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Si Maurice Vincent, élu maire socialiste de Saint Étienne (Loire) en mars 2008, a dû arrêter le chantier de construction de la maison de l’emploi en cours de construction dans le quartier du Clapier, ce n’est pas parce qu’il est contre un tel projet ou parce qu’il a remis en question les choix architecturaux : c’est parce qu’un immeuble voisin a dû être évacué, menaçant de s’effondrer.
Évacué en mars, l’immeuble pourrait avoir été fragilisé par les opérations de construction de la maison de l’emploi. Le chantier a donc été stoppé à la mi-mai, dans l’attente de l’avis des experts. Les désordres pourraient également venir de la nappe phréatique.
Le projet de la maison de l'emploi, à l'origine stéphanois, est devenu au fil du temps celui de Loire-Sud et fédère les maisons de l'emploi de l'Ondaine, du Gier et du Pilat.
L’immeuble du Clapier abritera, outre les services publics de l'emploi (Anpe, Assedic), les locaux de 17 organismes d'accompagnement chargés d'aider à la formation, à l'orientation et à la création d'entreprises. Des structures d'orientation comme le CIO (centre d'information et d'orientation), Maison des métiers, Espace info jeunes... Des structures d'accompagnement telles la mission locale jeunes, Centre d'information sur les droits des femmes, PLIE, AFIJ... Et des structures d'aide à la création d'entreprises à l’instar de la Fondation Agir contre l'exclusion...
L’originalité principale du projet est le choix d‘un grand architecte, Rudy Ricciotti. D'une superficie totale de 4 500 m², « le bâtiment a été pensé par l'architecte avec pudeur mais sans misérabilisme » selon le site Forez info qui lui consacre un article comparant le projet à un phare. Le coût est chiffré à 11,5 millions d'euros financés principalement par la ville (6,8 millions), la communauté d’agglomération (1,6 millions) l’État (2 millions) et la région Rhône Alpes (1,2 millions).
L'architecte a prévu de créer un toit végétalisé et une verrière avec une structure gonflable entre deux grands blocs de béton. Il y aura une rue intérieure et des coursives et les façades seront percées par des ouvertures aléatoires inspirées du travail du peintre Claude Viallat.
Voir aussi : Saint Etienne (42) : de la Cité à la Maison de l'emploi... et Saint Étienne (42) : 4 500 m² surmontés par une verrière gonflable ...