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J’ai déjà évoqué les principales conclusions du rapport sur le bilan de « 25 ans de politiques d'insertion des jeunes » voté le 22 octobre 2008 au Conseil économique, social et environnemental. Catherine Dumont, représentante de la Confédération française de l'encadrement CGC, en est la rapporteure.
Je poursuis aujourd’hui le regard sur ce rapport, en reprenant certains éléments du bilan des dispositifs que Catherine Dumont traduit par cette formule : « des efforts massifs pour un résultat en demi-teinte ». Le CES remarque qu’on a « une répartition et application inégales des dispositifs sur les territoires ». Les membres de ‘assemblée consultatives considèrent que, « avec la création des maisons de l’emploi du plan de cohésion sociale, l’État a renoué avec une posture que l’on peut qualifier de « directive » dans la façon d’appréhender le territorial. L’État avec les maisons de l’emploi a tenté d’associer fortement les acteurs locaux, notamment en instaurant le principe du « portage » par une collectivité territoriale. Mais la rigidité du cahier des charges ne favorise guère une appropriation locale du dispositif et risque de transformer une intention louable en un partenariat technique de structures, assez déconnecté des réalités locales et des enjeux territoriaux. »
Relevant le « foisonnement de structures d’accueil, d’information, d’orientation et d’insertion », Catherine Dumont, ancienne directrice de la mission locale de Nice, constate que « l’articulation des missions de [Pôle emploi] avec les missions locales et les maisons de l’emploi n’est pas tranchée à l’heure actuelle ». Elle remarque que « la réorientation des maisons de l’emploi dont la mission première était d’être un point unique d’entrée, de formation, d’orientation et d’insertion pour les publics jeunes, et qui regroupaient l’ensemble des acteurs locaux (missions locales, Plie, organismes de formation, entreprises) ainsi que les partenaires sociaux, est aujourd’hui préconisée ». La rapporteure recommande de transformer les maisons de l'emploi en « véritables organes de décision, définissant des priorités communes et répartissant leurs moyens en fonction des objectifs à atteindre.»
Réagissant au constat fait, deux groupes de syndicalistes membres du Conseil économique et social sont intervenus sur la thématique des maisons de l'emploi. Pour la Confédération française des travailleurs chrétiens (Cftc), « il faut inscrire cela dans une réflexion plus large qui assure une coordination sur tous les territoires des acteurs, sans remettre en cause la gouvernance et sans nécessité de créer de nouvelles structures ». Quant à l’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa) elles estiment que, vouloir faire des maisons de l'emploi un outil de coordination au sein des territoires nécessite « que l’on impulse un « travailler ensemble », en leur sein, mais pas à côté ! »