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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 00:09

Le conseil régional d’Île de France lance la troisième édition de sa convention d’affaires pour la création d’entreprise dans les quartiers (CréaRIF Quartiers). Les deux précédentes avaient été organisées en 2007 par l’association Eveilleco en 2008 et 2010 en partenariat avec le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) à Saint Denis. La manifestation 2011 sera signée de la chambre régionale du commerce et de l’industrie de Paris Île de France (CRCI).

Elle impliquera également l’ensemble des réseaux d’appui à la création d’entreprise.

CréaRIF Quartiers vise à mettre en relation des personnes ayant une envie, une idée ou un projet de création d’entreprise avec les ressources techniques ou matérielles nécessaires pour faire avancer le projet. Le public concerné est constitué des habitants des quartiers couverts par la politique de ville et par ceux qui veulent y implanter leur activité.

Plusieurs rencontres territoriales sont organisées pour détecter les porteurs d’idées et d’intentions d’entreprendre par les chambres consulaires départementales.

Les dossiers de candidature sont à déposer en ligne avant le vendredi 9 septembre 2011. La date de la manifestation n’est pas encore connue.

Ø      www.crearif2011.fr

Crearif-quartiers 2011

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 00:06

La seconde édition de la convention d'affaires CréaRÎF Quartiers en Île-de-France est organisée le 11 juin 2010, à nouveau sur le campus du Cnam à Saint Denis. Plus de trois cents porteurs de projets se sont inscrits à cette opération qui vise à renforcer l’accompagnement de porteurs de projets venant de tous les territoires couverts par la politique de la ville en Île de France. Des ateliers d'écriture ont été réalisés dans tous les départements, pour aider ceux qui avaient une envie d’entreprendre à la formuler par écrit.

Cinquante d’entre eux participent à la convention d’affaires, un concept lancé en 2003 en Île de France et qui a fait depuis des émules, comme en Alsace ou plusieurs maisons de l’emploi, dont la MEF de Mulhouse, on lancé Créaffaire en décembre 2009.

En 2009, plusieurs lauréats de CréaRÎF Quartiers ont pu bénéficier d’un « emploi tremplin créateur », un nouvelle aide de la région Île de France. Pendant un an, des porteurs de projets peuvent se consacrer au montage de leur entreprise, avec une formation et un accompagnement, de la part de plusieurs structures (Cnam, Advancia ou Paris Pionnières). Ils sont couverts par un contrat d’appui au projet entrepreneurial (CAPE) conclu avec la couveuse Le Geai, liée à la Boutique de gestion Parif.

L’association Eveilleco, associée au Réseau des Boutiques de gestion, est l’organisatrice de cette édition. Spécialisée dans l’aide à l’émergence d’entrepreneurs, qui anime notamment les réseaux Balise (passage de l’envie d’entreprendre à la formulation d’un projet) et CitésLab (amorçage de projets dans les quartiers).

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 00:04

L’économiste et spécialiste de l’économie sociale et solidaire, Michel Abhervé, est sans doute l’observateur le plus pertinent des actions d’aide à l’emploi des jeunes. Il a ainsi signé, ces derniers mois, de nombreux papiers sur son blog au sujet du bilan des contrats d’autonomie. Il s’intéresse par exemple à la « relativité de l’appréciation de la “sortie positive” » (27/03/2010) après avoir relevé que « Fadela Amara reconnait 72 % de sorties négatives pour les contrats d’autonomie » (14/03/2010). Il s’est également livré à une analyse critique des chiffres dans « Explosion des contrats d’autonomie ou mensonge éhonté devant la représentation nationale ? »

La thèse de Michel Abhervé, enseignant à l’université de Marne la Vallée (Seine et Marne) est qu’il s’agit du « dispositif le plus coûteux jamais mis en place en direction des jeunes » et, qui plus est, fort peu efficace. C’est pourquoi l’ancien président de la mission locale d’Évry prend une position radicale : « il n’est que temps de mettre un terme, rapidement, très rapidement, à cette invraisemblable gabegie d’argent public. »

Mais Michel Abhervé n’est pas seul à tirer un bilan fort critique du dispositif phare du plan Espoir banlieues de la secrétaire d’État Fadela Amara. Le magazine Challenges (mars 2010) parle du « flop des contrats d’autonomie » relevant un coût jusqu’à fin 2009 de 47,7 millions d’euros pour 22 891 contrats signés, dont 28 % ont un emploi ou une formation.

