227 maisons de l'emploi ont été labellisées au titre du plan de cohésion sociale lors de douze réunions de la Commission nationale de labellisation des maisons de l'emploi entre juin 2005 et février 2007. Sophie Boissard, directrice adjointe de cabinet de Christine Lagarde, ministre des finances, de l'économie et de l'emploi, avait annoncé le 21 septembre aux organisations syndicales de l'Anpe le gel des maisons de l'emploi.
Dans le journal en ligne de la Caisse des dépôts et consignations, Localtis, Frédéric Dohet, conseiller auprès de Christine Lagarde, indique (2/10/2007) que « tous les projets de maison de l'emploi qui sont suffisamment avancés et dont la convention est prête à être signée, soit 152 projets sur les 300 initialement prévus, vont être signés et mis en œuvre. Les autres projets sont gelés jusqu'au premier semestre 2008 afin de voir quel sera l'impact de la fusion ANPE-Unedic sur le service public de l'emploi ». Christine Lagarde a confirmé à l’Assemblée nationale (2/10/2007) le gel des 150 maisons non encore en service. « En attendant que le paysage institutionnel se stabilise, j'ai décidé de suspendre le déploiement de nouvelles entités, et notamment des maisons de l'emploi ». La ministre a assuré que celles qui existent déjà seraient maintenues. Lors des questions d'actualité à l'Assemblée (3/10/2007) elle a précisé qu'elles bénéficieront d'une dotation stable de 88 millions d'euros en 2008.
La question de l’avenir se pose évidemment.
Pour Christine Lagarde, les débats parlementaires sur le projet de fusion décideront de leur avenir.
Son conseiller, Frédéric Dohet, précise que « les partenaires du service public de l'emploi, comme les maisons de l'emploi, les missions locales, les Plie mais aussi les organismes d'insertion devront redéfinir leurs missions à l'issue de cette fusion. »
Selon ses estimations, le processus de fusion peut prendre de un an et demi à deux ans.
Une fois n’est pas coutume, je vais me permettre un petit commentaire. Il est pour le moins surprenant qu’aucune des instances mises en place (comité de suivi du plan de cohésion sociale, commission nationale des maisons de l'emploi, comité d’orientation pour l’emploi…) n’aient été informées ni à fortiori consultées. La mise en œuvre du plan de cohésion sociale en matière d’emploi, pourtant décidée par une loi de programmation sur 5 ans, se trouve de facto suspendue ; là encore, le parlement, qui a voté cette loi, n’intervient pas.
Christine Lagarde, ministre des finances, de l'économie et de l'emploi