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Le groupe bancaire BNP Paribas vient de mettre la main sur un important établissement italien et estime donc que « grandir, çà crée des responsabilités » dans des publicités publiées dans
En présentant ses comptes 2005 dans de vastes publicités, le premier groupe financier de la zone euro s’essaie à une sorte d’équilibre. D’un côté, elle met en avant ses résultats économiques et financiers, qui sont excellents. Mais tout de suite après, BNP Paribas assure être « un des premiers recruteurs français ». Enfin, elle affirme être « une entreprise socialement engagée ».
Revenant sur son partenariat avec l’Association pour le droit à l'initiative économique (Adie), déjà vanté dans des réclames antérieures, BNP Paribas assure avoir « renforcé son engagement dans le microcrédit en faveur des créateurs d’entreprises chômeurs et Rmistes ». Pour plus de détail, le groupe de Baudoin Prot assure avoir lancé en 2005 un « projet banlieues » doté d’un budget de 3 millions d’euros sur 3 ans.
Mais au fait, à combien se montaient les résultats pour 2005 ? La banque privée affiche 5,85 milliards d’euros de résultat net, en hausse de 25% sur l’an passé. En 3 ans, le groupe pourrait donc gagner plus de 20 milliards d’euros, ce qui permet de ramener le budget du projet banlieues à ses justes proportions : 0,1 pour mille du bénéfice encaissé. Et sans doute guère plus que la valeur des pages qu’achète la banque dans les journaux pour vanter sa générosité.