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Pays de Caux : plus « poignée de mains » que « convention »

la Maison de l’emploi du Plateau de Caux maritime (dont le siège est à Doudeville, Seine maritime) était l’invitée d’une conférence téléphonique organisée par une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, Mairie Conseil, le 7 octobre 2008.

Le député (Ump) et maire de Yerville (76), Alfred Trassy-Paillogues, a souligné son choix de disposer d’une institution légère : « le public fragile n’aime pas les structures lourdes ». La maison de l’emploi compte deux salariés.

La simplicité s’applique également aux critères d’évaluation. Pour l’élu, il n’y a qu’un seul indicateur, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie 1 auprès de l’Assédic (ceux qui recherchent un emploi à temps plein, à durée indéterminée et qui n’on pas d’activité importante). Le chiffre a baissé en 6 mois de 22%, contre 15% au plan national.

Le directeur, Dimitri Egloff, a affirmé être partisan de relations directes plus que de formalisation. Pour lui, la poignée de mains vaut engagement. Il a même assuré « ne pas connaître » le contenu de la convention constitutive de la maison de l’emploi, s’en tenant à l’esprit plus qu’à la lettre.

De fait, la maison de l’emploi a l’appui de nombreux partenaires, en particulier d’entreprises, et fait appel à des bénévoles, dont un ancien directeur de l’Anpe et un ex-entrepreneur. Une partie des moyens qu’elle mobilise provient donc du secteur privé.

C’est le cas du fonds de secours, qui peut être actionné par le directeur sans formalités et accorder des aides de faible montant mais urgentes (15 à 20 euros). Pour lui, « il n’y a rien de meilleur que la petite lueur dans le regard de la personne à laquelle on a pu donner une réponse. »

La maison de l’emploi a également mis en place un microcrédit social. Il est suivi directement par la maison de l’emploi, car l’assistante, Sandrine Delalandre, est un travailleur social titulaire d’un diplôme d’État. Le microcrédit, d’un montant de 300 à 5 000 € à taux préférentiel, est géré avec la Banque postale. 30 demandes ont été formulées, 15 ont conduit au dépôt d’un dossier, 10 n’ont pu être acceptés tandis que 5 conventions de crédit ont été signées. Le problème principal, à l’origine des demandes est la mobilité : réparation ou acquisition d’un véhicule, permis.

Pour répondre plus largement à ce problème, a maison de l’emploi dispose d’un parc mobilité qui dispose de deux voitures sans permis et de scooters. Les voitures sans permis sont notamment louées à des femmes ; les ressources dégagées par la location peuvent aider, au bout des six mois de mise à disposition du véhicule, à financer un projet du bénéficiaire (permis, acquisition de véhicule).

Un « garage social » est en projet. Son créateur, qui utilisera dans un premier temps une société de portage salarial pour exercer son activité, gèrera le parc mobilité et pourra aider à la réparation de véhicules d’usagers de la maison de l’emploi.

Nous poursuivrons le compte-rendu de ce transfert d’expériences dans un prochain article.

La maison de l’emploi dispose d’un site Internet en cours de construction : www.emploiplateaudecauxmaritime.fr

Voir aussi :

Alfred Trassy-Paillogues, député-maire de Yerville (76)
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