Annie Thomas , présidente de l’Unédic depuis janvier 2006 et dirigeante du syndicat Cfdt, s’exprime dans un entretien au quotidien économique Les Échos le 13/01/2006. Pour elle, le rapprochement entre l’Anpe et l’Unedic est toujours à l’ordre du jour. « C’est même l’objet de la convention tripartite qui fixe les modalités de ce rapprochement. En octobre dernier, nous avions décidé de faire une pause dans sa négociation pour négocier sur l’assurance-chômage. Notre objectif est maintenant de boucler le dossier d’ici à la fin du premier trimestre. Dès la semaine prochaine, l’audit sur les moyens de rapprocher les systèmes d’information des deux structures sera dévoilé. Sur cette base, le bureau de l ’Unédic arrêtera sa position le 21 février. Si tout se passe bien, le « guichet unique » pourra être mis en œuvre dès septembre ».
Concernant une éventuelle concurrence des travaux de l’Unédic avec ceux du Conseil d’orientation de l’emploi, qui doit établir un diagnostic partagé sur l’emploi, Annie Thomas semble très critique « Les partenaires sociaux doivent pouvoir décider eux-mêmes, de l’avenir de l’outil qu’ils ont créé. Il faut tordre le cou aux discours incantatoires, par exemple, celui selon lequel une fusion Unédic – Anpe réglerait le problème du chômage ». Ces derniers mots semblent une allusion très claire au discours en ce sens de l’économiste Pierre Cahuc, signataire en novembre 2004 d’un rapport du Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC).
Concernant l’avenir de l’assurance chômage, Annie Thomas a déclaré que « La CFDT est prête à tout remettre sur la table, y compris la question du plafond des allocations que certains jugent trop élevé ». Ce maximum est fixé actuellement à 5 127 euros par mois.
Annie Thomas, présidente de l'Unédic