Carole Tuchszirer, chercheuse à l’IRES, a publié un article intitulé Batailles pour l’emploi et réforme du SPE 20 octobre 2006 sur son blog, Sur l’emploi et le marché du travail.
Elle y rend compte d’un numéro spécial consacré aux « batailles pour l’emploi », par la revue Regards sur l’actualité. Carole Tuchszirer y livre ses réflexions sur la façon dont la loi de cohésion sociale (18 janvier 2005) tente de réorganiser le service public de l’emploi. Elle se demande si on peut considérer que la réforme du service public de l’emploi est une « mission accomplie ? »
Sur son blog, elle propose un résumé de son article dont voici quelques extraits :
« Attendue depuis de nombreuses années, une réforme du service public de l’emploi (SPE) a été initiée dans le cadre de plan de cohésion sociale (PCS) adopté en janvier 2005. (…) Car [le SPE] a subi au cours des quinze dernières années de nombreuses transformations intervenues au coup par coup, sans doctrine ni vision d’ensemble. La montée en puissance des collectivités territoriales et des partenaires sociaux dans l’élaboration et la conduite des politiques d’emploi en constituent les deux principales manifestations. La fin du monopole de placement confié à l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) et l’arrivée sur ce marché de nombreux opérateurs privés intervenant pour le compte de l’Unédic ou des conseils généraux contribuent à complexifier le paysage, au point qu’il est devenu difficile pour les usagers que sont les demandeurs d’ emploi de savoir qui fait quoi. (…) Il n’est pas sûr, au final, que la rénovation du SPE telle qu’elle se dessine contribue à clarifier les règles du jeu pour l’usager. Cette incertitude est à relier au fait qu’au terme de cette réforme l’on ne sait toujours pas à quel acteur − du service public de l’emploi (convention tripartite), du marché (opérateurs privés) ou encore du territoire (maisons de l’emploi) − échoit la mission principale d’animer la régulation du marché du travail. »
Carole Tuchszirer