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En septembre 2009, l'ensemble du territoire breton (ou presque) est couvert par 300 points d'accueil de proximité du réseau des 19 Maisons de la formation professionnelle (Ti ar Stumman en breton, ou MFP). L’objectif initial du conseil régional de Bretagne de faire 21 MFP, soit une par pays, est presque atteint.
Ces « maisons » associent l'ensemble des structures d'accueil et d'information : Pôle emploi, Fongecif, missions locales, CIO, réseau information jeunesse, points accueil emploi, CIDFF (Centres d'information sur les droits des femmes et des familles), Cap emploi. Elles délivrent une information de premier niveau aux demandeurs d'emploi, aux jeunes, aux personnes licenciées pour motif économique ainsi qu’aux salariés.
Michel Morin, vice-président du Conseil régional de Bretagne (Ps), expliquait dans un entretien accordé à Centre Inffo (14/10/2008) les liens entre le réseau des Maisons de formation professionnelle et celui des Maisons de l’emploi : « Le projet des Maisons de l’emploi a été initié au niveau national, alors que la Bretagne délibérait sur sa démarche MFP. La Région était favorable à l’articulation des dispositifs, mais à deux conditions : que les compétences de chacun soient respectées et que les deux “Maisons” cherchent comment articuler au mieux leurs actions de manière à ce que le pilotage de la Région, sur les problématiques de formation professionnelle, soit clairement identifié.
« Des négociations avec les instances régionales, en particulier avec les administrations déconcentrées, l’Unédic et les autorités locales concernées, ont permis de faire évoluer les statuts des Maisons de l’emploi afin d’y intégrer un axe “formation professionnelle”, géré de manière indépendante par la Région.
« La MFP, pilotée par la Région, autonome dans ses préconisations et décisions en matière de formation, peut ainsi constituer une des quatre grandes priorités des Maisons de l’emploi, complémentaire des trois autres. »
L’idée des MFP est partie du principe que, selon Michel Morin (Localtis, 30/01/2008) « le public n'arrive pas à s'y retrouver en matière de formation ». L’objectif est donc de proposer Le dispositif a été initié avant la création des maisons de l'emploi. Le compromis accepté par le conseil régional, l'Etat et l'Unedic, qui étaient au départ hostiles au projet est que quand une maison de l'emploi existe sur un territoire, elle se transforme en maison de l'emploi et de la formation professionnelle. Sinon, la maison de la formation professionnelle peut exister en soi.
La dernière Maison de la formation professionnelle, celle de Cornouaille a été inaugurée le 24 avril 2009 ; le Pays de Cornouaille compte 34 points d'accueil. La première a avoir été ouverte, celle du Pays de Redon et Vilaine qui présente la particularité de se situer à cheval entre deux régions et trois départements et d’être pilotée à la fois par la Bretagne et les Pays de la Loire.
On remarquera que le conseil régional a aujourd’hui presque fini de structurer son réseau, quand celui des maisons de l’emploi est encore très partiel. La Bretagne a adopté une politique propre, mettant en avant ses outils sans refuser une coopération. D’autres modèles régionaux existent, comme en Picardie où la région fait des maisons de l’emploi sont outil, ou en Midi Pyrénées, là, ce sont des services du conseil régional (les MCEF) qui portent les maisons de l’emploi.
Michel Morin, vice-président du Conseil régional de Bretagne