Catherine Picard est adjointe socialiste au maire (communiste) de Malakoff (Hauts de Seine) et conseillère communautaire de la communauté d’agglomération Sud de Seine. En juin 2007, elle a présenté le rapport de la création de la maison de l’emploi au conseil municipal, après deux ans de débat au sein du Bureau communautaire. En étudiant les dispositifs, en consultant les dossiers et en visitant les maisons de l’emploi du département des Hauts de Seine, Catherine Picard a, selon elle, été rapidement convaincue de l’intérêt de cette création. Elle pense qu’elle n’était pas la seule « les services municipaux de l’emploi des quatre villes ont efficacement travaillé au montage de ce dossier. » Mais elle regrette que, d’après l’élue socialiste, « pendant plusieurs mois, les maires de Bagneux et Malakoff ont retardé le dossier, estimant que l’emploi était le rôle exclusif de l’État. Voyant que le projet n’aboutissait pas, les maires socialistes de Clamart et Fontenay-aux-Roses se sont alors engagés dans la création d’une Maison de l’Emploi sur leurs deux villes. Cette démarche a incité, en avril 2007, les quatre maires de l’agglomération à relancer le dossier qui a été adressé à l’État le 20 septembre. »
Ce sera donc trop tard, puisque Christine Lagarde, ministre de l’économie, des finances et de l’emploi, a annoncé la fusion de l’Anpe et de l’Assédic et de fait la suspension del’étude de tous les dossiers des maisons de l’emploi. Catherine Picard y voit « un exemple scandaleux de rupture unilatérale des engagements de l’État » et considère que « les personnes les plus défavorisées de notre société qui vont être concernées. »
Mais l’élue regrette aussi « les hésitations des maires communistes de Sud de Seine, qui ne permettront pas l’installation d’une maison de l’emploi » sur le territoire.