Je reprends ici les principaux points de cet article, où le sigle MEF désigne les maisons de l'emploi et de la formation.
Au cours du comité directeur de l’ADEAN, Association pour le développement économique du Pays de l’Alsace du Nord, le président de cette instance, François Loos (député Ump et vice-président du conseil régional d’Alsace) « apprend à l’assemblée que le gouvernement vient de bloquer tous les crédits à destination des maisons de l’emploi et de la formation, au motif que la fusion entre les Assédic et l’Anpe va rendre ces structures superflues. » Pierre Mammosser en tire la conclusion que « la maison de l’emploi et de la formation du pays de l’Alsace du Nord, qui venait juste d’être labellisée, est donc morte née. »
Le conseil régional socialiste convient que « sans se prononcer sur le fond de l’opération, la fusion des Assédic et de l’Anpe va changer sensiblement la donne en matière de fonctionnement du service public pour l’emploi. Mais ce n’est certainement pas une raison pour rayer d’un trait de plume le réseau de MEF qui a fini par mailler l’ensemble du territoire. »
L’élu d’Alsace du Nord rappelle que, « lors de sa séance plénière du 17 novembre [2006] le conseil régional avait d’ailleurs décidé de soutenir ces structures, en contribuant d’une part à leurs frais d’animation et d’autre part à la mise en œuvre de leur plan d’action. J’étais, au nom de l’intergroupe PS-Verts, intervenu dans le débat pour approuver cette démarche, et ceci pour trois raisons majeures : la formation professionnelle, qui est une compétence majeure du conseil régional, joue un rôle déterminant dans la lutte contre le chômage, que ce soit pour les demandeurs d’emploi ou pour les salariés en poste ; les MEF peuvent constituer un levier essentiel dans la territorialisation de la politique de l’emploi, en lien avec tous les acteurs concernés ; la compétence des MEF doit pouvoir aller au delà du simple service public pour l’emploi et devenir une structure pivot du développement économique dans les territoires. »
Pierre Mammosser conclut que « les MEF étaient en passe de devenir des outils de mobilisation de toutes les ressources des territoires au service de l’économie et de l’emploi. Tourner cette page sans autre forme de procès constitue véritablement une politique à très courte vue ! »