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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 09:03

L’association Développeurs sans frontières, réseau d’experts de l’appui à la création et au développement d’entreprises organise avec le soutien du Centre national de l’entrepreneuriat du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) un débat sur la Diffusion internationale des savoir-faire en matière d'appui à la création et au développement d'entreprises.

Seront particulièrement étudiés les liens avec les pays en développement, et notamment ceux d’Afrique noire et du bassin méditerranéen.

Selon Développeurs sans frontières, association présidée par André Jaunay, beaucoup de savoir-faire apparaissent à la fois « efficaces, peu coûteux, à forts effets pédagogiques, appropriables par les territoires et transférables d'un pays à l'autre. »

Par exemple, le réseau estime que si le microcrédit a montré la voie, les fonds de prêts d’honneur, les dispositifs de formation, les couveuses, les réseaux d’investisseurs, etc. peuvent également se diffuser très largement. C’est le sens de la manifestation que Développeurs sans frontières avec organisée à Alexandrie (Égypte) en 2008 ou des missions qu’elle a conduite au Burkina Faso et en Guinée.

Pour les organisateurs de la manifestation, les grands réseaux d’appui ont pris conscience des enjeux de cette diffusion et ont créé des services dédiés à la coopération internationale.

Le débat permettra d’aborder les questions suivantes : y a-t-il des modèles universels en matière d’appui à la création ou au développement d’entreprises ? Quel est le rôle des institutions et celui de la société civile ? Comment préserver l’originalité des dispositifs d’appui ? Quel lien avec une approche territoriale ?

Les intervenants sont des responsables de grandes organisations engagées dans des actions internationales. Seront notamment présents Maria Nowak, ancienne présidente de l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) et du Réseau européen de la microfinance, Jean-Pierre Worms, ex-président de France Initiative et de la Fonda, Denis Pansu, Carrefour des Possibles, Jean-Pierre Martin, président de l’Union des couveuses, Jean-Claude Bouly, directeur de l’école Management et société et professeur au Cnam.

La manifestation se tient dans le cadre de Convergences 2015, un forum international d’échange sur les questions du développement.

La manifestation a lieu le lundi 24 octobre 2011 de 18h à 20h au CNAM, 292, rue Saint-Martin 75003 Paris

Métro : Réaumur - Sébastopol

Amphithéâtre Abbé Grégoire (plan joint).

Voir plan d’accès

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 23:53

C’est le titre d’un article du quotidien bruxellois la Dernière Heure qui m’a intrigué : car s’il a trouvé « Une vraie Maison de l’emploi ! » (01/06/2011), c’est qu’il y en aurait donc des fausses.

Celle dont on parle, c’est celle de Binche, ville de 33 000 habitants dans le Hainaut belge.

Inaugurée en mai 2008, la Maison de l'emploi était la septième de région du Centre et la 56e de Wallonie. Comme toutes les structures wallonnes, elle offre des services limités mais concrets aux demandeurs d'emploi, mais aussi aux étudiants, aux travailleurs et à toute personne intéressée par l'emploi ou la formation (La Meuse, 9/05/2008).

Ces structures sont issues de collaborations entre le service public de l’emploi, le Forem, les centres sociaux (CPAS) et les communes. Elles abritent les agences locales pour l'emploi (ALE).

Pour la RTBF (3/06/2011), l’audiovisuel public francophone, après deux ans, « côté fréquentation, [la maison de l’emploi] semble avoir démontré son utilité » avec plus de 10 000 personnes qui ont pu trouver aide et conseils dans leur recherche d'un emploi, tandis que des centaines d’autres y ont suivi une formation.

Selon Jérôme Urbain, échevin de l’emploi (Mouvement Réformateur, centre droit), « notre Maison de l’emploi est devenue, en terme de fréquentation, la troisième plus grosse de Wallonie. » L’échevin est un adjoint au bourgmestre (maire) Laurent Devin, Ps.

Un « succès important », selon Dernière Heure, qui l’explique « par deux facteurs : le fort taux de chômage (18,23 % en 2011), mais aussi une volonté manifeste de s’en sortir. »

Pour la ville de Binche, le coût est de 37 000 € par an (location d’un local et la prise en charge des frais de fonctionnement). Un somme critiquée par l’opposition chrétienne démocrate, qui estime qu’elle « coûte trop cher » selon la RTBF.

