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« Tout à gagner » des maisons de l'emploi

L’ancien délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle Jean-Marc Boulanger, a remis un rapport sur l’offre de service du nouvel opérateur issue de la fusion Anpe – Assedic le 21 mai 2008 à Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et à Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi.

Selon Emilie Zapalski, dans la lettre d’information Localtis de la Caisse des dépôts et consignations le 23 mai 2008, « Jean-Marc Boulanger plébiscite les maisons de l'emploi ».

On trouvera ci-dessous des extraits de la partie Travailler dans son territoire, qui figure en page 30 du rapport de Jean-Marc Boulanger, intitulé « Contribution à la préparation de la convention tripartite entre l’Etat, l’Unédic et la nouvelle institution créée par la loi du 13 février 2008. »

Travailler dans son territoire

« Il est essentiel de déterminer ce qui relève centralement de la responsabilité directe de la nouvelle institution et ce qui relève d’autres institutions auxquelles il peut apporter une éventuelle contribution.

« La conduite à l’emploi des personnes qui en cherchent, la réponse aux offres d’emploi des entreprises, la connaissance et l’information sur les réalités du marché de l’emploi, voilà le métier de la nouvelle institution : sur ces questions c’est à elle d’agir et de conduire l’action des éventuels intervenants tiers (voir sur ce point le § 4.2 « faire et faire faire »).

« Cette action est évidemment imbriquée dans un complexe d’interventions complémentaires ou connexes ayant un impact direct en amont ou en aval du placement. L’institution doit donc délibérément rechercher toutes les possibilités de coopération avec tous ceux dont l’action interagit avec la sienne. Cette coopération résultera soit d’un ensemble de relations bilatérales soit, lorsque le réseau des coopérations locales est structuré dans une instance de coordination locale, par sa participation active à cette instance. C’est évidemment la solution du réseau structuré qui est préférable dans la mesure où elle permet d’optimiser le temps et les moyens de la coopération locale.

« La maison de l’emploi répond à ce besoin. Les formules abouties d’une telle coopération montrent bien que la maison de l’emploi est d’abord un réseau organisé où le « qui fait quoi » est nettement établi sans redondance, où la cartographie des intervenants est clairement posée pour faciliter les connexions sur le terrain, où tous les participants s’accordent sur les nécessaires travaux d’éclairage de leurs actions respectives.

« Il est certain en particulier que le travail d’observation partagé est un élément décisif apportant une plus-value collective. La nouvelle institution doit nécessairement s’inscrire dans le réseau dont est constitué l’observatoire régional de l’emploi et de la formation ; son rôle spécifique est de fournir une analyse opérationnelle des réalités du marché du travail, à l’échelle de chacun des bassins d’emploi de la région. Cette connaissance fine des réalités de ce marché et de ses tendances est en effet un élément indispensable à la conduite de sa mission d’intermédiation active tant en direction des entreprises qu’en direction des demandeurs d’emploi.

« Il en va de même pour toutes les actions visant à coordonner la promotion de l’emploi et la création d’entreprise, pour le développement des compétences au regard des besoins. Sur tous ces points la nouvelle institution est contributrice et utilisatrice, elle ne peut prétendre agir seule, elle ne pourra que gagner à ce qu’une autorité publique prenne l’initiative d’organiser le travail coopératif.

« Le champ de l’insertion par l’activité économique et du développement des coopérations d’employeurs au service de l’emploi en temps partagé constitue un domaine privilégié de coopération locale dans laquelle la nouvelle institution, en lien avec le tissu associatif, aura grandement intérêt à s’impliquer pour repérer les besoins et aider techniquement à l’émergence de projets.

« Les expériences réussies montrent bien aussi que la maison de l’emploi, lorsqu’elle se matérialise en un immeuble commun, peut faciliter les relations de travail entre tous les intervenants (missions locales, PLIE, Cap Emploi etc.) et les déplacements des publics, pour autant cet aspect matériel n’est pas décisif. Lorsqu’il est mis en œuvre, il implique une grande retenue de la part du porteur de la maison à l’égard des institutions hébergées, chacune d’elles devant conserver la responsabilité de son métier et de ses résultats.

« Dans ce cadre, la nouvelle institution aura tout à gagner à la présence active d’une maison de l’emploi ouverte qui lui permettra de tisser à moindre effort les liens les plus denses et les plus utiles avec les acteurs locaux de l’emploi.

« Pour donner toute sa mesure dans l’action à l’échelle régionale et locale, la nouvelle institution devra donner pleinement mandat à ses représentants territoriaux pour débattre, agir et engager l’institution. »

Télécharger ici le rapport de Jean-Marc Boulanger Contribution à la préparation de la convention tripartite entre l’Etat, l’Unédic et la nouvelle institution créée par la loi du 13 février 2008 (mai 2008)




Jean-Marc Boulanger

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J
Encore un nouvel organisme qui vient en doublon d'autres déjà créés. C'est la même chanson à chaque fois: un organisme a des difficultes à fonctionner ou à s'adapter ... c'est magique on crée un nouvel echelon, une nouvelle usine à gaz toujours jugée plus performante, c'est navrant !
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B
<br /> En ce moment, les documents d'évaluation des maisons de l'emploi se multiplient, avec les rapports curieusement parallèles de deux députés Ump, Jean-Paul Anciaux et Marie-Christine Dalloz.<br /> Mais, fort curieusement pour un esprit rationnel, les évaluations viennent après les décisions. C'est malheureusement une habitude française.<br /> <br /> <br />