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Le nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy a prévu dans son programme la fusion de l’Agence nationale pour l’emploi, de l’assurance chômage (Assédic / Unédic) et des maisons de l'emploi. Le statut du nouveau dispositif n’est pas défini précisément, mais il semble bien devoir être sous la tutelle de l’État, les partenaires sociaux y participant (alors qu’actuellement, ils gèrent l’Unédic).
Voici ce qui est dit dans le programme publié par le candidat : « L’Anpe, l’Unédic, les Maisons de l’emploi seront réunies en un seul service public de l’emploi, qui interviendra immédiatement et de manière personnalisée pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de trouver ou retrouver un emploi beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui. »
Selon le Journal du dimanche (
En contre partie, « une personne licenciée pour des raisons économiques ne perdra pas son contrat de travail ; celui-ci sera transféré au service public de l'emploi qui lui garantira 90 % de sa rémunération antérieure aussi longtemps que nécessaire, pour suivre une formation qualifiante, trouver un nouvel emploi, essayer un nouveau métier ». Le programme présidentiel prévoit également « un contrat de travail unique, plus souple pour les entreprises pour qu'elles soient incitées à embaucher, plus sécurisant pour les salariés car il sera à durée indéterminée pour tous. »
Antérieurement, Nicolas Sarkozy s’était déjà prononcé sur la situation du service public de l’emploi. Ainsi, sur France 3 (
François-Xavier Bourmaud publiait un article dans Le Figaro (Sarkozy reste ferme sur la fusion Anpe-Unédic,
Le journaliste se demandait si on allait « nationaliser l'assurance-chômage ou privatiser l'Anpe ? » Il suggérait de « s'inspirer du GIE (groupement d'intérêt économique) déjà mis en place entre l'Anpe et l'Unédic pour unifier leurs services informatiques et créer le dossier unique du demandeur d'emploi » et considérait que la fusion est « sans doute complexe à mettre en œuvre ». François-Xavier Bourmaud rappelait en conclusion que l’idée « fête cette année ses vingt ans puisque c'est en 1987 que Philippe Séguin, alors ministre des Affaires sociales, la formulait pour la première fois. »