AVE prône le rapprochement des outils territoriaux que sont pour elle les missions locales, les plans locaux pour l’insertion et l’emploi (PLIE) et les maisons de l’emploi. Pour l’association d’élus locaux « la gouvernance partagée de ces outils au sein de la MDE est la forme la plus avancée et la plus cohérente de l’outil territorial ».
Le mouvement, dirigé par Marie-Pierre Establie, qui dirigea la maison de l’emploi de Rueil-Malmaison (Hauts de Seine), veut modifier le titre des conseils national et régionaux de l’emploi en conseils « de l’emploi, de la formation, de la qualification et de l’insertion. »
AVE souhaite également « la création d’une instance de gouvernance territoriale composée à la fois des représentants de l’État, de l’organisme issu de la fusion ANPE/UNEDIC et les élus territoriaux initiateurs de la Maison de l’Emploi ainsi que les élus des départements et des régions ». Un schéma assez complexe est fourni à l’appui de ce projet.
Le texte diffusé par AVE propose que les maisons de l’emploi « fédèrent tous les dispositifs gérés par les communes et les EPCI : PLIE, missions locales, MIFE sur un territoire de type bassin d’emploi » et « assurent sur leur territoire la cohésion des politiques de formation professionnelle, de qualification, d’insertion et d’emploi et la cohérence des dispositifs correspondants. »
L'articulation avec le réseau territorial de l’organisme issu de la fusion ANPE/ASSEDIC devra se faire « autour de services et de fonctions complémentaires. »
Le manifeste postule que « une représentation régionale des maisons de l’emploi doit pouvoir être associée à ce conseil de l’emploi régional ». Des instances de coordination locale sont également revendiquées ; elles devraient réunir l’établissement public et « des représentants des différents dispositifs territoriaux réunis au sein de la maison de l'emploi », et aurait pour fonction « de veiller à la bonne articulation des deux ensembles "territorialisés" et "territoriaux" ». Pour AVE, « cette instance de coordination territoriale doit être en capacité de coordonner les politiques à la fois nationales et locales de la formation, de l’insertion et de l’emploi. Sans cet outil de gouvernance, aucune coordination ne peut être envisagée de façon cohérente. »
Le document présente également des témoignages de maisons de l’emploi et insiste sur la complémentarité avec les PLIE.