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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 00:09

Le service public de l'orientation, prévu par la loi sur la formation professionnelle de 2009, se met doucement en place. Un décret daté du 4 mai 2011 crée un label « Orientation pour tous - Pôle information et orientation sur les formations et les métiers. »

Il s’adresse aux structures qui concourent à l'orientation des jeunes, des salariés ou des demandeurs d'emploi : missions locales, Office national d'information sur les enseignements et les professions (Onisep), centres d'information et d'orientation (CIO), centres et points d’information jeunesse, Cités des métiers, maisons de l’emploi

Lors de la discussion de la loi au parlement en 2009, Laurent Wauquiez, ministre du travail à cette époque, avait parlé de « cités des métiers ». C'est à la cité des métiers de Marseille, que Nadine Morano, actuelle ministre de l'apprentissage, a présenté le nouveau dispositif (19/04/2011).

Selon MarsActu (6/05/2011), la Cité des métiers de Marseille préfigure le nouveau service public et elle devrait faire partie de la première fournée labellisée « avant l’été ». Pour la lettre en ligne Localtis (6/05), ce sont d’ailleurs des « Cités des métiers labellisées » qui devraient naître du nouveau dispositif. Nadine Morano a évoqué, à terme, 350 pôles et un portail Internet « pour la rentrée 2011. »

On remarquera que le chiffre n’est pas très éloigné des 300 maisons de l’emploi du plan de cohésion sociale de 2005.

Pour la ministre, il n'est pas question de créer de nouvelles structures et elle souhaite coordonner celles qui existent dans ce nouveau réseau. Pôle emploi n’est nulle part évoqué dans le décret ou l’arrêté.

Une originalité : bien qu’il s’agisse d’un label national, il sera accordé par le préfet de région, après avis du comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle.

Enfin, mais là c’est bien moins original, aucun financement particulier n’est lié à l’attribution du label.

Le réseau des Cités des métiers, basé à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, compte quinze structures dont plusieurs sont associées à une ou plusieurs maisons de l’emploi (Nanterre, Mulhouse, Saint Quentin en Yvelines, Seine et Marne, Saint Quentin (Aisne), La Rochelle, Belfort et Montbéliard).

Ø      Consulter l'arrêté et le cahier des charges du 4 mai 2011

Ø      Consulter le décret sur le label orientation du 4 mai 2011

 CdM-Marseille.jpg La Cité des métiers de Marseille

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 00:06

Parmi les sites intéressants et dont, je le confesse, je n’ai jamais parlé jusqu’ici, il faut citer le Blog des Groupements d'Employeurs (GE). Austère et spécialisé, le site veut « informer les animateurs et administrateurs de groupements d'employeurs des évolutions de leur environnement juridique et économique ». Cette forme de coopération entre entrepreneurs fait partie des outils intéressants contribuant au développement de formes d’emploi moins précaires.

Il est animé par Cédric Ruellan, patron d’une entreprise de plasturgie d’une trentaine de salariés en pays Basque, Vegeplast (Bayonne). Il est également, depuis 2005 président du groupement d’employeurs C2A et de sa filiale d’intérim, deux structures spécialisées dans le secteur agricole et agro-industriel qui comptent 65 salariés pour un chiffre d’affaires de 1,5 millions d’euros

Je ne reviendrai pas ici sur les multiples points faits sur des sujets parfois pointus, avec une attention particulière à une information précise et lisible. Mais parmi les articles qui peuvent intéresser un lectorat plus large, je citerai par exemple l’analyse d’un sondage « Pour ou contre une convention collective propre aux groupements d’employeurs ? » (10/10/2010).

149 personnes se sont prononcées sur la question « Êtes vous favorables à la création d’une convention collective pour les groupements d’employeurs multisectoriels ? », une petite majorité étant favorable : OUI, 78 votes (52%) contre 71 pour le NON. (48%).

La question pose problème : ainsi, un groupement d’employeurs en Bretagne entre maraîchers et ostréiculteurs n’a pu voir le jour car l’inspection du travail souhaitait retenir la convention des maraîchers très supérieure à celle des ostréiculteurs alors que ces deux professions avaient des besoins complémentaires.

La solution actuelle retenue par des GE multisectoriels consiste à adapter le salaire de base (et tout ou partie des différentes primes) aux pratiques et conventions des adhérents. On obtient ainsi des CDI établis sur la qualification minimale qui bénéficient de primes de postes tenant compte des écarts salariaux constatés.

