Pascaline Costa, Danièle Hanet et Colin Marchika se sont basés sur l’étude des déclarations annuelles de données sociales (DADS) ce qui leur permet de fournir quelques données quantitatives, même si les auteurs se plaignent du caractère lacunaire de certaines de leurs informations.
Le portage salarial est une forme d’intermédiation sur le marché du travail qui s’est développée dans les années 90 et connaît depuis un vrai développement. Orienté à l’origine vers les professions intellectuelles et les cadres quinquagénaires en recherche d’activité, son champ s’est élargi, tant dans ses secteurs d’application que dans les classes d’âge concernées.
Cependant, pour Costa, Hanet et Marchika « cette forme de travail n’est une solution viable que pour bien peu de portés ». Selon eux, les « niveaux de gains et d’activité restent, pour la majorité des portés, trop faibles pour être envisagés autrement que comme un revenu de complément. »
Les signataires se sont interrogés « sur l’utilité sociale et économique du portage salarial ». Si le portage permet à des personnes de s’insérer ou de se réinsérer sur le marché du travail, permet de mobiliser une compétence rapidement, il risque de développer la flexibilité au détriment de la sécurisation de l’emploi.