Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

maison de l'emploi maisons de l'emploi maisons de l'emploi et de la formation émergence d'entrepreneurs création d'activités développement local lutte contre l'exclusion emploi microcrédit microfinance création d'entreprises cohésion sociale accompagnement

Publicité

Danger de mort pour la délégation à l’économie sociale

La Délégation interministérielle à l’innovation, à l’expérimentation sociale et à l’économie sociale (DIIESES), placée sous l’autorité d’un délégué interministériel nommé en Conseil des ministres a vécu une réforme importante en février 2006. Elle a été associée à l’appel à projets lancé à l'automne 2007 par le Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté. Mais elle risque d’être victime de la révision générale des politiques publiques (RGPP).

Hugues Sibille, 56 ans, directeur général délégué du Crédit Coopératif et président de l'Agence pour la valorisation, est un ancien délégué interministériel à l'économie sociale de 1998 à 2001. Il publie sur son blog un article qu’il avait d’abord titré « La délégation interministérielle à l’économie sociale se meurt » avant de rectifier quelques heures plus tard « La délégation interministérielle à l’économie sociale en grand danger »

En voici quelques extraits.

« La Délégation Interministérielle à l’Économie Sociale s’apprête à disparaître. A l’heure où j’écris, je ne sais pas vers où, un bureau à Bercy ? Une disparition pure et simple ? De fait, il y a longtemps que ladite Délégation ne se porte plus bien : budget rogné ou affecté à d’autres choses qu’à l’économie sociale, non remplacement d’agents (…)

Une Délégation devenue l’ombre d’elle-même. (…) Je sais que les structures, comme les hommes doivent disparaître. (…) Et pourtant, je pense que la disparition de cette Délégation est une faute politique. Peut-être parce que j’ai été moi-même délégué interministériel et que j’ai alors vu l’intérêt d’une administration de mission, souple, transversale, rapide. (…) »

Hugues Sibille pointe alors ce qu’il appelle quatre paradoxes : « les Anglais, soit disant libéraux, ont créé un secrétariat État au tiers secteur au moment où nous trucidons notre Délégation interministérielle. (…) De très nombreuses collectivités locales, les Régions, les grandes villes se sont dotées de services dédiés à l’économie sociale, d’élus en charge de ces politiques (comme Paris, Lille, Lyon…). (…) Les responsables socialistes qui encouragent au niveau local cette économie sociale ne la défendent guère au niveau national comme une politique publique digne de ce nom. (…) Alors que l’économie sociale intéresse les jeunes, la société civile, les grandes écoles, le secteur lui-même semble accepter sans se battre la disparition d’un symbole. »

L’ancien délégué conclut : « je résiste à l’idée de cette disparition. Parce que je crois encore à l’économie sociale. Et je crois encore au fait que État puisse conduire des politiques publiques. »

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article