Mais, malgré le vote et le souhait de certains, Cédric Ruellan semble douter : « sera-t-il possible de négocier un jour, au niveau paritaire interprofessionnel, une convention collective qui concerne si peu de salariés ? »

On compte en France, selon l’UGEF, 300 groupements d'employeurs. Selon Cédric Ruellan, les GE sont passés en six ans de moins de 9 000 à plus de 17 000 salariés fin 2008.

http://static2.viadeo-static.com/servlet/photo?memberId=0021sbch9v54yczi&ts=1263809046000&type=0  Cédric Ruellan

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 00:06

La loi sur le service public de l’emploi et le nouveau cahier des charges des Maisons de l'emploi, diffusé en décembre 2009, semblaient avoir scellé le destin des comités de bassin d'emploi (CBE) : ceux qui sont situés sur le même secteur géographique qu’une maison de l’emploi seront intégrés dans cette dernière.

Mais, au-delà des sept CBE concernés par cette fusion, rien n’était dit sur le devenir. Pourtant, plusieurs dizaines d’entre eux fonctionnent aujourd’hui. Le Comité de liaison des Comités de bassin d'emploi (CLCBE), remis en place en 2006, ne fonctionne plus depuis 2008. Son site internet a d’ailleurs cessé d’être alimenté et l’ancien président du CLCBE, Bernard Perrut (député UMP du Rhône et maire de Villefranche) a pris d’autres fonctions, à la présidence de l’UNML (missions locales).

Pourtant, certains responsables de comités de bassin d'emploi estiment le projet de loi sur le dialogue social dans les TPE-PME, en cours de discussion au parlement, et l'accord national interprofessionnel à l'origine du texte, valident leur rôle fondamental, assurer un dialogue social interprofessionnel de proximité et mettre en œuvre des actions à l’intention des salariés et employeurs.

Mais ils constatent que, malgré près de 30 ans d’histoire (les CBE sont nés en 1981), leurs organismes sont méconnus. C’est pourquoi le 7 juillet 2010, 30 CBE ont créé à Montluçon (Allier) une nouvelle association, le Réseau national des comités de bassin d’emploi. Trente CBE y ont adhéré, et Sandrine Floureusses, présidente du comité de bassin d'emploi Nord Haute-Garonne, conseillère générale (Ps) de Toulouse (Haute-Garonne) depuis 1998, en est devenue la présidente.

La nouvelle présidente assure que cette fondation confirme la « volonté de devenir un partenaire reconnu, complémentaire et incontournable du paysage national ». La décision de créer le réseau est, selon elle, l’aboutissement d’un « grand projet de mutualiser nos comités de bassin d’emploi. »

Pour Jean Castel, vice-président du CBE de Rennes (Codespar) et également vice-président du nouveau réseau, la crise économique majeure qi a démarré en 2008, met en évidence « l’importance des initiatives locales en matière d’emploi. »

Le réseau a été déclaré en tant qu’association à la préfecture de la Haute Garonne le 9 juillet. Il envisage de recruter dans le cadre du service civique et de lancer un blog. Il permettra de donner un cadre aux échanges trimestriels entre présidents et directeurs de CBE. Des actions communes sont envisagées sur le thème de la sécurisation territoriale des parcours professionnels.

 Sandrine Floureusses, conseillère générale de Toulouse

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 00:09

Alors que le paysage du service public de l’emploi comptait un acteur spécifique pour l’accompagnement des cadres demandeurs d’emploi, avec l’Agence pour l’emploi des cadres, celle-ci est en train de voir son rôle rogné et remis en cause.

Pôle emploi a repris, à partir de juillet 2010, l’ensemble de l’accompagnement, autrefois confié en co-traitance à l’Apec.

Cette dernière est depuis devenue un prestataire comme les autres – et pas le plus important sur ce créneau.

Le journal économique Les Échos (29/06/2010) a donné la liste des attributaires du nouveau marché passé par Pôle emploi pour suivre les cadres chômeurs. Cinq organismes se partagent le marché, dont deux cabinets régionaux (Initiatives et Intra Conseil), le groupe d’intérim Adecco et la société de services pour l’emploi Ingeus. L’Apec, avec 22% du marché concentré sur deux zones (Paris et une partie de Rhône Alpes) n’est que deuxième. Plusieurs prestataires habituels de Pôle emploi (Sodie, Altédia) n’ont pas été retenus.