Le quotidien Libération estime, pour sa part, que Fadela Amara bute sur l’emploi des jeunes (12/04/2010). Le journal relève Fadela Amara a lancé des appels d’offres auprès d’opérateurs de placement privés « estimant que le service public de l’emploi avait failli à sa mission dans les quartiers en difficulté. »

Le journaliste signataire de l’article, Tonino Serafini, considère le « taux de sorties positives de 33%, très décevant » et donne la parole à des élus qui reprochent aux opérateurs de se focaliser sur les jeunes les plus employables. Maurice Charrier, ancien maire (Pcf) de Vaulx-en-Velin (Rhône) et vice-président de la Communauté urbaine de Lyon (Courly) assure que « sur un an, dans les ZUS, le chômage a progressé de 21%, tous âges confondus ». Le député Ump et lui aussi ancien maire de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), Pierre Cardo, remarque quant à lui que « les jeunes les plus en difficulté restent au bord du chemin ».

Il critique l’attitude des organismes de placement : « au début, ils pensaient que leurs seules compétences suffiraient ». Pour Pierre Cardo, ceux-ci « doivent travailler en étroite collaboration avec les structures existantes » (maisons de l’emploi, missions locales) pour obtenir des résultats concrets.

Abherve Michel  Michel Abhervé

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 00:06

L’association Eveilleco, associée au Réseau des Boutiques de gestion, organise la seconde édition de la convention d'affaires, CréaRÎF Quartiers en Île-de-France. Le lancement de l'opération a eu lieu au Salon des entrepreneurs de Paris le 4 février 2010. Plusieurs missions locales et maisons de l’emploi sont associées à cette opération.

En décembre 2009, le concept de convention d’affaires pour des créateurs d’entreprises avait quitté, pour la première fois, les limites de la région parisienne, avec Créaffaire, organisé en Alsace avec plusieurs maisons de l’emploi, dont la MEF de Mulhouse.

CréaRÎF Quartiers s’adresse à des personnes résidant dans les quartiers couverts par la politique de la ville. Tous les types de projets sont éligibles.

Le dépôt des candidatures se fait sur le site internet www.crearif-quartiers.org jusqu'au 30 avril 2010. Des ateliers d'aide à l'écriture du dossier sont programmés localement.

Chaque personne ayant fait acte de candidature se verra proposer des contacts pour faire avancer son projet ou un entretien de diagnostic avec des experts en création d'entreprise. Il pourra recevoir une invitation à la journée finale, le 11 juin, pour une série de rendez-vous afin d’obtenir des conseils personnalisés.

CréaRîF Quartiers a le soutien du conseil régional d’Île de France, de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé), de la Direction régionale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle et du Fonds social européen (FSE).

Eveilleco est une association spécialisée dans l’aide à l’émergence d’entrepreneurs, qui anime notamment les réseaux Balise (passage de l’envie d’entreprendre à la formulation d’un projet) et CitésLab (amorçage de projets dans les quartiers).

Crearif quartiers 2010

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 00:00

34 structures ou groupements ont été sélectionnées par appel d'offres pour être opérateurs d’un ou plusieurs lots de contrats d’autonomie dans les régions. Elles sont rémunérées au résultat était, le tarif officiel étant de 6.000 euros par jeune s'il retrouve du travail, une formation ou crée son entreprise.

La plupart des opérateurs retenus sont des sociétés privées, avec deux groupes dominants, Ingéus (prestations d’aide à l’emploi), et C3 Consultants (ressources humaines). On trouve aussi des groupes d’intérim (Védior, Usg Restart, Adecco), d’autres groupes de ressources humaines (BPI, Sodie), des organismes d’insertion et de formation (Retravailler, AFEC, Afpa, Afij) ainsi que des organismes locaux. Les missions locales ont été retenues sur deux lots seulement (Haut Rhin et La Réunion).

