L’Agence France Presse (AFP) rend compte dans un article (date du 8/10/2007) de la visite du président de la République, Nicolas Sarkozy, à la Maison de l'emploi de Mâcon (Saône et Loire), le 8 octobre 2007. Selon l’agence, « Nicolas Sarkozy a assuré (…) le service après-vente de la fusion Anpe-Unedic. » Je cite ci-après de larges extraits du papier, qui est à mon sens assez éclairant.
« (…) le chef de l’État a entamé sa campagne de promotion par une visite au pas de charge de la Maison de l'emploi, qui expérimente depuis quelques semaines un guichet unique Anpe-Unedic préfigurant la fusion que le gouvernement entend généraliser dès 2008.
« M. Sarkozy a été accueilli par une poignée de militants de la FSU qui ont dénoncé, pancarte à l'appui, un "coup de pub". "Ici, les services (des deux structures) ont été obligés de travailler ensemble à cause de l'incendie de l'Assedic", a raillé un responsable syndical local, Philippe Sabater, "et pour la venue du chef de l’État, on a supprimé un guichet".
« Après avoir entendu des chômeurs et des responsables locaux de l'Unedic et de l'ANPE, le président s'est lui aussi amusé du concours de circonstance qui a précipité l'expérience mâconnaise. "S'il n'y avait pas eu d'incendie!", a-t-il remarqué, "on ne va quand même pas foutre le feu à toutes les Anpe !" »
« (…) Nicolas Sarkozy a ensuite longuement défendu sa réforme. "Je suis venu pour rompre avec un système qui n'est pas efficace (...) il y a trop d'énergie perdue, trop de temps perdu", a-t-il insisté, "avec la fusion, on va passer à la vitesse supérieure. La fusion, ça fait vingt ans qu'on en parle (...) et ça fait vingt ans que les chômeurs font le parcours du combattant (...) Il faut que l'on mette notre service public de l'emploi au niveau des meilleurs standards européens".
« (…) Nicolas Sarkozy a assuré que "la fusion, c'est une occasion de faire plus de place aux partenaires sociaux", leur proposant de leur accorder la majorité au conseil d'administration ou d'en nommer le président. Et aux employés de l'ANPE et des Assedic inquiets, il a promis qu'ils "conserveront leur statut actuel".
« Il n'a par contre pas dit un mot sur l'avenir des Maisons de l'emploi. La semaine dernière, la ministre de l'économie Christine Lagarde, présente à Mâcon, a suscité l'émoi des élus locaux en annonçant le gel de la création de ces structures, créées par la loi de cohésion sociale de 2005. »
On remarquera que la maison de l'emploi de Mâcon n’a jamais obtenu le label au titre du plan de cohésion sociale, malgré deux dossiers mis au point.

La maison de l'emploi de Mâcon