L’appel d’offres lancé par Pôle emploi porte sur l’accompagnement de 30 000 à 70 000 cadres sur deux ans.

L’Apec espérait au moins 30% du marché et risque, selon ses syndicats, de se trouver avec une situation financière « très tendue », alors que l’emploi d’une partie de ses consultants pourrait être remis en cause. Les Échos considèrent que cette perte d’influence fait que l’Apec est « marginalisée. »

Jusqu’ici, la co-traitance avait pour contrepartie un financement de Pôle emploi à hauteur de 20 millions par an. L’Apec emploie 900 personnes, dont 180 affectées aux missions d’accompagnement des demandeurs d’emploi. Elle devrait prochainement mettre en œuvre une prestation pour les cadres en fin de droit, dans le cadre du Plan Rebond pour l’emploi.

Les attributaires du marché de Pôle emploi :

Organisme

Part de marché

Montant (euros)

Ingeus

39%

19 millions

Apec

22%

10 millions

Adecco

21%

9,8 millions

Initiatives

17 %

7,8 millions

Intra Conseil

1 %

0,5 millions

Total

 

48 millions

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 09:37

Pôle emploi, déjà constitué des anciennes Assédic et de l’Anpe, accueille 950 salariés supplémentaires. Ce sont pour la plupart des psychologues du travail et assistants techniques d’orientation. Ils viennent des Services d’orientation professionnelle (SOP) de l’Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) et vont créer, au sein du service public de l’emploi, une prestation d’orientation professionnelle spécialisée (POPS).

Côté, Pôle emploi, c’est le retour à une expertise en matière d’orientation, abandonnée depuis plus de 15 ans par l’ancienne Anpe. L’institution va s’approcher des 50 000 salariés.

L’intégration juridique est complète, mais sur le plan géographique, ce sera progressif puisqu’une partie des nouveaux agents resteront sur leur lieu de travail actuel, tandis que les autres rejoindront principalement les plateformes multiservices qui servent déjà pour la mise en œuvre des contrats de transition professionnelle (CTP) et conventions de reclassement personnalisé (CRP). Dans certaines régions, qui n’ont pas de telles plateformes, ils seront intégrés dans des plateformes de vocation ou des équipes d’accompagnement renforcé.

La loi du 13 février 2008, fusionnant l’assurance chômage et le service de placement, avait instauré une nouvelle mission d’orientation à Pôle emploi. La loi du 24 novembre 2009, relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie a organisé ce transfert depuis l’Afpa.

Le nouveau service de Pôle emploi va proposer un atelier, co-animé avec des conseillers des agences locales, pour « aider le bénéficiaire à mesurer les enjeux d’une formation professionnelle ». Le second niveau sera un appui aux demandeurs d’emploi pour concrétiser leur entrée en formation.

L’arrivée des salariés venus de l’Afpa s’est faite sur une base volontaire. L’institution se concentre désormais sur une fonction de conseil et sur une offre de formation de plus en plus souvent en concurrence. Elle annonce d’ailleurs la constitution d’Afpa Transitions, structure dédiée à la gestion des compétences et à la sécurisation des parcours s’adressant « aux décideurs des politiques de l’emploi, aux entreprises et à leurs représentants comme aux personnes ». Plus de 250 agents de l’Afpa devraient y être affectés.

Côté Pôle emploi, le nombre de nouveaux salariés pourrait ne pas être suffisant, dans certaines régions, pour répondre aux besoins. De ce fait, de nouvelles embauches ou le recours à des sous-traitants pourraient être nécessaire.

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 00:07

L’association Alliance Villes Emploi (AVE) a conclu, en janvier et février 2010 trois conventions portant sur les maisons de l’emploi, les PLIE et les clauses sociales d’insertion dans les marchés publics.

L’accord-cadre portant sur les maisons de l’emploi couvre la période 2010-2014. il est signé à la fois par Dominique-Jean Chertier, président et Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi Bertrand Martinot, délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle au nom du ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et Jean Le Garrec, président d’Alliance Villes Emploi.

