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L’Association d’entraide professionnelle du Liban (AEP) est née au sein du mouvement Emmaüs, sous l’impulsion de l’Abbé Pierre. Disparu en 2006, il était venu pour la première fois au Liban en 1959 et y est revenu régulièrement. Selon l’évêque libanais Grégoire Haddad, « son passage a influencé la pensée d’un
L’AEP a mis en place un système de microcrédit, baptisé Parabanque, qui a accordé de sa fondation en octobre 1984 jusqu’au
Au cours du premier semestre de l’année 2006, l’AEP enregistre une évolution positive quant au rythme de l’octroi des prêts ainsi que du taux de remboursement qui connaît une nette amélioration. Mais la guerre de juillet 2006 ses emprunteurs, surtout ceux dont les projets sont localisés dans les régions de la Békaa, dans la banlieue sud de Beyrouth et au Sud Liban.
La situation financière de l’AEP en a été affectée. Ainsi le portefeuille actif a enregistré une baisse des remboursements durant les trois mois d’été, et quasiment nulle dans les régions pilonnées par les bombardements.
Les micro-entrepreneurs, qui avaient contracté des prêts au mois de juin 2006, se sont trouvés dans l’impossibilité de réaliser ou d’assurer la continuité de leurs projets qui, dans certains cas, ont subi une destruction totale. Quant aux emprunteurs en cours, l’AEP a tenté, à travers les officiers de crédit secondés par les équipes régionales, de maintenir le contact avec eux durant et après la guerre.
Après la fin de la guerre, l’AEP a décidé de lancer un «
Pour financer ces mesures, qui ont évidemment un impact négatif sur ses ressources, l’AEP a fait appel à ses partenaires internationaux, et notamment à la coopération espagnole.
Voici quelques exemples de projets affectés par la guerre :
A Addoussieh, dans le sud, un emprunteur a perdu sa production de fleurs et de plantes, la guerre ne lui ayant pas permis d’entretenir ses cultures et de commercialiser sa production ;
Toujours dans le sud, un emprunteur a perdu trois de ses vaches et la production laitière des autres a diminué, l’activité à la ferme étant rendue quasi impossible ;
Dans les quartiers sud de Beyrouth, un tailleur a perdu son atelier et ses machines ;
Au
A Jbeil, au nord de Beyrouth, un pêcheur a perdu ses filets à cause de la pollution qui a suivi l’explosion