En 2010, 821 chômeurs ont ainsi suivi une formation de coaching ou de remise à l’emploi. En 2011, un projet a été monté pour rassembler la Maison de l’emploi (5 employés) et le Forem (6 employés) dans un même bâtiment pour faciliter les démarches. Une salle de formation serait aménagée.

Peu ambitieuses, avec des moyens limités mais stables, les maisons de l’emploi wallonnes fonctionnent et continuent de mailler le territoire, rendant des services concrets. Est-ce cela une « vraie maison de l’emploi » ?

Rappelons que le modèle wallon a fait école : dans la région de Bruxelles – et en France, puisque Jean-Louis Borloo, alors ministre du travail en 2004, se référait à cet exemple en lançant son plan de cohésion sociale.

 Binche.jpg Vue de Binche (Dojak)

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 00:08

Said-aidi2.jpg  Said Aidi, ministre tunisien de la formation professionnelle et de l'emploi

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 00:04

Dans un premier papier, « Feu la flexsécurité » (30/05/2011), j’ai évoqué les travaux des commissions de la conférence de l'Association mondiale des services d'emploi publics (Amsep). Elle se tenait à Paris les 26 et 27 mai 2011, parallèlement au sommet des chefs d’État du G8 réuni à Deauville et avait pour thème « la contribution des services publics de l’emploi à la sortie de la crise. »

Je ressors des interventions quelques éléments marquants, qui ne résument en aucun cas l’ensemble des contributions.

John Martin, de l’OCDE, s’intéressant aux initiatives visant au retour à l’emploi s’est particulièrement appuyé sur le « Kurzarbeit » ou travail court développé en Allemagne.

L’économiste Daniel Cohen s’est voulu à la fois pédagogue et radical. Pour lui, si on est passé de l’euphorie au scepticisme, il y a un coupable. C’est la montée des inégalités dans le monde qui a sonné le glas de la croissance. Pour lui, aux États-Unis, mais également en Chine, les deux-tiers de la croissance sont accaparés par 1% de la population ; pour les autres, l’endettement a tenu lieu de substitut de revenu, avec les graves déséquilibres qui s’en sont suivis. Il a suggéré d’indexer les droits des travailleurs sur la conjoncture, par exemple en allongeant la durée d’indemnisation chômage pendant les périodes de crise, comme cela a été fait en Amérique du nord.

Jean-Louis de Brouwer, haut fonctionnaire européen, a suggéré de s’intéresser à des « acteurs des transitions » économiques, plutôt que de traiter des victimes du chômage. Pour lui, les services publics de l’emploi doivent trouver ce nouveau positionnement en complément d’intervenants privés. Il doute que la croissance verte puisse créer des emplois, mais remarque qu’elle implique des transitions conséquentes dans les modes de production et les métiers.

Un responsable des Job centres plus du Royaume Uni, Eamonn Davern, a plaidé pour qu’on « écoute les clients », citant les demandeurs d’emploi, et insistant lui aussi sur les synergies avec le secteur privé. Pour lui, la situation valide l’approche du retour au travail comme priorité (work first approach).

Mais malgré ces appels au privé, le représentant des employeurs, Éric Oechslin (Organisation internationale des employeurs, OIE, Genève) est apparu bien isolé. Il s’est cependant évertuer à demander que l’on crée de la croissance, sans fournir d’indications sur les mécanismes à mettre en œuvre.

(à suivre)

Ø      Les comptes rendus des travaux de l’Amsep seront publiés sur Emploi, parlons net.

daniel_cohen.jpg 

Daniel Cohen, économiste

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 00:07

En marge du sommet des chefs d’État du G8 à Deauville, une conférence de l'Association mondiale des services d'emploi publics (Amsep) était organisée à Paris les 26 et 27 mai 2011. Elle bénéficiait de l’appui de Pôle emploi, son directeur général, Christian Charpy, présidant l’association. L’objectif était de s’interroger sur « la contribution des services publics de l’emploi à la sortie de la crise. »

Si les échanges n’ont évidemment pas échappé au caractère un peu formel de ce type de forum, où 55 pays étaient représentés, il régnait cependant dans les interventions publiques un ton sensiblement plus libre que dans bien d’autres instances, grâce en particulier aux intervenants des pays en développement et notamment des nations arabes qui viennent de vivre des révolutions.

Christian Charpy, qui finira en fin d’année son mandat Pôle emploi, a débuté les travaux en remettant en cause la « flexsécurité », un concept importé du Danemark et de Hollande, et qui était fort à la mode à la fin des années 2000 dans toute l’Europe de l’ouest et notamment en France. Pour éviter qu’on le comprenne mal, il a conclu sur le même thème, assurant que la flexibilité était une notion dépassée.

