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PlaNet Finance lançait un débat en mai 2009 sur son blog : « Les taux d’intérêt pratiqués en microfinance sont-ils trop élevés ? » L’organisation fondée par Jacques Attali rappelait que « les taux pratiqués par les institutions de microfinance sont plus élevés que dans le secteur bancaire traditionnel », et estimait que, en moyenne, les institutions de microfinance appliquent un taux d’intérêt effectif annuel de 28,2%.
Pour PlaNet Finance, « la question des taux d’intérêt et de leur justification est un débat central de la microfinance. »
Ce qui vaut à l’échelle internationale peut également concerner la France. L’hebdomadaire Le Canard enchaîné (2/09/2009) intitule un article « microcrédit et maxi-taux ». Relevant que l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) prête à 9,7% de taux d’intérêt plus 5% de frais de dossier, le journal calcule que le taux effectif global des crédits de 1000 euros ou moins serait de 21%.
Le journal satyrique fait écho au « hurlement des autres associations », qui craindraient un effet boule de neige. D’après Le Canard enchaîné, six organisations (il cite la Croix Rouge) ont écrit à françois Fillon pour demander au premier ministre François Fillon que « les taux d’intérêt doivent rester modérés et supportables », craignant qu’au lieu d’aider les personnes modestes, on ne contribue sinon à les surendetter.
Dans le même journal, Maria Nowak, présidente de l’Adie, se défend : « pour monter en régime, il faut que le microcrédit soit rentable ». L’économiste commente : « proposer un taux à 3%, c’est bien, mais pour çà, il faut des subventions. Et il n’y en a pas assez… »