Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

maison de l'emploi maisons de l'emploi maisons de l'emploi et de la formation émergence d'entrepreneurs création d'activités développement local lutte contre l'exclusion emploi microcrédit microfinance création d'entreprises cohésion sociale accompagnement

Publicité

Pour le monde associatif, les pouvoirs publics ne doivent pas étouffer l’énergie civique

La FONDA, structure d'appui au mouvement associatif, a publié une importante analyse du porcessus de constitution des maisons de l'emploi et du rôle que peut y jouer le monde associatif. Le texte, rédigé par Jean-Pierre Worms est téléchargeable en fin de cet article. Il pose quelques questions et fait surtout des propositions. Nous en donnons ici un résumé.

1 - La coordination des acteurs

Les acteurs et les dispositifs pertinents d’une action territoriale de soutien à l’emploi ne sont pas qu’administratifs. Il est certes essentiel que se constitue, au niveau d’un bassin d’emploi, l’unité d’un service public de l’emploi  et qui doivent également être associées : les collectivités locales mais aussi les compagnies consulaires…

De même, il semble important d’associer des acteurs privés, intéressés et compétents, dans le soutien au développement local de l’emploi : les banques, les entreprises, les experts comptables, les autres organismes de conseil et de formation, les partenaires sociaux…

Enfin, l’essentiel est encore ailleurs, dans l’intervention des organismes, notamment de statut associatif, qui mobilisent des ressources humaines pour l’accompagnement volontaire et gratuit de l’accès à l’emploi. Sans cette mobilisation du capital humain et social de sociétés civiles locales, aucun des dispositifs publics ou privés n’est véritablement performant .

Les maisons de l’emploi doivent permettre de réunifier les dimensions sociales et économiques de la politique d’ouverture de l’emploi aux populations qui en sont aujourd’hui exclues.

2 - Le territoire de compétence

Là, se trouve une difficulté majeure d’ordre institutionnel : les lieux d’organisation et de capacité politique de l’État et de la représentation élective au niveau local ne recouvrent pas les espaces pertinents de gestion et de pilotage d’une politique territoriale de l’emploi que sont les bassins d’emploi.

Seules, des organisations « volontaires » de citoyens, des associations de développement local, d’insertion par l’économique, de soutien à l’emploi, de soutien à la création et à la reprise d’entreprises se sont spontanément organisées à des niveaux pertinents en la matière.

Les conseils de développement et les conseils d’agglomération sont les seules instances où se retrouvent la majorité des partenaires qui devraient être associés à une maison de l’emploi. Il convient donc d’en faire un des piliers porteurs des maisons de l’emploi.

3 - La flexibilité de la forme

Ce qu’il faut viser, c’est un réseau souple et ouvert d’acteurs unis par des objectifs et par des règles de fonctionnement partagés et explicités, notamment dans un ensemble articulé de conventions bi et multilatérales.

4 - La prise en compte de l’existant

Les modalités juridiques sont moins importantes que la façon dont cela se fait. Il s’agit d’expérimenter en vraie grandeur un autre mode de relation entre l’État et la société, une relation où les instruments de l’État sont mis au service de la valorisation des ressources de créativité et de solidarité des citoyens.

Cette tentative de co-construction d’une politique d’intérêt général aussi importante constituent, à cette échelle, une première en France. C’est l’enjeu le plus important du Plan Borloo. Il implique évidemment que cette démarche s’étende à la mise en place de maisons de l’emploi sur des sites où des initiatives citoyennes existent sous des formes parcellaires et fragiles, mais sans s’être déjà réunies sous une forme justifiant leur reconnaissance comme maison de l’emploi. Il est essentiel, qu’en cherchant à les intégrer, l’initiative des pouvoirs publics n’étouffe pas les éléments d’énergie et de responsabilité civique qu’elles avaient su mobiliser.

 Jean-Pierre Worms est président de la Fonda ; il est également vice-président de France Initiative Réseau et de Cime

Téléchargez ici le texte complet de son article

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article