Le plus applaudi a certainement été Said Aidi, ministre de formation professionnelle et de l'emploi au sein du gouvernement provisoire tunisien. Je reprendrai ses propos dans quelques jours.

Je vais tenter ici de résumer d’abord les travaux des quatre commissions puis, dans un prochain article, de mettre l’accent sur les interventions les plus saillantes.

Stefano Scarpetta, haut fonctionnaire de l’OCDE, rendait compte des débats consacrés aux jeunes chômeurs. Il remarquait que, si un diplôme est un atout dans les pays industrialisés, c’est l’inverse qu’on constate dans des pays comme le Maroc.

Pour Donna Kloetz, du Bureau international du travail (BIT), qui rapportait sur les travaux consacrés aux publics vulnérables, les politiques en direction des demandeurs d’emploi de longue durée sont peu lisibles, notamment du fait de l’inflation de données. Elle recommande une réduction du nombre d’indicateurs utilisés.

Le troisième groupe de travail s’intéressait aux transitions. Jean-Pierre Méan, administrateur général du Forem (Wallonie, Belgique), indiquait qu’il convient de ne pas se contenter d’une sur-protection qui s’avèrerait trompeuse. Il faudrait limiter, en montant et en durée, l’indemnisation du chômage et privilégier le maintien dans l’emploi, en regardant les expériences de partage des postes de travail, comme celles menées au Canada.

Enfin, c’est de manière originale la présidente d’une association de microfinance, Catherine Barbaroux (Adie, Association pour le droit à l’initiative économique) qui était chargée de synthétiser les échanges sur la création d’emplois. Évoquant une politique d’encouragement à l’entrepreneuriat « dès le jardin d’enfants », en Croatie, elle a également mis l’accent sur le paiement au résultat mis en place au Brésil pour les opérateurs de formation.

Ø      Les comptes rendus des travaux de l’Amsep seront publiés sur Emploi, parlons net.

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Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 00:22

Si le prix Nobel de la paix 2006 Muhammad Yunus, 71 ans, reste toujours actif, il a dû céder, contraint et forcé, son poste de directeur général de la Grameen Bank, l’établissement de microcrédit qu’il a créé en 1983.

C’est la Banque centrale du Bangladesh qui, sur injonction du gouvernement, lui reproche d’avoir omis d’obtenir une autorisation en bonne et due forme au moment de sa reconduction en 1999, ce que son âge l’obligerait à demander.

C’est son adjoint, Nurjahan Begum, qui lui succède.

Le Premier ministre de cet État du Bengale oriental, Sheikh Hasina, aurait peu apprécié les attaques de Yunus contre la classe dirigeante du pays, qu’il estime être plus intéressée par « l’argent et le pouvoir ». Elle avait, de son côté, accusé Yunus de « sucer le sang des pauvres » et de faire des manipulations financières pour ne pas payer d’impôts.

La Grameen Bank compte 8 millions de clients et emploie 24 000 personnes. À côté de la banque, Yunus s’est en outre lancé, toujours avec la marque Grameen (village) dans des activités dans les panneaux solaires, les yaourts, l’assainissement des eaux, la téléphonie mobile ou l’assurance-maladie.

Dans un entretien avec le quotidien Libération (05/05/2011) Muhammad Yunus estimait que « Le microcrédit a été dévoyé ». Il estimait par exemple que « le microcrédit n’est pas exempt de problèmes. Il y a souvent trop de prêts offerts par un trop grand nombre d’institutions dans un même village. Ça augmente le risque de surendettement. Mais le principal souci, c’est la financiarisation du microcrédit, qui devrait rester à but non lucratif : certains ont dévoyé le concept à leur profit. Une institution introduite en Bourse, comme en Inde ou au Mexique, ce n’est plus du microcrédit. »

Fort de son expérience, l’économiste avançait aussi des solutions. Il faut ainsi, selon lui « une autorité de régulation dans chaque pays. Il faut aussi plafonner les taux d’intérêts. En Inde, ils le sont désormais à 24%. » Il préconise également d’encadrer la création d’institutions de microcrédit. Il propose aussi de réglementer le social business, l’économie solidaire dans laquelle il voit un important potentiel de développement.

