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Foule des grands jours dans l’ancienne grande salle de l’Otan, à Paris. L’amphithéâtre de l’université de Paris IX Dauphine, qui a repris l’ancien siège de l’organisation militaire atlantique, accueillait plus de 1 300 personnes, le 18 décembre 2008, pour une ultime présentation de ce qui deviendra une réalité quelques jours plus tard, le statut d’autoentrepreneur.
Hervé Novelli, ministre des Pme, a d’abord commencé par se féliciter d’une révolution technique et intellectuelle tandis que la présidente de l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), Maria Nowak, a renchéri en parlant de révolution culturelle – ce qui n’a pas semblé réjouir le ministre, qui sait sans doute comment ont fini les acteurs du mouvement chinois du même nom. Le promoteur de la mesure au sein du gouvernement a souligné que sa mesure était « plus qu’un succès » avec 24 000 pré-inscrits en un mois.
Hervé Novelli s’est ensuite essayé à un exercice difficile : répondre aux questions pratiques des participants, dans une salle bondée et attentive. Le résultat a été un peu décevant : car le ministre s’emmêlait quelque peu dans des considérations techniques. Heureusement, l’inventeur du concept, François Hurel, ancien délégué général de l’Apce, venait à son secours.
Mais le dispositif a beau être « ultra-simple », selon la définition de Novelli, il reste quelques interprétations manifestement délicates et la confusion a souvent régné dans les éléments présentés. Ainsi en fut-il des réponses à une intervenante qui demandait si l’on pouvait cumuler l’Accre (Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprises) avec le statut d’autoentrepreneur. L’Accre (qui sera maintenue en 2009) prévoit en effet des exonérations de charges sociales pour des chômeurs s’installant à leur compte pour un à trois ans. Voici les différentes réponses :
Le ministre a présenté le kit de l’autoentrepreneur, téléchargeable sur le site officiel www.lautoentrepreneur.fr , qui comprend le facturier et le cahier des recettes et achats. Il précise notamment le taux des charges sociales applicable aux professions libérales, qui sera de 18,3%, un peu inférieur aux indications antérieures (18,5% annoncé précédemment) mais qui reste toujours soumis à l’accord non signé à ce jour entre l’Acoss et le RSI pour le reversement des cotisations.
En ce qui concerne les décrets, Hervé Novelli a indiqué les avoir signé et attendre le paraphe de ses collègues ministériels d’ici « quelques heures. »
Le public est ressorti avec une impression mitigée : un statut intéressant, mais encore pas mal de questions – et un peu de mal à récupérer le fameux kit, imprimé en un nombre insuffisant d’exemplaires. Beaucoup de monde n’avait pu accéder à la salle.
François Hurel a juré qu’il serait le « premier autoentrepreneur », et qu’il validerait son inscription le 1er janvier à 0h01.