanterre ne couvre qu’une seule commune.

La plupart des territoires n’ont qu’un rapport extrêmement lointain avec la notion de bassin d’emploi, il est vrai très complexe à identifier au sein du continuum de l’agglomération parisienne.

Enfin, on peut aussi regarder avec curiosité les noms desdites maisons de l'emploi. Sur les 8 créées ou en projet, 6 déclinent le mot « Seine » non sans une certaine inventivité : Cœur, Arc, Val, Rives, Boucles, Sud… Au total, on remarquera qu’un tel usage répétitif, souvent calqué sur des regroupements intercommunaux, ne facilite guère l’identification précise des structures et de leurs territoires.

Les Hauts de Seine comptent six intercommunalités. La seule communauté de communes correspond aux deux villes non couvertes. La zone du projet des Boucles de la Seine n’est pas en intercommunalité, et c’est le cas également de Nanterre et Rueil-Malmaison. Cette dernière ville, qui était la seule à disposer d’une maison de l'emploi avant la loi de cohésion sociale, s’est attaché les villes de la communauté d’agglomération Cœur de Seine en élargissant son périmètre.

Enfin, le secteur des Hauts de Bièvre couvre aussi deux villes de l’Essonne.

Les maisons de l'emploi labellisées :

Maison de l'emploi Cœur de Seine (Rueil-Malmaison, 11 mai 2005)

Maison de l'emploi et de la formation (Nanterre, 11 mai 2005)

Maison des entreprises et de l'emploi des Hauts de Bièvre (Châtenay-Malabry, 15 novembre 2005)

Maison de l'emploi Arc de Seine (Issy-les-Moulineaux, 15 novembre 2005)

Maison de l'emploi du Val de Seine (Boulogne-Billancourt, 4 juillet 2006)

Maison de l'emploi des Rives de Seine (Courbevoie, 4 juillet 2006)

Les projets de maisons de l'emploi :

Boucles de la Seine (Gennevilliers)

Sud de Seine (Clamart)

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