En juin 2009, le secrétariat à la Ville a ajusté les modalités de paiement des opérateurs, « qui se plaignaient de problèmes de trésorerie » selon le blog Quartiers sans cible (28/08/2009). Ils ont désormais droit à être payés 40% du montant total lors de la prise en charge du jeune, puis 30% lors du placement et 30% s'il se stabilise.

Les taux contractuels étaient respectivement de 25%, puis 40% et enfin 35%. Le minimum assuré pour un opérateur, qui était de seulement 1 500 euros, est donc passé à 2 400 euros (+60%).

Ce changement de règle en cours de route est assez étrange : des compétiteurs qui avaient été rebutés par l’aspect financier de l’opération pourraient s’estimer lésés.

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 00:06

Mesure phare du Plan Espoir Banlieue  « le contrat autonomie déçoit » selon le blog Quartiers sans cible (28/08/2009). Fadela Amara, secrétaire d’État à la Ville, estimait le 25 août 2009 que le gouvernement est « un peu en-dessous de son objectif ».

Mesure d’accompagnement intensif durant un an d'un jeune chercheur d'emploi, il a été confié en 2008 à 34 structures, sélectionnées par appel d'offres et rémunérées au résultat. Pendant les six premiers mois, le jeune perçoit une bourse mensuelle de 300 euros.

Au 31 août 2009, 12 245 contrats d'autonomie avaient été signés, sur un objectif cumulé à cette date de 16 387, soit 73% de réalisation, selon les chiffres du ministère de l’emploi (DGEFP). Sur les entrée, on notait 7% de sorties positives (emploi ou formation). Ce dernier chiffre varie notablement selon les régions, puisqu’il va de 1% en Seine Saint-Denis à 22% dans le Haut Rhin.

Pointant les bons résultats de certains départements comme le Haut-Rhin, l'Essonne ou la Réunion, la lettre d’information en ligne de la Caisse des dépôts et consignations, Localtis pose la question : « La prépondérance des missions locales dans la mise en oeuvre des contrats dans ces départements pourrait-elle faire la différence ? » (21/09/2009).

La journaliste Emilie Zapalski estime que le taux de sortie positive obtenu dans ce cadre est « relativement faible si on le compare aux 24% de sorties positives affichés par le contrat d'insertion dans la vie sociale (Civis), qui est mis en œuvre par les missions locales. »

L'analyse des expériences les plus réussies (Haut-Rhin, Essonne, Val-de-Marne, Réunion), fait ressortir, selon Localtis, un point commun dans la mise en œuvre des contrats : le rôle prépondérant des missions locales.

Dans le Haut-Rhin, les missions locales ont remporté le marché. Elles ont rebaptisé le contrat en « self-contrat », avec une ligne téléphonique dédiée (03 89 50 05 20). Un secteur spécifique, dédié aux contrats d'autonomie a été créé au sein de Sémaphore, la mission locale de Mulhouse. Selon Jaques Losson, directeur de Sémaphore, « Financièrement, on ne va pas gagner d'argent, détaille mais ça nous donne une marge pour donner des coups de pouce aux jeunes dans divers domaines : logement, assurance-voiture... »

Dans l’Essonne, la mission locale de Massy, Vitacité, a décidé, après avoir été recalée à l'appel d'offres, d'aider l'opérateur privé choisi, Ingéus. Fabienne Schremp, directrice de Vitacité estime que « Au niveau communication et statistiques, ils sont meilleurs que nous, mais nous avons la connaissance du public et du territoire. » Selon elle, Ingéus s'est cassé les dents en imaginant pouvoir procéder seule. Elle a alors décidé de faire appel à la mission locale, tout en refusant de l’indemniser pour son travail d'accompagnement des jeunes...

Dans le Nord, la mission locale de Roubaix a proposé au prestataire, également Ingéus, de l'héberger dans un premier temps dans ses locaux.

