Après avoir participé à l’audition par la Commission des affaires sociales de Christine Lagarde, ministre de l’économie, des finances et de l’emploi, sur le projet de fusion entre l’Anpe et l’Unédic, Francis Vercamer, député de Roubaix (Nord) estime que « le projet du gouvernement, intéressant, doit s’enrichir de toutes les garanties pour n’avoir que l’efficacité pour seul objectif. » La réaction du député est reprise sur le site de Nathalie Lebas, déléguée départementale pour l’Oise du Nouveau Centre. Le porte parole du parti Nouveau Centre (majorité présidentielle) pour les questions sociales estime que « la fusion ne peut être envisagée que s’il est démontré qu’elle apporte une valeur ajoutée réelle à l’accompagnement des demandeurs d’emploi » et qu’il « ne faut pas que la fusion de l’Anpe et de l’Unédic soit guidée par une seule volonté de rationalisation et une logique purement comptable. »
Le député du Nord estime que « le travail mené par les agents du service public de l’emploi (…) ainsi que l’accompagnement personnalisé effectué dans le cadre des Maisons de l’emploi, ne sont pas pour rien dans la baisse des chiffres du chômage des derniers mois. »
Pour lui, « toute réforme du service public de l’emploi doit tenir compte de la présence locale et de l’impact positif des Maisons de l’emploi dans l’organisation future du service public de l’emploi. Elles constituent d’ores et déjà ce guichet unique de proximité que le gouvernement invoque notamment pour justifier la fusion Anpe Unédic. La fusion Anpe Unédic ne doit pas remettre ce rôle en cause et doit s’effectuer dans le respect des engagements des élus locaux en faveur de l’emploi, via les Maisons de l’emploi. »
Le dirigeant centriste estime ensuite que « L’efficacité doit s’apprécier au regard du dialogue social. En effet, les partenaires sociaux ont jusqu’ici manifesté de sérieuses réticences à tout projet de fusion, parce qu’ils y voient un risque d’étatisation de l’assurance chômage, de « reprise en main » par l’État. »
Francis Vercamer, député du Nord