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Coût élevé du microcrédit

Le rapport complet, l’Agence nouvelle des solidarités actives sur « Microcrédit social : diagnostic et perspectives de développement » (mars 2008) se livre à un calcul, à mon sens assez contestable car très daté, du coût du microcrédit. Mais il me semble important de relever ces chiffres.

D’après les règles de fonctionnement fixées par la Caisse des Dépôts pour le développement du microcrédit social, chacune des expérimentations est montée dans l’objectif de réaliser ou d’instruire 50 microcrédits sociaux. Pour chacune de ces expérimentations, la Caisse des Dépôts a fait le choix de soutenir financièrement par une « aide au démarrage » d’environ 20 000 euros chaque réseau associatif souhaitant accompagner des bénéficiaires de microcrédits.

Au 30 septembre 2007, les 132 expérimentations lancées ont permis de réaliser en moyenne neuf prêts depuis dix-huit mois.

Le coût moyen d’une expérimentation locale est composé des 20 000 euros octroyés par la CDC au lancement, ainsi que des coûts de formation payés par le Fonds de cohésion sociale. Au 30 septembre 2007, le coût total des expérimentations est évalué par l’ANSA à 4,9 millions d’euros, ce qui donne un coût moyen de 44 000 euros pour un dispositif local.

Ce coût total ramené à l’unité (un prêt) représente 3 200 euros, soit près de 1,4 fois le montant des prêts moyens octroyés au 30 juin 2007 chiffrés, selon le reporting des établissements financiers établi par la CDC au 30 juin 2007, à 2500 euros.

Ce coût de structure apparaît à l’ANSA « démesuré comparativement aux montants prêtés ». L’Agence l’explique en partie par le fait que les subventions sont calculées sur la base de 50 prêts cibles par expérimentation alors que les réalisations sont bien plus faibles (d’où l’augmentation du coût unitaire). Elle remarque que dans l’hypothèse où les 5 600 prêts estimés avaient été réalisés, le coût unitaire s’établirait à 875 euros.

Mais l’ANSA note aussi que « ces coûts unitaires ne prennent pas en compte les coûts liés à l’octroi et à la gestion du prêt supportés par les établissements financiers. »

Voir mon article sur le microcrédit personnel du 25/04/2008 : Microcrédit social ou de masse ?

Voir également le site de la Caisse des dépôts et consignations France microcrédit.

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P
hé oui! le top down n'est pas très efficace depuis des décennies.Ce sont les projets qui devraient appeler les fonds en fonction d'une évaluation, et d'un accompagnement.On est loin du social-business du prix Nobel de la Paix,Saine lecture à recommander:"Vers un Nouveau Capitalisme" de Mohammad YunusEd. JC LattèsOn vous suit et vous encourageAmicalement
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B
<br /> Si la Grameen Bank de Mohammad Yunus (Bangladesh) est un exemple extraordinaire, ce n'est pas nécessairement un modèle universel. Le microcrédit est souvent efficace et parfois rentable, mais,<br /> contrairement à ce que dit souvent le prix Nobel de la Paix, il ne suffit certainement pas à éradiquer la pauvreté.<br /> <br /> <br />