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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 00:13

À 92 ans, Bertrand Schwartz reste la figure tutélaire, peut-être même l’âme des missions locales pour l’emploi des jeunes. Son activité est certes liée à son état de santé, mais il reste présent aux moments importants de la vie du mouvement, parfois même sur le terrain.

C’est ainsi qu’on a vu le fondateur de Moderniser sans exclure à Saint-Denis (Seine Saint-Denis), lors de la deuxième journée nationale de l'Union Nationale des Missions Locales (UNML) le 4 octobre 2011.

À cette occasion a été lancé l’Institut Bertrand Schwartz. Présidé par le sociologue François Dubet, l'institut rassemble des personnes et organismes engagés dans l’insertion sociale et professionnelle avec pour fonction la capitalisation et la recherche, mais également la formation.

L’initiative de créer une telle institution avait été discutée entre Jean-Patrick Gille, député socialiste d’Indre et Loire et président de l'Union nationale des missions locales depuis 2009.

Dans une rencontre, le 1er décembre 2010, Bertrand Schwartz avait insisté demandé auprès de Jean-Patrick Gille sur la présence fondamentale des jeunes comme parties prenantes.

En 2012, les missions locales célèbreront le trentième anniversaire de leur création.

Ø      Comprendre et agir, pour et avec les jeunes / Institut Bertrand Schwartz

Ø      film sur Bertrand Schwartz et Gérard Sarazin

 

Scwartz_2010.jpg

Bertrand Schwartz (photo Unml)

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 00:01

Lancé par le Syndicat national des métiers de l’insertion (Synami, Cfdt), le mouvement du 23 juin 2011 est relayé par les autres organisations syndicales du personnel des missions locales : Cgt, Cfe-Cgc, Cftc et Force ouvrière. Un appel à la grève est lancé au plan national.

Pour leur « 1er rassemblement revendicatif national », les organisateurs ne se sont pas donnés un petit défit. Ils ont décidé d’investir rien moins que la pelouse du Champ de Mars à Paris, au pied de la Tour Eiffel pour y organiser un pique-nique géant.

L’objectif du mouvement, qui a mis en place un site internet « missions locales résistances » est d’abord de sauvegarder les moyens actuels des structures locales qui agissent en faveur de l’emploi des jeunes.

Ils veulent en particuliers conserver les nos 1 000 conseillers embauchés en 2009 dans le cadre du plan de relance gouvernemental. Ils réclament l’arrêt de « la lente dérive vers un accompagnement formaté et industriel, générateur de stress et de souffrance au travail pour les salariés, inefficace et irrespectueux pour les jeunes. »

L’action centrale du 23 juin fait suite à des actions décentralisées, « le petit train des missions locales » qui a rassemblé plus de 1 000 personnes en six étapes en mars 2011 à Paris, Orléans, Lille, Reims, Rennes et Bordeaux.

Le Synami-Cfdt assure que le déjeuner sur l’herbe, convoqué à partir de midi, sur la pelouse du Champs de Mars sera « géant, festif, et revendicatif » ; les participants sont priés d’apporter leur manger.

Les organisateurs attendent plus de 2 000 manifestants, dont près de 1 400 venant des régions. Ainsi, le Nord Pas-de-Calais devrait venir en force, avec 180 salariés prenant le train et 4 cars. Ils demandent que les participants aient une tenue blanche, au moins pour le haut.

Les organisations syndicales, qui seront reçues le 23 juin à 17h, au ministère du travail, espèrent être « portées par cette immense mobilisation. »

Ø      Pique-nique des missions locales, jeudi 23 juin 2011 à 12h, du Champ de Mars à Paris (RER C Champ de Mars Tour Eiffel, métro L6 Bir-Hakeim).

Ø      Le site de la mobilisation :  www.ml-resistances2011.org

 

logo-pique-nique-1.JPG

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 00:02

Alors qu’en Picardie, après quelques autres lieux, les fusions de missions locales et de maisons de l’emploi se poursuivent, une circulaire de Bernard Martinot, délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle, vient fixer quelques règles – j’ai failli écrire « préciser » mais, après relecture du texte, je retire ce terme.

