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Dans un document de bilan sur la mise en œuvre du plan de cohésion sociale, diffusé le 27 avril 2006, le ministère de Jean-Louis Borloo donne quelques précisions mais amène aussi certaines interrogations.
Le rapprochement État – Unédic – Anpe (donc, le SPE) se concrétise par la convention tripartite signée le 5
En ce qui concerne les maisons de l'emploi, le ministère rappelle que 158 projets ont été labellisés fin avril. Il prévoit que, d’ici fin 2006, « 200 maisons de l'emploi seront opérationnelles ». Et il conclut que « l'objectif de 300 Maisons de l'emploi nécessaires pour mailler l'ensemble du territoire national sera donc atteint d'ici fin 2007 ».
Curieusement, ce texte – au sujet des maisons de l'emploi – sépare deux catégories : d’une part, le service public de l’emploi (État, Unédic, Anpe) et de l’autre « de multiples partenaires (collectivités territoriales, AFPA, missions locales, organismes consulaires...) ».
Or, la définition de la loi du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale est assez différente. Dans sont article premier, elle stipule que « le service public de l’emploi (…) est assuré par les services de l’État chargés de l’emploi, l’Agence nationale pour l’emploi et l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes. Il est également assuré par les organismes de l’assurance chômage (…) Les collectivités territoriales et leurs groupements concourent au service public de l’emploi. » Outre la place, toujours fluctuante, de l’AFPA, on notera que les collectivités territoriales, pourtant initiatrices des maisons de l'emploi ne sont pas intégrées dans le texte d’avril 2006 comme composante du service public de l’emploi.
Jean-Louis Borloo, ministre de l'emploi et de la cohésion sociale