À la Réunion, les quatre missions locales groupées ont également emporté l'appel d'offres. Au premier semestre 2009, sur les 90 jeunes nouvellement entrés en contrat d'autonomie, 27 ont eu une sortie positive et 44 poursuivent leur parcours. Seuls 14 jeunes ont définitivement abandonné l'affaire. Pour Lilian Ah-Von, directeur de la mission locale Ouest de la Réunion, le contrat d’autonomie « a modifié notre façon de fonctionner : normalement, ce sont les jeunes qui viennent vers nous ; là, on a dû travailler davantage avec les élus et les associations socioculturelles pour aller au repérage de ce public. »

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 00:02

Prisme (Professionnels de l'intérim, services et métiers de l'emploi) organisait conférence de presse à l'occasion de son assemblée générale le 18 juin 2009 à Paris. Arnaud de la Tour a été réélu président de l'organisation professionnelle pour un mandat d'un an.

Lors du point presse, François Roux, délégué général du Prisme, selon la Lettre d'information du réseau politique de la ville publiée par Tessolidaire, tire un constat sans appel : le contrat d'autonomie, lancé par le gouvernement dans le cadre du Plan Espoir Banlieue, n'est « pas une réussite » même si, en 2008, la fédération patronale de l'intérim, indique avoir « signé à l'époque avec enthousiasme cet accord avec le gouvernement. »

Arnaud de la Tour, a une explication. Des problèmes se sont posés, dus à la crise mais aussi au fait que ce sont « surtout des associations qui ont été choisies ». Or, selon les patrons de l’intérim « visiblement, les associations ont eu du mal à répondre aux objectifs ».

Les déclarations du représentant du secteur du travail temporaire méritent qu’on y apporte une précision : 71% des lots ont été attribués à sept sociétés privées intervenant dans le domaine de l’emploi dont trois sont des groupes d’intérim (Usg Restart, Adecco et Védior), les quatre autres étant des cabinets de ressources humaines (C3 consultants, Ingeus, BPI et Sodie).

Dans les 29% restant on trouve certes des associations, dont celles du réseau AFEC (7%) ou de Retravailler (10%) ainsi que de rares missions locales (Haut Rhin et Réunion, 4%). Mais on a également quelques sociétés, notamment des organismes de formation. Les associations représentent le quart des lots attribués.

Fin avril, l'entourage de la secrétaire d’État à la Ville Fadela Amara, cité par Tessolidaire, assurait que les objectifs quantitatifs annoncés, lors du plan Espoir Banlieue, étaient « tenus ». Le budget prévu pour ce programme sur trois ans est de 351 millions d’euros au maximum, si les objectifs sont atteints.

 

Les titulaires des marchés du contrat d’autonomie

Source : avis d’attribution de marché, 15/12/2008

 

Titulaire du marché

Statut

Secteur

Nombre de lots

Part de marché

C3 consultants

Société

Ressources humaines

11 500

26%

Ingeus

Société

Ressources humaines

10 500

24%

Usg Restart

Société

Intérim

5 100

12%

Retravailler

Association

Aide à l’emploi

4 600

10%

Afec

Association

Formation

2 900

7%

Missions locales

Associations

Aide à l’emploi

1 800

4%

BPI

Société

Ressources humaines

1 200

3%

Sodie

Société

Ressources humaines

1 200

3%

Vedior

Société

Intérim

1 000

2%

Adecco

Société

Intérim

700

2%

Autres

Divers

 

3 700

8%

Total

 

 

44 200

100%

 

  Arnaud de la Tour, président de Prisme

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 00:06

La Caisse des Dépôts a initié, en compagnie de collectivités et de 4 réseaux d’appui à la création d’entreprise (Adie, France initiative, France active, Réseau des boutiques de gestion), le dispositif des services d'amorçage de projets.

Il vise la « stimulation de la création d'entreprise dans les quartiers sensibles ». Un documentaire « Territoires sensibles, territoires d'entrepreneurs » a été réalisé pour montrer la vocation de ce réseau qui compte, en 2009 42 chefs de projets actifs sur plus de 200 quartiers. Ils ont permis, depuis 2002, l’émergence de 13 035 projets entrepreneuriaux, avec 3 506 créations d'entreprises identifiées en 2008.

Afin de donner une identité et une visibilité à ce réseau, un nouveau nom et un site internet viennent d’être lancés : CitésLab.

