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L’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) a fait réaliser par l’institut CSA une enquête auprès de ses clients.
L’enquête a été réalisée par téléphone du 4 au 11 mai 2009. L’échantillon est constitué de 452 micro-entrepreneurs financés par l’Adie et en cours de remboursement d’un prêt.
Les résultats, diffusés par l’Adie le 2 juin 2009 dans le cadre de la semaine du microcrédit, ont cherché à mesurer l’impact de la crise économique sur les micro-entrepreneurs et leurs attentes.
L’institut CSA évoque trois situations en ce qui concerne l’exposition des micro-entrepreneurs à la crise.
La plus grande part se situe dans la catégorie des « fragiles optimistes » (43%). Les autres se répartissent de matière équilibrée entre les « épargnés par la crise » (29%) et les « fragiles en danger » (28%).
Un des points les plus frappants du sondage, c’est la grande différence entre la réalité et l’anticipation.
Si 75% des micro-entrepreneurs se disent touchés par la crise, contre 23% qui assurent l’être peu ou pas, ils sont 80% à afficher leur optimisme pour l’avenir, contre 16% de pessimistes.
Il y a ainsi un gros groupe de micro-entrepreneurs dont l’activité est touchée par la crise mais qui restent optimistes : ils représentent 57% des personnes enquêtées. Du moins était-ce le cas au jour où l’étude a eu lieu. Une aggravation de la situation économique globale pourrait évidemment jouer sur leur moral.
On remarque que les plus fragiles parmi les catégories considérées semblent être les marchands ambulants.