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Grève à l’Anpe le 29 mars contre la refonte du statut – et interrogation des chômeurs

Un décret du 27 mars 2007 modifie certaines dispositions du statut de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe). Il précise (ce qui était sous entend jusqu’ici) que l’Anpe est un établissement public administratif.

Son conseil d’administration comprend désormais trois représentants des collectivités territoriales désignés par l’AMF, l’ADF et l’ARF (associations – respectivement – des maires, des départements et des régions de France). La composition du comité régional, institué auprès de chaque directeur régional, est étoffée : en sont désormais membres un conseiller régional, un représentant des départements et un représentant des communes.

Le pouvoir des directeurs régionaux est sensiblement renforcé. Le texte détaille également les modalités pratiques de constitution de filiales de l’Anpe, déjà prévues dans la loi de cohésion sociale de janvier 2005, mais pas encore mise en œuvre.

Les huit syndicats de l'Anpe appellent les salariés de l'agence à une grève nationale et à une manifestation à Paris, jeudi 29 mars, pour dénoncer la création de filiales privées.

Le directeur général de l'Anpe, Christian Charpy , qui présentait, mardi 27 mars, le bilan 2006 de l'agence, a déclaré « comprendre cette inquiétude », que le journal Le Monde relie à la perspective de fusion avec l'Unedic avancée par Nicolas Sarkozy. Christian Charpy a précisé qu’il n’avait « aucun projet de création de filiale de droit privé. »

 

La grève des agents Anpe provoque un débat dans les mouvements de chômeurs. Ainsi, Rémy du collectif AC ! de Montpellier s’interroge : « Faut-il faire taire nos rancunes et soutenir les agents ANPE ? »

« Les chômeurs n’ont rien à gagner et tout à perdre de la privatisation de l ’ANPE, voilà qui est sûr. Mais allez donc expliquer à un chômeur, sortant de son contrôle mensuel, qu’il doit demain être solidaire de son "inquisiteur" !

« Pour un agent ANPE sympathique, nous en connaissons dix arrogants. Si demain je vais au rassemblement, je risque de côtoyer le "bourreau" qui persécute une femme dont nous avons pris la défense. Acte bien difficile que de défendre le service public quand ses agents nous toisent depuis des années. »

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V
Vivement la fusion du service public de l'emploi (au moins de l'UNEDIC et de l'ANPE) pour une meilleure efficacité à coût constant , au service d' objectifs fixés paritairement.<br /> Les maisons de l'emploi démontrent que les pesanteurs et clivages peuvent être dépassés si les partenaires se concentrent sur des objectifs terrain et que la hiérarchie des compétences devient la référence. L'offre de services en sortira gagnante : en contenu et en lisibilité !
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