Le texte, assez vague, affiche trois objectifs : complémentarité, synergie et développement d’une culture commune aux agents de Pôle emploi et des maisons de l’emploi. Il se présente comme « un document d’orientation stratégique national sans caractère impératif. »

En matière d’accueil, d’information, d’orientation ou d’accompagnement des personnes a la recherche d’un emploi le texte précise qu’une « action expérimentale pourra être conduite au sein des maisons de l’emploi situées dans les zones rurales, dans le respect du nouveau cahier des charges, afin d’accroître ou de renforcer la présence du service public de l’emploi sur ces territoires. »

L’accord-cadre sur les Plans locaux pour l’insertion et l’emploi (PLIE) concerne les années 2010 à 2013. Il porte la Pôle emploi signature de Dominique-Jean Chertier, et Christian Charpy, et pour Alliance Villes Emploi de Jean Le Garrec.

D’un caractère beaucoup plus technique, il vise à renforcer la coopération entre Pôle emploi et les PLIE afin de construire des parcours professionnels adaptés pour l’insertion des personnes rencontrant des difficultés sociales et coordonner les actions pour accélérer leur retour à l’emploi. Il se situe dans le cadre des projets personnalisés d’accès à l’emploi (PPAE) que Pôle emploi est chargé de mettre en œuvre. Il concerne plus précisément l’accompagnement réservé aux demandeurs d’emploi les plus éloignés de l’emploi

Pour Pôle emploi ces deux accords « sont une étape dans l‘ambition de d’accroître et de renforcer ses relations avec les acteurs locaux de l’emploi, au premier rang desquels se situent les élus, notamment les présidents des Maisons de l’emploi et des PLIE ». Christian Charpy a indiqué que « Pôle emploi ne peut en aucun cas être un acteur exclusif. Sur le terrain, il est indispensable de travailler de la manière la plus collaborative possible. »

La signature de ces textes permet à Alliance Villes Emploi de conforter son rôle de principal réseau des maisons de l’emploi et des PLIE. Ils consolident la place des outils territoriaux dans les stratégies de l’insertion et de l’emploi.

Enfin, un troisième texte concerne la mise en œuvre des clauses sociales dans les marchés publics. Une convention pour la période 2010 – 2012, en date du 27 janvier 2010, a été paraphée par Jacques Barailler, directeur du Service des achats de l’État et par Jean Le Garrec.

Depuis 1995, date de la première inscription de la clause d’insertion dans un marché public par le PLIE de Strasbourg, la commande publique a été utilisée comme un levier de développement et l’insertion et de l’accès à l’emploi au bénéfice des personnes en difficultés sociales et professionnelles.

La convention vise principalement à développer le rôle des facilitateurs des clauses sociales, qui sont aujourd’hui 176, selon l’accord signé, et implantés dans des maisons de l’emploi ou des PLIE.

La coopération s’appuie sur la circulaire du premier ministre, en date du 3 décembre 2008 « relative à l'exemplarité de l'Etat au regard du développement durable dans le fonctionnement de ses services et de ses établissements publics ». Le texte, paru au Journal officiel le 12 février 2009, précise que « L'Etat doit se fixer des objectifs élevés en ce qui concerne le respect des droits fondamentaux de la personne au travail, l'intégration des personnes handicapées, l'insertion des personnes éloignées de l'emploi et la parité professionnelle. A cet égard, je vous rappelle qu'il a été décidé, lors du conseil des ministres du 9 avril 2008, que les achats publics socialement responsables doivent représenter au minimum 10 % des achats courants de l'Etat et de ses établissements publics d'ici à 2012 dans les secteurs comportant au moins 50 % de main-d'œuvre. »

Ø      Le texte de l’accord cadre sur les maisons de l’emploi ;

Ø      Le texte de l’accord cadre sur les PLIE ;

Ø      Le texte de la convention sur les clauses sociales d’insertion ;

Ø      Le site Internet d’Alliance Villes Emploi : www.ville-emploi.asso.fr.

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 00:08

L'UNEDIC, l’organisme chargé de la gestion de l'assurance chômage, finance les aides du Pôle emploi en faveur des demandeurs d'emploi créateurs ou repreneurs d'entreprise :  l'ARCE (Aide à la reprise ou à la création d'entreprise) versée sous la forme de capital pour les allocataires qui ont obtenu l'exonération ACCRE (Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d'entreprise) et la possibilité de cumuler l'ARE (Allocation de retour à l'emploi) avec les revenus d'une activité non salariée lorsque ces derniers ne dépassent pas 70 % de la rémunération précédente.

