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Claire Villiers est aujourd'hui vice-présidente (divers gauche) du Conseil régional d’Île-de-France, chargée de la démocratie régionale. Elle a été co-fondatrice en 1993 de Agir ensemble contre le chômage (AC !) et elle est membre de la Fondation Cpoernic. Elle fut secrétaire générale de la CFDT-Anpe devenue le SNU-FSU. Elle a participé à la rédaction de plusieurs ouvrages dont Le Cœur à l’emploi (avec Alain Ottavi & Noël Daucé).
Sophie Hancart et Yves Barraud ont recueilli, pour Actuchômage, son point de vue.
« Que vous inspire la création des maisons de l’emploi ?
C.V. : Les maisons de l’emploi version Borloo s’attaquent de front au service public, centralisent des fichiers sur les demandeurs d’emploi (avec le système de guichet unique), instaurent un contrôle accru… Pourtant, les maisons de l’emploi peuvent être une bonne idée, tout dépend de ce que l’on en fait.… En 1978, lors d’un groupement de réflexions syndicales, nous avions dessiné les plans d’une maison de l’emploi type : il s’agissait d’y inclure la CAF, la Sécu, l’Inspection du Travail et des organisations de chômeurs ».
Dans plusieurs régions, le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) a négocié la présence de ses associations dans les maisons de l'emploi. le syndicat Sud est parfois représenté dans certaines structures du Nord.