L’agglomération de Grenoble (Isère) est une des dernières parmi les grandes villes de France à avoir fait labellisé son projet de maison de l'emploi en janvier 2007. Pour les élus locaux, « la particularité de la maison de l’emploi et de la formation du bassin grenoblois est de porter sur un territoire étendu et hétérogène, nécessitant une plus longue durée de concertation entre élus et membres constitutifs du territoire : les 16 EPCI concernés [communautés de communes et communauté d’agglomération] représentent près de 600 000 habitants. » Le dossier de convention financière a été adressé le 28 septembre à Christine Lagarde, ministre de l’économie, des finances et de l’emploi. Il est signé par les collectivités porteuses du projet (Grenoble Alpes Métropole et les communautés de communes du Massif du Vercors, du Pays du Grésivaudan et des Alpes Sud Isère, ainsi que par les députés des territoires concernés.
Évidemment, les élus s’inquiètent des conséquences du gel des maisons de l'emploi par rapport à leur projet. Ils ont expédié le 16 octobre 2007 une lettre ouverte à la ministre, dans laquelle les signataires « soulignent qu’il serait extrêmement dommageable qu’après une concertation de prés d’un an et demi et des efforts réalisés par les parties, ce projet de maison de l’emploi et de formation du bassin grenoblois ne puisse voir le jour. »
Michel Destot, le maire (Ps) de Grenoble, est également président de l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF). L’AMGVF a mis en place un groupe de travail sur « l’organisation territoriale de l’emploi » qui réfléchit notamment au devenir des maisons de l'emploi.
Michel Destot, maire de Grenoble