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Michel Godet (Cnam) : La vitrine des maisons de l'emploi cache des tuyauteries paperassières

Michel Godet, professeur au Conservatoire national des arts et métiers et Michel Martinez , directeur adjoint du centre de recherches Rexecode signent dans le quotidien Libération (31/08/2006) une tribune sur intitulée « Emploi: l’État maladroit » où ils considèrent que « la baisse du chômage réel ne résulte pas des politiques publiques, inefficaces pour la plupart. »

Ils commencent par saluer une bonne nouvelle « le nombre de demandeurs d'emploi (au sens du Bureau international du travail) a reculé de 120 000 personnes en 2005 et de près de 160 000 au premier semestre 2006 ». Mais, remarquant que, selon l'Insee, l'emploi salarié marchand non agricole n'a augmenté que de 129 000 personnes en 2005 et 2006, ils s’interrogent sur l’origine du miracle. Elle vient, pour eux, de l'évolution de la population active. L'augmentation de l'offre de travail de 55 000 personnes en 2005 et de 20 000 en 2006 se compare à une moyenne de 200 000 dans les années 90.

Michel Godet et Michel Martinez  voient aussi dans la diminution du chômage une cause technique : « la part des radiations administratives dans les sorties de l'ANPE est passée de 5,4 % en moyenne au début des années 2000 à près de 12 % en 2006. Il y a aujourd'hui environ 70 000 radiations administratives par an de plus qu'en 2000. »

Les deux professeurs s’intéressent aussi au contrat nouvelles embauches (CNE), rappelant que « 584 000 contrats ont été signés depuis août 2005 ». Pour eux, le dispositif est une réussite : »les estimations les plus faibles tablent sur 40 000 [emplois créés] en une seule année ! Si tel s'avérait être le cas, jamais mesure de la politique de l'emploi , sans coût pour les finances publiques, n'aura été aussi efficace ». Les auteurs regrettent donc : « dommage que le gouvernement n'ait pas étendu ce dispositif aux entreprises de moins de 50 personnes. »

Leur constat final est plus féroce : « le coût direct et indirect des politiques de l'emploi ne cesse de croître. Les dépenses publiques pour l'emploi, nulles avant le premier choc pétrolier, représentent aujourd'hui près de 65 milliards d'euros. Avec la même somme, on pourrait sur le papier, rémunérer 4 millions de travailleurs payés au Smic, charges comprises. »

« La France avait déjà le dispositif d'intervention sur le marché du travail le plus éclaté d'Europe. Au lieu d'introduire une véritable réforme du service public de l'emploi, de diminuer le nombre d'intervenants, on en rajoute. La vitrine des maisons de l'emploi cache, dans l'arrière-cour, des tuyauteries compliquées et paperassières qui font vivre ceux qui les gèrent. »

En conclusion, ils « d'assouplir la réglementation du marché du travail et agir en même temps sur les trois leviers de l'emploi : la croissance, le coût du travail et l'incitation à travailler (la fameuse «flexi-sécurité» à la danoise). »

 Michel Godet, professeur au Cnam

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B
Conseillez donc a ce monsieur,(michel Godet)sans doute grand admirateur du pouvoir actuel d'aller au milieu des manifestants du 19 mars leur expliquer que la france est 2 fois plus riche qu'il y a quelqes années que tout va s'arranger et que si ils veulent un emploi il leur suffit de déménager à 70 kms de chez eux .En écoutant ce" monsieur je sais tout" à "c'est dans l'air "j'ai du éteindre mon téléviseur car j'ai cru que j'allais mourir d'un infarctus.A mon avis il doit vivre sur une autre planète que la terre pour pérorer comme il le fait.
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