maison de l'emploi maisons de l'emploi maisons de l'emploi et de la formation émergence d'entrepreneurs création d'activités développement local lutte contre l'exclusion emploi microcrédit microfinance création d'entreprises cohésion sociale accompagnement
La Maison de l'emploi et de la formation du pays d'Artois (MEF) dont le siège est à Arras (Pas-de-Calais), a fait l’objet d’un débat au sein du conseil de la communauté urbaine d’Arras le 12 février 2009. Le questionnement était sur ce que va devenir la Maison de l'emploi aux côtés de Pôle emploi, le nouvel opérateur du service public de l’emploi, dans un contexte de baisse du financement public.
Selon le quotidien La Voix du Nord (13/02/2009), la conclusion est que « la Maison de l'emploi et de la formation du Pays d'Artois est amenée à se restructurer pour trouver sa place à côté de Pôle emploi, né de la fusion Anpe / Assedic ». Labellisée dès juin 2005, née en 2006, la MEF couvre 255 communes du pays d'Artois.
Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur-maire d’Arras (MoDem) et président de la MEF a lancé un mot d'ordre : éviter les doublons, pour optimiser le budget. « Ce qu'elle a fait, avec ses moyens, c'est bien. Ce qu'elle fera demain, avec un budget réduit, on le redéfinit ». L’élu veut recentrer la MEF sur sa mission initiale.
« La Maison de l'emploi n'aurait jamais dû s'appeler comme ça. Ce devrait être le Conseil local pour l'emploi. Car c'est bien là sa fonction : coordonner les différents acteurs de l'emploi, autour de trois directions : Pôle emploi, pour le placement. Arras emploi, pour l'insertion, l'Afpa, pour la formation. »
Pour Jean-Marie Vanlerenberghe, la MEF a des atouts, en regroupant un grand nombre de partenaires, de Pôle emploi, à la CCI, en passant par la Mission locale. Mais il porte un jugement plus nuancé sur ses actions (placement, et suivi des chômeurs, service de location de voitures) : « elle a fait de la suppléance. Mais, ce n'est pas son rôle. »
Pour Sébastien Coolzaet, directeur de la Maison de l'emploi, il est essentiel de prendre en compte les entreprises dans la problématique de l'emploi. Mais il se demande qui, au sein de Pôle emploi, se chargera de l'accueil des entreprises ? La MEF pense être plus à même de le faire, citant l’exemple de son travail sur le chantier du canal Seine-Nord.
La MEF a également engagé un débat sur la pertinence de ses antennes (Arras, Bapaume et Vitry-en-Artois) et des référents dont elle dispose dans certaines communautés de communes (Bertincourt, Atrebatie, les Deux-Sources, les Vertes-Vallées). Sébastien Coolzaet considère qu’il « faut se restructurer pour éviter les doublons ». Il envisage ainsi la fermeture des antennes d’Arras et Bapaume, où Pôle emploi sera implanté, mais imagine poursuivre l’activité de celle de Vitry-en-Artois, où l’établissement public ne sera pas présent. Mais les communes concernées seront sûrement sollicitées pour financer le maintien d’un service local.

Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur-maire d’Arras