Par ailleurs, Pôle emploi verse également, sur des fonds d’État cette fois, une aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise pour les bénéficiaires de l’ASS, baptisée ACCRE-ASS.

Le montant de ces aides est important, puisque l’ARCE a représenté 576,4 millions d’euros en 2008, un chiffre qui représente 2,9% de la somme affectée à l’Allocation de retour à l'emploi (20,2 milliards d’euros la même année). Le montant de l’aide est en augmentation très forte sur l’année précédente avec +34,5% (428,4 millions d’euros en 2007). En 2006, année de démarrage sur un semestre, l’ARCE s’élevait à 112,5 millions d’euros.

Le rapport financier de l’Unédic pour l’année 2008 notait parmi les évolutions marquantes concernent « le poids très important de l’ARCE » qui représente  70,1 % du total des aides versées par l’Unédic et 78,3% de celles attribuées aux demandeurs d’emploi. En 2007, le rapport financier du régime d’assurance chômage faisait exactement la même remarque – mais alors, le poids de l’ARCE se limitait à 56,2% du total des aides.

En effet, en 2008, l’Unédic a versé 822,2 millions d’euros d’aides, dont 736,6 pour les allocataires et 85,6 pour les entreprises. En 2007, les chiffres étaient de 662,4 et 99,6 pour un total de 762 millions d’euros.

Le cumul entre l'ARE et les revenus d'une activité non salariée n’est pas chiffré de manière différenciée. Il représente probablement des sommes non négligeables.

Rappelons que l’ARCE correspond à la moitié des allocations restant due à la date de démarrage de l’activité. Elle est versée en deux fois pour des montants égaux. Le premier versement intervient à la prise d’activité. Le solde est versé 6 mois après le début de l’activité si celle-ci est toujours exercée par le bénéficiaire de l’aide. L’ARCE est compatible avec le statut d’autoentrepreneur.

En octobre 2008, l’Assédic de Clermont-Ferrand avait publié une étude sur les bénéficiaires de l’ARCE.

Entre juin 2006 (mise en place dispositif) et juin 2008, 2 020 allocataires ont bénéficié de l’Arce en Auvergne. Parmi ces personnes, 1 400 ont bénéficié des deux versements. Au total sur cette période, 3 400 paiements ont été réalisés pour un montant total de 16,6 millions d’euros. Le montant moyen du premier versement est de 4 900 €. Cependant la moitié des bénéficiaires se sont vus verser moins de 4 300 €.

Les bénéficiaires de l’ARCE sont majoritairement masculins (70 % d’hommes). Ils sont âgés en moyenne de 35,8 ans.

Parmi les 2 020 bénéficiaires de l’ARCE, 120 se sont réinscrits comme demandeurs d’emploi après le premier versement de l’aide sur la période étudiée (ce qui signifie qu’ils ont cessé leur activité). L’arrêt de l’activité s’est généralement déroulé entre 7 à 13 mois après la date de création d’entreprise. Cependant, 25 personnes environ n’ont bénéficié que d’un seul paiement de l’ARCE, ce qui signifie que la durée de leur activité n’a pas excédé 6 mois.

Ø      Voir la circulaire UNEDIC n°2009-12 du 6 mai 2009.

Ø      Voir l’étude sur les bénéficiaires de l’ARCE en Auvergne

 

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 00:03

Marie-Laure Meyer, conseillère régionale (Ps) d’Île de France et présidente déléguée de la Maison de l'Emploi et de la Formation de Nanterre siège, au titre de l’Association des régions de France, au conseil d’administration de Pôle emploi.

