Gordon Brown, le premier ministre britannique (travailliste) a lancé un plan pour créer 500.000 emplois en faveur des couches sociales défavorisées.
Il l’a présenté le 10 septembre lors de l’assemblée annuelle des syndicats du Trade Union Congress (TUC), Avec l'ambition « de donner un emploi à tous les travailleurs britanniques », Gordon Brown choisit de concentrer son action sur trois populations-cibles : les parents isolés, les chômeurs de longue durée et les jeunes.
Selon le Premier ministre (d’origine écossaise), il existe actuellement quelque 600.000 emplois vacants dans l'économie dans la distribution, la finance, l'éducation, la santé et l'administration voire l’industrie. Pour lui, il faut donc « mettre en relation les travailleurs qui ont besoin d'un emploi et les emplois qui ont besoin de travailleurs. »
Parmi les mesures qui sont envisagées dans le cadre du plan figure la garantie d'un entretien d'embauche à tout parent isolé, des avantages fiscaux octroyés à ceux qui reprennent le travail ou encore une aide à l’embauche de 400 livres (570 euros) pour les employeurs, destinée à la formation.
Deux cents grandes entreprises envisagent, dans ce cadre, de nouer des partenariats avec les JobsCentres, un des inspirateurs des maisons de l'emploi françaises.
JobCentre est une des directions du ministère britannique du travail. Il comprend un réseau de plus de 650 bureaux intégrés sous cette enseigne. Chaque jour, selon les services officiels du ministère, ils permettent à environ 7 000 personnes de retrouver un emploi, mènent 43 000 entretiens individuels, collectent 18 500 offres d’emploi, traitent 15 000 demandes d’allocations, versent 150 millions d’euros d’allocations et dépensent 4,5 millions d’euros pour soutenir la mise à disposition de services par l’intermédiaire d’un réseau de partenaires dans les secteurs public, privé et associatif.
Lancé en 2002, JobCentre Plus a rassemblé en son sein deux Directions auparavant distinctes l’une de l’autre : la direction de l’emploi et la direction des allocations. Un investissement de plus de 2,7 milliards d’euros a permis de transformer les anciennes structures dédiées à l’emploi et aux prestations en un réseau, à terme, de plus de 1000 bureaux modernisés et intégrés.