Le 9 septembre, l’Adie organisait conjointement avec l’ONG PlanetFinance dans les locaux de la mairie de Paris un colloque sur « La microfinance en zone urbaine »,.
L’Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) a financé, jusqu’en 2004, 2.565 entreprises dans les zones urbaines sensibles, où elle intervient depuis le milieu des années 1990. En 2005, elle prévoit d’accorder environ 800 prêts dans les mêmes territoires. Il s’agit fréquemment de l’officialisation d’activités démarrées dans le cadre informel.
Emmanuel Landais , directeur de l’Adie, constate que les ressortissants des zones urbaines sensibles ont un taux de survie de leur activité légèrement supérieur à celui des autres entrepreneurs financés par l’Adie qui est globalement de 54% au bout de 3 ans. Leur taux de remboursement est, quant à lui, très supérieur (le taux moyen pour l’ensemble des emprunteurs est de 94%).
Dans les quartiers, l’Adie dispose de 68 implantations : 19 antennes (dont 8 Boutiques de l’initiative) et 49 permanences.
Parmi les obstacles rencontrés, Emmanuel Landais , en identifie 4 principaux :
- Les gens ne viennent pas spontanément dans les points d’accueil ; il faut aller au devant d’eux ;
- Il est difficile d’inciter à s’immatriculer ceux qui exerçaient déjà une activité de manière informelle ;
- Les réseaux d’aide à la création d'entreprises sont faiblement implantés dans les quartiers ;
- Le manque d’argent, la difficulté d’accéder à des locaux et les problèmes de sécurité sont enfin des facteurs importants.
Le directeur de l’Adie voit cependant des perspectives sérieuses :
- Parmi la population des quartiers, il estime à 10% de la population active la part de ceux qui pourraient créer une entreprise ;
- Les aménagements réalisés ces dernières années ont contribué à une véritable amélioration de l’environnement ;
- L’Adie a l’intention de multiplier par deux le nombre des projets qu’elle finance dans les zones franches urbaines.
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