Christine Lagarde, ministre de l'Économie, a demandé à Jean-Paul Anciaux, député Ump de Saône et Loire, de procéder à une évaluation du « dispositif actuellement constitué par les 180 maisons de l'emploi qui sont opérationnelles ou qui le seront bientôt. »
Le site Le Creusot infos donne des extraits de la lettre de mission envoyée par la ministre au député. «Vous formulerez vos recommandations, en particulier sur le futur cahier des charges des maisons d'emplois, et sur leur articulation avec le réseau territorial de l'opérateur national et avec les autres réseaux spécialisés et les acteurs locaux». Et Christine Lagarde précise que « cette démarche d'évaluation doit s'inscrire dans une perspective de plus grande efficacité tant en faveur des demandeurs d'emploi et des entreprises, que du meilleur usage des fonds publics ». Jean-Paul Anciaux, qui a présidé la commission nationale de labellisation des maisons de l'emploi depuis sa création, devrait remettre un « rapport d'étape » en fin d'année 2007.
Le 7 novembre, le débat à l'Assemblée nationale sur la mission Travail et Emploi du budget 2008 adonné lieu à des échanges sur la situation des maisons de l'emploi en attente de conventionnement, « sujet de grogne persistant parmi les élus » selon le député Ump des Hauts de Seine, Frédéric Lefebvre, cité par l’AFP.
Frédéric Lefebvre a indiqué que « Les relations de l'organisme issu de la fusion avec les Maisons de l'emploi devront être clarifiées ». Puis, présentant la mission de Jean-Paul Anciaux il a considéré que « afin de répondre aux préoccupations des élus concernés, Jean-Paul Anciaux s'est vu confier une mission pour évaluer, au cas par cas, les Maisons de l'emploi labellisées, en attente d'un conventionnement ». Il a ajouté que « une procédure de concertation avec les élus locaux sera également engagée au sujet de l'impact immobilier de la fusion » Anpe Unédic.
Pierre Cardo, député Ump des Yvelines, a exprimé lors du même débat son « inquiétude » : « j'ai l'impression que tout le monde n'a pas perçu l'intérêt de ce dispositif, qui nous rend très crédibles face aux acteurs économiques et nous permet d'anticiper des restructurations. »
Qui pouvait bien désigner le maire de Chanteloup-les-Vignes par ce « tout le monde » ?
Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire