Le syndicat Force Ouvrière de l’Anpe dénonce « les propos démagogiques de la ministre de l’économie et de l’emploi, qui tente de faire croire à l’opinion publique qu’un agent de l’ANPE n’accompagnerait actuellement que 60 demandeurs » d’emploi. Le sydicat souligne que la direction générale de l’Anpe estime que chaque conseiller s’occupe en moyenne de plus de 130 demandeurs d’emploi.
Pour SUD Anpe-Solidaires, « la fusion Anpe / Unedic, tout en donnant l’illusion d’un État cherchant à résorber le chômage, lui permet en fait de se désengager financièrement, de casser le service public et de marchandiser l’emploi avec la complicité des collectivités locales (…) Le Service Public de l’Emploi est devenu un vaste magma où se côtoient pêle-mêle organismes de formation et Assedic, cabinets d’outplacement, intérims et collectivités. »
La Cgt dénonce, quand à elle, « le jeu de dupes du gouvernement », s’étonnant que « la ministre préfère dialoguer par voie de presse avant même de discuter avec les partenaires sociaux ». Pour la principale confédération française, « on assiste bel et bien à un affaiblissement du rôle des partenaires sociaux ».