Datée du 4 octobre 2010, la courte lettre est commentée par le sociologue Philippe Labbé dans un article de son blog avec son inimitable style.

La circulaire est intitulée « Conditions de rapprochement des maisons de l’emploi et des missions locales ». Elle insiste d’abord sur une différence d’objectifs entre les deux structures : aux premières, une « mission d’ensemblier, d’organisation et de diffusion de l’information locale » et aux secondes une fonction d’accompagnement des jeunes dans « leur insertion professionnelle et sociale. »

Mais, divergences ou pas, le texte de la DGEFP note que « l’arrêté du 21 décembre 2009 portant cahier des charges des maisons de l’emploi prévoit que ‘des coopérations opérationnelles entre les maisons de l’emploi et les missions locales peuvent s’organiser en fonction des réalités locales et, le cas échéant, donner lieu à des rapprochements.’ »

La DGEFP conserve ce terme de rapprochement, qu’elle n’encourage ni ne décourage, et fixe un cadre aux préfets de région et directeurs régionaux de l’entreprise, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte), les destinataires.

Donc, « si, au regard des circonstances locales, les maisons de l’emploi et les missions locales décident de se rapprocher » les services de l’État veilleront « à ce que le projet soit effectivement une source d’économies significatives » et à maintenir des « dialogues de gestion strictement séparés ». C’est ce qui fait écrire à Philippe Labbé qu’il y a « séparation de corps. »

Ne parlant pas de fusion, le texte présente deux modalités de rapprochement qui « doivent être privilégiées » : la constitution d’une association de gestion ou des conventions de mise à disposition « de locaux, d’équipements et de moyens humains. »

La circulaire écarte enfin une autre modalité : selon un avis de la direction des affaires juridiques du ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, les dispositions législatives s’opposent ainsi au regroupement des missions locales et des maisons de l’emploi dans un groupement d’intérêt public (GIP) unique.

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 00:05

Une consultation nationale des salariés des organismes adhérant à la Convention collective nationale des missions locales et PAIO, des maisons de l'emploi et PLIE s’est tenue du 16 au 20 novembre 2009.

Au total, 569 structures étaient concernées par le vote, dont les 66 PAIO, les 450 missions locales et 53 maisons de l’emploi, PLIE ou associations d’insertion adhérant à la convention collective. Rappelons que la couverture des salariés par la convention collective est obligatoire pour les missions locales et PAIO. L’avenant n° 30 du 6 juin 2008, qui étend le champ de la convention collective aux maisons de l’emploi et PLIE, n’a pas fait l’objet d’un arrêté d’extension de la part du ministère du travail. L’application du texte dans les structures concernées n’est donc pas obligatoire.

Si le vote a été massif parmi les missions locales, les autres structures ont semblé moins concernées : 33 PAIO, soit la moitié d’entre elles, n’ont pas organisé le scrutin, de même que 38 missions locales et 43 des 53 maisons de l’emploi, PLIE et associations d’insertion (les quatre-cinquièmes). Ensemble, les non participants représentent 1 000 salariés soit environ 8,5% du corps électoral potentiel total (11 500 salariés).

451 structures ont donc organisé le scrutin, avec 10 400 salariés inscrits et 8 294 votants (79,8%). Mais les votes de 57 structures on été invalidés avant le dépouillement généralement pour absence de signature du bureau de vote local sur l’enveloppe rassemblant les bulletins. Cela a concerné 839 votants.

Les résultats nationaux ont confirmé la première place de la Cfdt, dont le Syndicat national des métiers de l’insertion obtient 45,8% des suffrages, mais recule comme FO (9,6%) et la Cftc (4,4%) par rapport aux chiffres de 2006. La Cgt vient en seconde position et progresse sensiblement, à 35,3% (+3,2%). La Cfe-Cgc, absente en 2006, fait sa réapparition (5%).

Suivant les règles sur la représentativité syndicale issues de la loi (n°2008-789) du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale, le seuil de représentativité a été fixé à 8% des suffrages exprimés au premier tour des élections dans les branches professionnelles.