C’est un mandat dont elle ne se glorifie guère d’ailleurs puisqu’elle estime dans un article de son blog (26/07/2009) qu’il s’agit d’un « CA potiche, auquel je participe tous les mois au titre des régions, qui analyse la hausse du chômage, entérine (avec plus ou moins de réticences mais l'Etat est quasiment majoritaire à lui tout seul, il suffit qu'il ait l'appui du MEDEF) les décrets successifs du gouvernement mais ne discute ni de l'offre de services, ni de la stratégie de formation, ni de l'organisation territoriale, ni de l'anticipation des effets de la crise (montée du chômage, montée du chômage longue durée, déqualification, mutation des métiers). »

Malgré tout, Marie-Laure Meyer essaie de faire le point pour savoir « où en est Pôle emploi ». Pour elle, le fait marquant est le rôle du secrétaire d'État à l’emploi, Laurent Wauqiez. Elle intitule d’ailleurs son papier : « Pôle emploi : le besoin de tout décider du ministre Wauquiez. »

Dans son analyse, la conseillère régionale socialiste considère que Laurent Wauqiez « a considéré que la fusion allait lui permettre de devenir un vrai "chef", et non plus "sous-chef" de Mme Lagarde, et que la terre ne peut pas tourner s'il ne décide pas pour tout le monde, en particulier ces dangereux gauchistes que sont les partenaires sociaux et les collectivités locales. »

L’élue francilienne déplore que « du coup, au lieu de jouer son rôle de tutelle et de partenaire des acteurs de terrain, ce qu'on attendrait d'un État républicain digne de ce nom, garant de l'efficacité, de l'égalité et de l'innovation, il se mêle de tout. »

L’ancienne adjointe au maire de Nanterre regrette que le ministre ait imposé Christian Charpy, ancien dirigeant de l’Anpe, comme directeur général. Elle remarque qu’il « essaie par tous les moyens de déposséder les collectivités locales de leurs compétences, aux dépens des demandeurs d'emploi ». Elle critique son peu d’attention à la formation professionnelle pour les demandeurs d'emploi. Elle dénonce la « casse » de l’Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes). Enfin, Marie-Laure Meyer estime que la baisse des offres d'emploi, « pourtant bien plus grave que la montée du chômage » supposerait « une vraie capacité à piloter des partenariats territoriaux avec les conseils régionaux sur le développement de l'emploi local. »

Son appréciation de la situation de Pôle emploi est donc assez négative : « des personnels excédés par une charge de travail massive, des conditions de fonctionnement inefficaces car l'acquisition trop rapide de la double compétence crée des erreurs et des retards, des relations tendues avec les demandeurs d'emploi. »

Très critique sur son rôle, elle remarque cependant, après avoir pointé le fait que les « demandeurs d'emploi passent leur temps à téléphoner » : « si, le CA a servi à quelque chose, j'ai obtenu que les communications ne soient plus surtaxées ! »

Le bilan de la fusion est à ce jour un « ratage » pour la représentante des régions. Elle voit « des chefs d'entreprises furieux de ne pas avoir d'interlocuteurs disponibles », « des directeurs régionaux de Pôle emploi qui ne savent plus s'ils dépendent du directeur général ou s'ils sont aux ordres du préfet de région », « des directeurs de mission locale qui gèrent un afflux de 30% de jeunes supplémentaires, avec des financements de Pôle emploi plafonnés à 130 000 jeunes soit à peine 1/5 du total » et enfin « un appel à des prestataires privé qui coûtent 3 à 4 fois plus chers que les personnels publics (Pôle emploi, missions locales, plans locaux d'insertion) pour des résultats bien moins bons. »

La fondatrice de la maison de l’emploi et de la formation de Nanterre (Hauts de Seine) fait remarquer que, selon elle, la crise fait que « des stratégies territoriales locales sont indispensables. »

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 00:04

L’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) a décidément un positionnement qui évolue sérieusement ces dernières années. Alors qu’elle va perdre ses conseillers d’orientation, qui vont rejoindre Pôle emploi, qu’elle s’est vue délestée de son agrément national et qu’elle est souvent mise en concurrence dans les régions, l’Afpa se positionne comme opérateur sur des lots du contrat d’autonomie, pourtant destinés aux jeunes dans le cadre du Plan Espoir banlieues.

En Moselle, l’Afpa a obtenu le marché en tant qu’opérateur. Elle n’a pas abusé de son statut public pour tirer les prix vers le bas. C’est tout bonnement le prix le plus élevé de tous les opérateurs qu’elle a affiché… sans risque d’ailleurs, car elle était la seule à se positionner sur ce lot.

Dans le Haut-Rhin, l’Afpa s’est associée à l’Afij derrière les trois missions locales qui ont obtenu le marché.

