Si la plupart des propositions formulées ne brillent guère par leur nouveauté, on remarquera la tonalité politique de ce rapport, qui se termine par « un remerciement très particulier à M. Alain Madelin pour son soutien et sa conviction de toujours à cette démarche économique ». Hervé Novelli est un des disciples de l’ancien ministre des finances.
L’ancien dirigeant de l’Apce se situe bien sûr dans la pensée du président de la République Nicolas Sarkozy, en estimant que « au-delà du : travailler plus pour gagner plus le travail indépendant est susceptible de compléter la pétition en : travailler plus librement, de façon plus responsable et autonome, pour gagner plus. »
Le concept d’autoentrepreneurs y est défini comme « ceux qui ont créé une activité pour répondre à un besoin immédiat, et pas une entreprise au sens où on l’entend le plus souvent, c'est-à-dire dans la perspective du long terme. » Le terme est directement relié de l’anglo-saxon « self-employment ».
François Hurel estime que « l’entrepreneuriat doit constituer une réponse simple et ponctuelle à une proposition d’activité accessible à chaque Français ». Il regrette qu’il y ait moins d’entreprises individuelles en France qu’en Espagne ou aux Etats-Unis, sans d’ailleurs que les sources soient citées.
Certaines propositions sont cependant originales. Je relèverai notamment celle qui vise à « Instaurer le droit à l’échec et faciliter le rebond » et suggère d’instaurer « l’autorisation par le juge de créer une activité indépendante sous contrôle judiciaire. »