Selon ces dispositions, seules la Cfdt, la Cgt et Force ouvrière seraient reconnues comme représentatives. Cependant, le nouveau texte ne s’appliquera que le 21 août 2013. Reconnues comme représentatives antérieurement, la Cftc et la Cfe-Cgc le resteront donc jusqu’à cette date.

 

 

Voix 2009

% 2009

% 2006

% 2002

Électeurs potentiels

11 500 environ

 

 

 

Exprimés

6 955

93,3%

6544

4566

CFDT

3 182

45,8%

49,3%

51,2%

CGT

2 456

35,3%

32,1%

30,0%

FO

667

9,6%

12,9%

8,4%

CFE-CGC

344

5,0%

-

6,5%

CFTC

306

4,4%

5,7%

3,9%

 

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 00:02

Anne Le Bissonnais, socio-économiste, ancienne directrice d’une mission locale, a accordé à Camille Dorival un entretien publié dans la Lettre de l’insertion de mai 2009 (n° 10). Elle vient de publier Les Missions du possible (éditions Apogée).

Dans une situation de crise, touchant encore plus les jeunes précaires, Anne Le Bissonnais  considère que « les chantiers prioritaires sont connus depuis longtemps : formation professionnelle, développement de l’apprentissage, lutte contre l’échec scolaire, prise en compte des jeunes déscolarisés, logement des jeunes demandeurs d’emploi, avec la construction de foyers de jeunes travailleurs dans tous les bassins d’emploi. »

Elle s’inquiète de ce que les 500 missions locales créées depuis vingt-cinq ans risquent de ne pas pouvoir faire face : « les financements publics sont demeurés stables depuis 2005, alors que l’activité et donc les charges augmentaient déjà régulièrement. Beaucoup de structures peinent aujourd’hui à équilibrer leur budget et ne peuvent, dans ces conditions, assurer un accompagnement de qualité. Aujourd’hui, certains conseillers suivent jusqu’à 400 jeunes. Ce qui n’est pas tenable. »

Anne Le Bissonnais, qui a dirigé la mission locale d’Étampes et travaillé au projet (arrêté) de maison de l'emploi du Sud-Essonne (Île de France) pense « nécessaire de généraliser la présence dans chaque mission locale d’un agent de Pôle emploi, mis à disposition ; il est également indispensable de travailler davantage ensemble sur la veille et l’expérimentation territoriales, en lien avec les Maisons de l’emploi, lorsqu’elles existent. »

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 00:06

Anne Le Bissonnais, socio-économiste, fut la directrice pendant dix ans (1998-2008) de la mission locale Sud Essonne à Étampes (Essonne). Elle a aussi travaillé au projet de maison de l'emploi du territoire, qui a obtenu son label, mais n’a jamais été mis en œuvre juridiquement, même si la collectivité territoriale a fini par créer, en 2009, une structure similaire.

Avant de rejoindre le réseau pour l’insertion des jeunes, Anne Le Bissonnais a travaillé dix ans en faveur du développement local en Afrique. Elle a également fait partie de la petite équipe qui, au sein de l’Adie, imposa en France en 1989 le concept de microcrédit. Elle a engagé fin 2008 une recherche-action sur l’insertion des jeunes au Niger.

Anne Le Bissonnais vient de publier Les Missions du possible aux éditions Apogée, Collection Les panseurs sociaux (Rennes, 2009). Elle entend parler de son expérience « Avec et pour les jeunes en parcours d’insertion » dans une mission locale, à cheval entre espaces urbain et rural dans le sud de l’Île de France.