Les organismes porteurs des services d’amorçage de projets sont, à 48% des réseaux d’appui à la création d’entreprise. Il s’agit principalement des Boutiques de gestion (28%), la l’Adie et des organismes territoriaux de France active ou de France initiative en portent également quelques uns (12%) de même qu’une couveuse.

Le deuxième groupe (43%) est composé d’outils économiques des collectivités locales, comme les maisons de l'emploi (21%) ou un comité de bassin d’emploi, mais également des collectivités elles-mêmes (19%).

Une association locale et une chambre de commerce et d’industrie portent les deux derniers services d’amorçage de projets.

Ces structures reçoivent pendant les trois premières années un cofinancement de la Caisse des Dépôts à concurrence de 90 000 €, soit 50 % du coût de la mission la première année, 40 % la seconde et 30 % la troisième.

L’appartenance au réseau CitésLab permet aux chefs de projets de bénéficier d'un processus de professionnalisation et d'échanges de pratiques et de  de disposer d'outils communs.

Dans certaines régions, le développement du réseau se fait en partenariat avec d’autres dispositifs territoriaux. C’est le cas en Île de France, ou les « agents de sensibilisation », initiés par le conseil régional, participent également au réseau national.

L'animation-formation du réseau CitésLab est assuré par Eveilleco, qui assure aussi la coordination du réseau Balise.

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 00:09

Dans le cadre des marchés du contrat d’autonomie, lancé dans le cadre du plan Espoir banlieues, la dimension appui à la création d’entreprise est présente.

Si aucun organisme d’appui spécialisé n’a obtenu un marché en tant qu’opérateur, plusieurs d’entre eux ont été associés à des groupements. Par ailleurs, d’autres organismes peuvent être sous-traitants d’opérateurs, mais sans apparaître comme co-traitants.

Six Boutiques de gestion (accompagnement) sont présentes dans sept lots, couvrant huit départements : Adret (Puy de Dôme et Haute Loire), Créer (Haute Garonne), BG PARIF (Hauts de Seine et Seine Saint Denis), BG Ouest (Loire Atlantique), Cepac (Aisne) et BG Somme.

L’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) est l’autre organisme le plus présent, puisqu’on retrouve l’association de microcrédit dans 11 lots au total, plus AFILE 77, son affilié de Seine et Marne, qui est également associé au marché dans ce département.

On rencontre enfin un opérateur local, l’association Projets 19 à Paris et, à nouveau en Seine et Marne, l’Association nationale des groupements de créateurs (ANGC), qui regroupe des structures créées en partenariat avec des missions locales, des Boutiques de gestion et des organismes universitaires. Dans ce département, il en existe à Nemours et Sénart.

On relèvera qu’aucun organisme consulaire ne s’est positionné sur ce marché.

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 00:07

Trente-quatre marchés ont passés par l’État pour la mise en œuvre du contrat d’autonomie dans le cadre du plan Espoir banlieues. Ils ont été notifiés par la DGEFP (ministère de l’économie, des finances et de l’emploi) dans un avis officiel publié le 15/12/2008. Ils concernent tous des zones couvertes par la politique de la ville d’un département (ou d’un demi-département dans le Nord, de deux département en Puy de Dôme et Haute Loire). Un 35ème marché, dans le Doubs, était prévu, mais il a été infructueux et a été relancé depuis.

La valeur totale des marchés a été fixée à 351 023 653 euros (hors TVA). Il s’agit cependant d’un montant théorique puisque les opérateurs sont payés en fonction du résultat ; pour qu’ils obtiennent des revenus équivalents à ceux du marché, il faudrait que l’ensemble des places soient effectivement attribuées, et que les résultats de chaque contrat soient positifs.

La procédure du marché prévoyait que le critère d’attribution était le « prix le plus bas », une disposition qui n’a eu de sens que dans les 31 lots où il y a eu plusieurs candidats puisque 3 lots ont été attribués sans compétition (Meurthe et Moselle, Maine et Loire, Haut Rhin). Ailleurs il y a eu de 2 à 7 concurrents, et même 9 dans les Bouches du Rhône.

