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Dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), la Commission de modernisation des politiques publiques (CMPP) du 4 avril 2008 a formulé plusieurs décisions concernant « la politique de développement des entreprises ». La fusion d’Oséo et de l’AII (Agence de l’innovation industrielle), dont les principes ont été formalisés lors du CMPP du 12 décembre 2007, a été confirmée. Voici les principales annonces.
« Il sera proposé aux régions de leur transférer les dispositifs en faveur de la diffusion technologique (à l’exception des incubateurs des universités et des instituts Carnot). (…)
« Le nombre des dispositifs territoriaux d’aide à l’implantation des entreprises sera réduit et leur champ sera limité. (…)
« En matière d’aides à la création, à la cessation [sic] et à la transmission d’entreprises :
- les démarches de demande d’aides seront simplifiées, notamment par la création d’un dossier unique dématérialisé du créateur ou repreneur d’entreprise ;
- le financement des réseaux d’accompagnement sera simplifié et optimisé, notamment par un renforcement du pilotage assuré par le préfet de région ;
- le système des chèques conseil sera revu pour éviter le doublonnement de guichets entre l’État et les régions ;
- le dispositif d’encouragement au développement d’entreprises nouvelles - EDEN sera supprimé au profit du système des prêts d’honneur de la Caisse des dépôts, qui seront utilisés dans le cadre du Plan espoir banlieues ;
- le dispositif de prêt à la création d’entreprise (PCE) sera limité aux projets pour lesquels il représente au moins 15 % du financement ;
- une clarification des compétences entre l’État et les régions sera opérée : l’activité de l’État devra se concentrer essentiellement sur les actions interrégionales et les priorités nationales, ce qui conduit à une réduction du volume de ses interventions dans une mesure à définir. En tout état de cause, il ne s’agit en aucune façon de transférer de nouvelles compétences aux régions.
« Le pilotage de l’intervention publique en faveur des entreprises sera amélioré, notamment par la professionnalisation et la systématisation de l’évaluation. (…)
« En vue d’améliorer le service rendu, les réseaux consulaires, comme l’ensemble des structures publiques, doivent participer à l’effort de rationalisation, de mutualisation de fonctions supports, de réduction de la dispersion des structures. »