Dans son « invitation à la lecture », le sociologue Philippe Labbé met l’accent sur les petites monographies qui émaillent l’ouvrage : « ces singuliers constituent un général marqué plus de désenchantement que d’espoir ». Pour lui, une mission locale c’est « une interaction, jeune et professionnel. Elle n’est ni exclusivement le jeune, ni exclusivement le professionnel. »

Pour Philippe Labbé, Anne Le Bissonnais, fait œuvre de résistance « face à l’offensive subreptice et permanente de toute cette novlangue qui participe d’un triple dessein — considérer la socialisation comme un produit, dissocier pour hiérarchiser (l’emploi au-dessus du reste considéré comme accessoire) et limiter les ambitions subversives d’émancipation sous couvert de pragmatisme. »

-          Anne Le Bissonnais : Les Missions du possible, Avec et pour les jeunes en parcours d’insertion, Apogée, Collection Les panseurs sociaux, Rennes, 2009

Voir aussi la page consacrée à la présentation du livre : Les Missions du possible.

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 00:06

Le secrétaire d’État chargé de l’emploi ne sait peut-être pas « à quoi sert » une mission locale, mais il apprend. Le ministre a ouvert un blog sur internet, « Laurent Wauquiez en direct » dans lequel il raconte sa visite de la mission locale des Bords de Marne (Le Perreux, Val de Marne) 19/01/2009.

Rejoindre la commune du député-maire Ump Gilles Carrez est une aventure : « J’arrive totalement trempé, des trombes d’eau me sont tombés dessus pendant le moto-taxi… » Le Perreux est une ville très résidentielle de proche banlieue.

Mais Laurent Wauquiez, qui visite le site en compagnie de Martin Hirsch, nouveau Haut-commissaire à la jeunesse, ne s’arrêt pas à ces aléas.

La mission locale des Bords de Marne est « une mission locale exemplaire, une des toutes premières,  créée en 1990, et qui a sur son territoire (sur cinq communes) 22 000 jeunes de 16 à 25 ans. La mission locale traite de tout type de sujets liés aux jeunes (logement, transport, culture), mais comme le dit son directeur, l’emploi est au centre de tout, c’est lui qui permet une pleine intégration dans la société ». En fait, la mission locale couvre six communes (Bry-sur-Marne, Chennevières-sur-Marne, Champigny-sur-Marne, Joinville-le-Pont, Le Perreux-sur-Marne et Nogent-sur-Marne). Son directeur est Moncef Jendoubi, par ailleurs premier adjoint (Ps) au maire de Boissy Saint-Léger (Val de Marne).

Les ministres ont parlé avec le personnel de la mission locale et les jeunes bénéficiaires. « Je ne me lasse jamais de cet exercice : l’emploi, ce ne sont pas des chiffres, c’est avant tout des histoires humaines, des parcours, des réussites et des échecs dont il faut se relever, et une heure d’échange ça vaut tous les dossiers du monde. »

Il évoque ensuite une jeune fille « qu’un groupement d’entreprise accompagne dans son projet lié à l’alimentation des français d’origine africaine, qui remercie ceux qui l’ont aidé à avoir l’opportunité de se projeter dans l’avenir grâce à une formation ». Laurent Wauquiez fait sans doute référence au « groupement de créateurs », mis en place par la mission locale des Bords de Marne (à l’image du premier groupement, né dans celle de Sénart, Seine et Marne) et qui est aujourd’hui élargi à toutes les missions locales du Val de Marne.

Laurent Wauquiez entend des jeunes qui assurent que « la mobilité est un problème, que c’est déjà assez compliqué de trouver un job, on peut pas accepter de passer à côté d’un travail qui nous conviendrait car on n’a pas les moyens de se payer le permis ». Cela le conforte dans sa décision de « doubler les aides à la mobilité dispensés par Pôle emploi. »

Le secrétaire d’État assure qu’il va mener avec Martin Hirsch « un véritable travail d’équipe » sur l’emploi des jeunes. « On sait tous que la crise menace avant tout les plus fragiles, je pense en particulier aux 120 000 jeunes qui sortent sans qualification du système scolaire ». Il estime que ce que le nouveau Haut commissaire à la jeunesse va pouvoir apporter, c’est « de la cohérence entre différentes dimension, rapprocher l’emploi des problématiques liées à l’éducation, le logement, etc. »

L’objet même des missions locales, en quelque sorte.

