Alain Ligné, maire de Thouars (Deux-Sèvres) et président de la maison de l’emploi du pays Thouarsais, a demandé, selon le site Internet municipal et « en accord avec le réseau des maisons de l’emploi », à être reçu avec une délégation d’élus par la ministre de l’économie, Christine Lagarde, suite à sa décision de gel des maisons de l'emploi dans la perspective de la fusion Anpe-Unédic. Il a également interpellé le premier ministre François Fillon et les parlementaires du département. Alain Ligné a rédigé une lettre ouverte, dans laquelle il dénonce « l'incohérence » du gouvernement qui, après avoir créé ces structures dans la loi de cohésion sociale, les gèle « sans concertation ni évaluation. »
Pour le maire, la décision de la ministre remet en cause l’autorité de la parole donnée par l’État. Alain Ligné souligne que le territoire est engagé dans la mise en œuvre d’un plan d’actions validé par l’ensemble des partenaires y compris des services de l’État, l’Anpe et l’Unédic. Il demande donc que la convention soit entérinée avant lafin d’année, faute de quoi cela fragiliserait l’édifice et remettrait en cause gravement les actions initiées par les collectivités territoriales et les partenaires de l’emploi.
Alain Ligné se plaint que la maison de l'emploi du Thouarsis fasse partie des 42 structures « qui restent à finaliser », c’est à dire dont il n’est pas prévu de signer la convention financière.
L’élu poursuit : « en soi, si le rapprochement Anpe-Unédic est une bonne chose, il ne doit pas se faire au détriment des maisons de l'emploi ». Pour lui, « c'est souvent grâce aux maisons de l'emploi que se sont rapprochées l'Anpe et les Assedic ». À Thouars, un projet est en cours de discussion pour le printemps 2008.
Nb : Alain Ligné avait été précédemment qualifié d'adhérent à l'Ump dans cet article. Je rectifie à sa demande en précisant qu'il n'est pas adhérent à cette formation. Il est classé "divers droite" par la préfecture.
Alain Ligné, maire de Thouars