Dans le quotidien Ouest-France (4/10/2007), Patrick Rimbert, vice-président socialiste de la communauté d’agglomération Nantes Métropole (Loire-Atlantique) fait part de son inquiétude. Nantes Métropole avait été une des premières agglomérations de France à répondre au dispositif initié en son temps par Jean-Louis Borloo, alors ministre du Travail. La communauté d’agglomération a bénéficié d'une subvention de 825 000 € pendant quatre ans pour se doter d'une Maison de l'emploi et d'un réseau de sept antennes de proximité dans les secteurs a fort taux de chômage. Le réseau fonctionne aujourd'hui grâce à un budget de 2,5 millions d'euros, dont 1,35 million d'euros à la charge de Nantes Métropole et 300 000 € pour le conseil général. Pour celui qui est aussi le premier adjoint de Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes, « Il ne faudrait pas que ce qui apparaît comme une tentative de rationalisation de moyens se traduise par une diminution du service auprès de ceux qui en ont le plus besoin. En effet, le rapprochement ANPE-Unedic ne concerne que les chômeurs indemnisés. L'un ne peut donc pas se substituer à l'autre ». Patrick Rimbert rappelle que les Maisons de l'emploi ont une vocation beaucoup plus large qu'un simple rapprochement de services. « Nous avons regroupé la Mission locale pour l'emploi, les services du RMI et les acteurs de la formation professionnelle, toutes les compétences gravitant autour du travail. Une telle organisation permet aussi de repérer les freins à l'emploi, qu'il s'agisse de formation ou de question de garde d'enfants, puis d'apporter des solutions pratiques et individualisées ».
Patrick Rimbert, vice-président de Nantes Métropole