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 00:04

Je poursuis ici mon examen des débats de la commission élargie de l’Assemblée nationale a examiné, le 5 novembre 2008, les crédits consacrés à la mission « Travail et emploi » dans le projet de loi de finances pour 2009. Elle réunissait les membres de la commission des finances, de l'économie générale et du Plan et ceux de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Les commissaires ont entendu Xavier Bertrand, ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité ainsi que Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l’emploi.

Il s’agit de voir ici ce qui concerne les missions locales et les contrats d’autonomie.

Président de la Mission locale avenir jeunes depuis une dizaine d’années, Bernard Perrut, député-maire Villefranche sur Saône (Ump, Saône et Loire) s’est montré « quelque peu surpris » d’entendre Laurent Wauquiez dire qu’il manque d’évaluations, « alors que les missions locales publient chaque trimestre tous les éléments concernant l’emploi des jeunes. Si ces analyses, menées depuis des années, ne remontent pas au niveau national, à quoi servent-elles ? »

La réponse du représentant du gouvernement est confondante : « Il est exact que les données fournies par les missions locales ne sont pas utilisées, même si elles sont soigneusement collationnées. Les documents arrivent en piles compactes et leur contenu est mis en forme à l’aide d’un tableur, mais tout cela ne sert à rien, faute d’un travail d’évaluation qui permettrait, par exemple, de comparer les résultats des missions locales en matière d’insertion ». Le secrétaire d'État poursuit en assurant que « cela ne [l]’intéresse pas beaucoup de connaître le nombre de jeunes qui sont reçus dans les missions locales ». Ceci étant dit, il faudra bien sûr, que les missions locales fournissent de nouvelles données correspondant à de nouveaux critères (« une dizaine d’indicateurs ») ; seront-ils au moins lus ?

Évoquant des « gisements d’efficacité considérables » et citant les maisons de l’emploi et les missions locales, Laurent Wauquiez pense « utile de proposer aux collectivités qui y seraient prêtes d’aller encore plus loin dans l’intégration des différentes structures chargées de la politique de l’emploi. »

Répondant à Francis Vercamer, député du Nord (Nouveau Centre), le membre de l’équipe gouvernementale assure que « Pôle emploi sera la colonne vertébrale du système, mais les missions locales seront renforcées, puisqu’elles pourront préconiser des contrats initiative emploi, ce qui sera très utile ». On se demande si, derrière cette formulation, il n’y a pas comme une pointe d’ironie.

S’agissant des contrats autonomie, issus du plan Espoir banlieues, Laurent Wauquier assure qu’ils ont un coût qui « ne se manifeste qu’en cas de vrai retour à l’emploi. »

 Bernard Perrut, député-maire Villefranche sur Saône


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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 00:02

Jean-Raymond Lépinay, conseiller général et maire (Ps) de Saint Gaudens (Haute Garonne), président de la mission locale de Haute Garonne a été réélu président de l’Union nationale des missions locales (UNML) lors de l'assemblée générale des 7 et 8 octobre 2008. Il a considéré que « le Pôle Emploi n'est pas adapté au public jeune ».

Christelle Tavares, déléguée générale de l'UNML, estime que l’indépendance des missions locales naît d’une approche globale indispensable pour les jeunes. Souhaitant travailler avec les maisons de l'emploi, elle craint que « si on nous absorbe, ou si on fusionne avec les maisons de l'emploi ou le Pôle Emploi, l'accent sera mis sur l'accès à l'emploi uniquement et les autres aspects, qui sont primordiaux pour les jeunes, ne seront plus pris en compte. »

Pour le sociologue Philippe Labbé, analyste particulièrement pertinent des missions locales, « force est de constater que, sur de nombreux sites, il reste encore à démontrer les valeurs ajoutées propres de ces MdE. »

Au cours de la même assemblée, le syndicat CGT des missions locales s’est prononcé en faveur d’un manifeste pour l’insertion des jeunes. Il considère que « le réseau des ML/PAIO est le service public de l’emploi des jeunes ». Les syndicalistes proposent que la charte des Missions Locales de 1990 ainsi que le protocole 2005 des Missions Locales constituent la trame de ce manifeste. Ils espèrent qu’il pourra fédérer élus, partenaires sociaux, salariés, jeunes, Réseau insertion jeunes, Réseau information jeunesse, CNML ainsi que d’autres acteurs ou partenaires.