Dans l’Isère, c’est avec Adecco Parcours et Emploi, une filiale du groupe d’intérim, que l’Afpa Rhône Alpes a fait affaires. Dans une dépêche publiée sur son site (10/03/2009), l’Afpa explique : « Un Espace Parcours et Emploi a été spécialement aménagé à Grenoble pour accueillir et aider les jeunes concrètement dans leur démarche d'emploi. Une équipe de 3 consultants est spécifiquement dédiée à ce dispositif. »

Le dispositif en Isère vise « 700 jeunes de quartiers sortis du système scolaire et inconnus des structures d’insertion ». L’Afpa intervient sur le volet accompagnement et formation. Depuis la fin 2008, 40 jeunes ont été accueillis sur le site de Grenoble-Pont de Claix et bénéficient de prestations par les psychologues de l’Afpa, dont on remarquera qu’ils doivent rejoindre, en 2011, Pôle emploi.

La conclusion de ce papier ressemble à un plaidoyer pro-domo : « Dans ce projet, l’Afpa assure, en tant que membre du premier cercle du service public de l’emploi, la médiation entre les partenaires institutionnels, Adecco et le monde de l’entreprise. »

Il faut relever que le positionnement dans « le premier cercle du service public de l’emploi » n’est rien moins qu’évident. Quant à la nécessité d’une médiation entre « les partenaires institutionnels, Adecco et le monde de l’entreprise », c’est une bien étrange analyse.

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 00:07

Le blog « Bac+5 et galère » a été lancé en octobre 2008 par un jeune diplômé bac+5, qui se présente comme issu d’un cursus professionnel avec plus de 18 mois de stages, afférant à un domaine soi disant assez porteur auprès des entreprises. Il se décrit : « je suis un homme, de type européen, je ne suis ni gros, ni moche, je suis mobile (sauf au SMIC) bref, il n’y a même pas de prétexte de discrimination à l’égard de mon profil. Et pourtant, je galère depuis plus d’un an pour trouver un emploi. »

Estimant que « les difficultés ne sont pas nées de la crise de 2008 », il veut avec son initiative diffuser « un peu plus de vérité à propos de l’emploi des jeunes diplômés bac+5 issus de cursus professionnels en France. »

Le 30 octobre 2008, le rédacteur assure avoir postulé sur presque 12 mois en envoyant 170 candidatures, avec les résultats suivants : 14 entretiens, 27% de réponses négatives, 66% de non réponses et 3 entretiens téléphoniques sans suite.

En date du 23 mars 2009 Bac+5 et galère publie un article sur le Business de la recherche d’emploi que je cite ci-après parce qu’il apporte, je crois, un point de vue intéressant quoique peu réjouissant :

« Incroyable. C’est le mot. Incroyable le nombre de personnes et de structures qui s’occupent de la recherche d’emploi. ANPE, APEC, prestataires de l’ANPE, maisons de l’emploi… Tout cela doit coûter, mais pour quelle efficacité ?

« Le plus triste, c’est que bon nombre de personnes qui travaillent dans ces structures y sont arrivées après une bonne dose de galère… c’est paradoxal non ? Et le pire c’est qu’il n’y a rien de fait. Voilage de face et positive attitude de rigueur, les années passent et rien ne change.

« Avec ces organismes, vous allez toujours retourner votre CV, lettre de motivation, façon de réaliser vos entretiens, etc. Cela sert sûrement à ceux qui sortent de la fac (et encore). Les autres y perdront leur temps. Malheureusement, on y est habitué quand on cherche un emploi.

« Dans tout les cas, c’est sûr, tout ce cirque vous occupe. Et cela occupe encore plus tous ces organismes dont l’existence est soit disant porteuse d’aide. En fait, c’est surtout vous qui les aidez. C’est parce que des gens recherchent un emploi (entre autre) qu’elles existent.

« Mais tout cela ne vous permet pas de manger à la fin du mois. »

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Published by Benoit Willot - dans réseaux d'aide à l'emploi
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Le Cahier des charges 2009 des maisons de l’emploi (décembre 2009)

Les Modalités de financement des maisons de l’emploi (décret de décembre 2009)

Rapport du groupe de travail sur l’élaboration d’un nouveau cahier des charges pour le conventionnement des maisons de l’emploi  (Michel Thierry, IGAS, septembre 2009)


L’étude de la DARES : Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)
Le rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008)

Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.
Le
rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)
La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

La liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

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