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Un accord a été passé en 2006 entre le conseil régional de Picardie et ses partenaires (État, collectivités locales, AFPA, Pôle emploi, monde économique) pour « regrouper compétences et moyens dans des lieux uniques, accessibles et proches des Picards : les Maisons de l’emploi et de la formation. »
Les 14 maisons de l’emploi et de la formation (MEF) en Picardie, qui jouissent toutes du soutien de l’État et de la région devraient donc se regrouper avec les 17 missions locales picardes à qui étaient confiées l’accueil, l’information et l’orientation des jeunes sortis du système scolaire.
Les MEF deviendraient ainsi un « guichet unique » pour les demandeurs de formation ou d’emploi, quel que soit leur âge ainsi que pour les créateurs et repreneurs d’entreprises.
Depuis 2007, la majorité des pays de Picardie disposent d’une MEF, qui sert de relais au Plan régional emploi formation.
Le syndicat Cgt des personnels des missions locales s’inquiète, dans un document du 30 mars 2009, de la situation en Picardie. Selon le syndicat, les 430 salariés du réseau ML/PAIO dans la région, soit 17 structures, seraient « menacés dans l’exercice de leur mission de service public spécifique en direction des jeunes. »
Pour la Cgt, « le préfet de région et le conseil régional de Picardie imposent un rapprochement sans aucune concertation préalable, des missions locales, des maisons de l’emploi et des PLIE avant fin 2009 ». Les cégétistes dénoncent le fait que le cahier des charges prévoirait que la mission locale disparaisse et devienne un département de la maison de l’emploi et de la formation.
Cette fusion pose, pour les syndicalistes, plusieurs problèmes.
Elle empêcherait « une politique cohérente à un échelon national » en faveur des jeunes en difficulté. Elle nierait le partenariatavec les autres acteurs de l'insertion. De plus, l’organisation de salariés s’interroge sur l’éventuel non respect du code du travail et de la convention collective des missions locales.