  Jean-Raymond Lépinay, maire de Saint Gaudens




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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 00:03

Le Conseil économique, social et environnemental (nouveau nom de l’assemblée consultative nationale depuis la révision constitutionnelle de 2008) vient d’adopter un rapport sur le bilan de « 25 ans de politiques d'insertion des jeunes ». Le document a été voté le 22 octobre 2008 par 183 membres du CES, les 8 membres du groupe de l’artisanat s’abstenant.

Le rapport est rédigé par une connaisseuse des dispositifs d’insertion des jeunes, Catherine Dumont, rapporteure au nom de la section des affaires sociales. Représentante de la Confédération française de l'encadrement CGC au sein du CES,  Catherine Dumont (46 ans) a dirigé de 1997 à 2007 la Mission locale pour l'insertion des jeunes de Nice Côte d'Azur (Alpes maritimes). Ancienne chef d'entreprise, elle est actuellement consultant International, expert à la Commission européenne à Bruxelles en politique sociale et entreprise.

S’interrogeant sur les échecs et les réussites des politiques d’insertion des jeunes en France, la rapporteure estime que « les dispositifs d’accompagnement ont, dans de nombreux cas, permis d’éviter une exclusion durable ». Elle estime que « l’amélioration de l’efficacité des politiques d’insertion repose avant tout sur une meilleure articulation entre des ministères qui conduisent trop souvent des actions de manière cloisonnée : c’est le cas de l’Éducation nationale et du ministère de l’Emploi. »

Préconisant une rationalisation et une clarification, Catherine Dumont souhaite « préserver ce dynamisme des territoires et éviter de remettre en cause les initiatives porteuses de changement ». Le rapport demande « de progresser vers un accompagnement individualisé et la construction de parcours sur-mesure ».

Les propositions concrètes restent assez peu nombreuses. Certaines sont même curieuses ; il en est ainsi l’idée de « donner de nouveaux objectifs à l’IUFM » alors même que, le rapport le mentionne d’ailleurs, ces instituts de formation des enseignants vont disparaître. On relèvera cependant la suggestion de créer des « doctorats professionnels ».

En matière d’organisation territoriale, le rapport situe « les maisons de l’emploi comme outil de coordination au niveau du territoire ». Catherine Dumont estime que « une mise en valeur de l’ingénierie de projet et une coordination des politiques territoriales doit se créer, dans la mesure ou l’accueil du public n’est plus nécessaire par les MDE puisque le guichet unique de la nouvelle instance [Pôle emploi] et de ses principaux partenaires (APEC, CAP Emploi, Mission locale, PLIE, SIAE) l’assureront. »

Pour le CES, « la Maison de l’emploi, dans sa nouvelle définition, trouverait alors sa place dans une prise en compte réelle des logiques de son territoire, une volonté forte de construire du partenariat local dans un dialogue avec ses partenaires, notamment les partenaires sociaux, un souci quotidien de cohérence des actions déployées sur ce territoire, et dans les valeurs ajoutées (réactivité, innovation, capacité à développer des logiques entreprenenariales...) qu’elle peut y apporter. »

Le bilan stricto sensu dessine un tableau intéressant des relations entre les organismes territoriaux chargés de l’emploi. Nous y revenons dans un prochain article.

Catherine Dumont, CGC, membre du CES
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Le Cahier des charges 2009 des maisons de l’emploi (décembre 2009)

Les Modalités de financement des maisons de l’emploi (décret de décembre 2009)

Rapport du groupe de travail sur l’élaboration d’un nouveau cahier des charges pour le conventionnement des maisons de l’emploi  (Michel Thierry, IGAS, septembre 2009)


L’étude de la DARES : Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)
Le rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008)

Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.
Le
rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)
La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

La liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

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