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Michel Godet, professeur au Conservatoire national des arts et métiers et
Ils commencent par saluer une bonne nouvelle « le nombre de demandeurs d'emploi (au sens du Bureau international du travail) a reculé de 120 000 personnes en 2005 et
Michel Godet et
Les deux professeurs s’intéressent aussi au contrat nouvelles embauches (CNE), rappelant que « 584 000 contrats ont été signés depuis août 2005 ». Pour eux, le dispositif est une réussite : »les estimations les plus faibles tablent sur 40 000 [emplois créés] en une seule année ! Si tel s'avérait être le cas, jamais mesure
Leur constat final est plus féroce : « le coût direct et indirect des politiques de l'emploi ne cesse de croître. Les dépenses publiques pour l'emploi, nulles avant le premier choc pétrolier, représentent aujourd'hui près de 65 milliards d'euros. Avec la même somme, on pourrait sur le papier, rémunérer 4 millions de travailleurs payés au Smic, charges comprises. »
« La France avait déjà le dispositif d'intervention sur le marché du travail le plus éclaté d'Europe. Au lieu d'introduire une véritable réforme du service public de l'emploi, de diminuer le nombre d'intervenants, on en rajoute. La vitrine des maisons de l'emploi cache, dans l'arrière-cour, des tuyauteries compliquées et paperassières qui font vivre ceux qui les gèrent. »
En conclusion, ils « d'assouplir la réglementation du marché du travail et agir en même temps sur les trois leviers de l'emploi : la croissance, le coût du travail et l'incitation à travailler (la fameuse «flexi-sécurité» à la danoise). »
Michel Godet, professeur au Cnam