Ces marchés prévoient un total maximum de 44 200 contrats d’autonomie, le plus petit – en Auvergne – en ayant 600, le plus grand – Lille et une partie du Nord – étant chiffré à 4 500.

Les opérateurs se partagent les marchés dans des conditions déjà décrites dans des articles précédents. Sur le plan économique, la répartition est un peu différente, le prix de tous n’ayant pas été le même.

On notera que certains opérateurs (Ingéus, BPI, Védior) interviennent seuls. Tous les autres sont dans des groupements de 2 à 7 opérateurs. Pour les calculs ici, le chiffre d’affaires est attribué au mandataire, bien qu’une partie, non connue, doive revenir aux autres contractants. Mais les opérateurs uniques peuvent aussi avoir des sous-traitants.

Le plus important chiffre d’affaires revient à Ingéus, qui affiche un chiffre nominal de plus de plus de 98 millions d’euros sur les 3 ans de l’opération, concentrant 28% du montant total du marché. Ses 4 suivants (Retravailler, INFREP, C3 Consultants, Usg Restart) se situent entre 28,5 et 34,5 millions d’euros. Les 16 autres opérateurs ont des commandes totales s’étageant de 4,7 à 13,2 millions d’euros.

Le prix unitaire par jeune suivi dans le cadre d’un contrat d’autonomie est assez différent selon les opérateurs, puisque le plus cher est 86% au-dessus du prix du moins onéreux.

Bien qu’ayant eu le plus grand nombre de lots, Ingéus fait partie de ceux qui affichent les prix les plus hauts, à 9 392 € en moyenne, avec une très légère différence selon les territoires. Il est légèrement en dessous du prix de l’Afpa (formation) qui a obtenu le lot de Meurthe et Moselle sans opposition, au prix de 9 780 €. Les autres grands opérateurs privés comme BPI (ressources humaines) et Adecco (intérim) affichent de tarifs proches, respectivement 9 500 et 9 370 €.

Sodie (reconversion, Lorraine), AFEC (formation), Vedior (intérim), la mission locale de Mulhouse (Sémaphore) et Adelfa entreprendre (formation, Clermont-Ferrand) ont obtenu des marchés avec des prix entre 7 800 et 8 950 €.

Tout un groupe d’organismes, qui ont très souvent répondu ensemble à 2, 3 ou 4, ont affiché un prix commun, qui constitue la référence pour 13 lots : 7 500 €. Il s’agit de C3 Consultants (ressources humaines), Retravailler (formation, insertion), INFREP (formation), Usg Restart (intérim) et Afij (formation).

Le groupe des moins chers comprend exclusivement des structures de caractère local avec UPROMI (Seine et Marne) à 7 000 €, CFP Presqu’île (Loire Atlantique) à 6 758 €, Carrière Formation (Gard) à 6 377 €, Aide au Choix de Vie (Paris) à 6 100 €, la mission intercommunale de l’Ouest (mission locale, La Réunion) à 6 045 € et ID Formation (Pas-de-Calais) à 5 987 €. L’offre la plus basse retenue est celle d’Insermedia (Gironde), qui se contente de 5 260 € par jeune suivi.

Les opérateurs recrutés sont rémunérés en fonction des objectifs atteints. Ils touchent une avance de 25% du montant contractuel, puis 40% si le jeune décroche un CDD de plus de six mois ou un CDI, le reste (35%) s'il se stabilise. Le montant prévisionnel des dépenses effectives avait été évalué à 250 millions d'euros sur 3 ans, soit environ 70% du montant théorique des marchés. Pour atteindre ce chiffre, il faudrait évidemment que l’objectif de 45 000 jeunes entrant en contrats d’autonomie soit vérifié.

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Le Cahier des charges 2009 des maisons de l’emploi (décembre 2009)

Les Modalités de financement des maisons de l’emploi (décret de décembre 2009)

Rapport du groupe de travail sur l’élaboration d’un nouveau cahier des charges pour le conventionnement des maisons de l’emploi  (Michel Thierry, IGAS, septembre 2009)


L’étude de la DARES : Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)
Le rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008)

Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.
Le
rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)
La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

La liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

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