En forme de profession de foi, il précisait : « notre but ne doit pas être de faire de l’argent, mais d’être heureux. On sait bien que l’un ne conditionne pas l’autre. Il suffit de modifier notre façon de penser, d’imaginer. Ensuite, nous créerons le monde qui va avec. »

 

muhammad-yunus-microfinance-grameen-bank.jpg

Muhammad Yunus

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 08:59

Lancé en 2009, le programme Entrepreneurs en Afrique propose l’expertise des écoles françaises d’ingénieurs du réseau N+i à la faveur de créateurs d’entreprise dans neuf pays du continent noir.

Le programme, initialement prévu pour durer jusque fin 2011 devrait en fait être prolongé de dix-huit mois. Malgré un accueil favorable, il a en effet eu quelque mal à démarrer mais semble atteindre, aujourd’hui, un niveau d’activité significatif.

Trente-sept écoles d’ingénieurs se sont associées au programme, offrant de réaliser des études pointues sur des projets de création. Sept expertises ont déjà été rendues, qui ont abouti à la création d’une entreprise tandis que quatre autres sont en cours de montage. Six autres études des demandes reçues en 2010 sont en cours d’étude. Pour l’année 2011, ce sont 20 projets qui devraient être étudiés. Au total, le programme devrait pouvoir de soutenir une soixantaine d’entrepreneurs ayant en vue des activités générant, en moyenne, une cinquantaine d’emplois chacune.

La première entreprise ayant bénéficié d’une expertise de son projet par une école d’ingénieur de Toulouse est une unité de production de briques de terre crue compressées au Congo.

L’entrepreneur a pu bénéficier d’un prêt d’honneur, à l’image de ceux accordés par plusieurs réseaux français et notamment France initiative, France active, Réseau entreprendre ou l’Adie. C’est une association locale, Yonne active création, adhérente aux deux réseaux France initiative et France active, qui a été chargée de la gestion du fonds de prêts d’honneur d’Entrepreneurs en Afrique, doté d’un demi-million d’euros.

Depuis quelques années, France initiative a démarré l’implantation de plateformes locales pouvant accorder des prêts d’honneur. C’est d’abord au Maroc que le programme s’est déployé, mais des initiatives sont également en cours au Burkina Faso, en Tunisie ou au Sénégal par exemple.

Les pays couverts par le programme Entrepreneurs en Afrique sont en Afrique centrale le Congo Brazzaville, le Gabon et le Cameroun. En Afrique de l’ouest, ce sont le Sénégal, le Bénin, le Togo, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Le Cap-Vert doit s’y adjoindre en 2011.

L’association Développeurs sans frontières est associée au programme qui est animé par Moussa Sidibé.

EEA_logo.jpg

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 00:02

J’ai rendu compte des travaux de l'Association mondiale des services d'emploi publics (Amsep) dans deux papiers, « Feu la flexsécurité » (30/05/2011) et « travail court » (1/06)., La conférence sur « la contribution des services publics de l’emploi à la sortie de la crise » se tenait à Paris les 26 et 27 mai 2011, parallèlement au sommet des chefs d’État du G8 de Deauville.

Je poursuis ici ma reprise des remarques les plus marquantes lors de la table ronde du 27 mai, sans chercher à résumer l’ensemble des interventions. Les dernières interventions ont largement concerné la question du lien avec le territoire.

Un représentant de la Bundesagentur für Arbeit (BA, agence de l’emploi allemande), Michael van der Cammen, a insisté sur l’importance du partenariat local entre les services sociaux et les administrations de l’emploi pour l’efficacité de l’action.

Un syndicaliste, John Evans, a contesté le mythe des emplois vacants. Même en comptant large, selon lui, il n’y aurait gère que 2 postes non pourvus pour 13 chômeurs. Le représentant des organisations de salariés auprès de l’OCDE a souhaité que l‘on investisse dans la qualité des emplois et que l’on lutte contre les contrats de travail pratiquement non payés que l’on rencontre aujourd’hui dans certains pays d’Europe, en particulier pour les jeunes.

Le secrétaire général à l’emploi du Brésil, Carlo Simi, par un curieux renversement de perspective, est pratiquement apparu comme le représentant d’un pays riche et actif, en comparaison avec le marasme de certains États européens. Ses propositions étaient donc fort écoutées. Il a plaidé en faveur d’une redistribution des richesses, décrivant un programme de formation professionnelle visant en priorité les jeunes les plus vulnérables, dont les opérateurs sont payés en fonction de l’accès à l’emploi. De grands programmes contribuent au développement de l’activité : l’aide à la construction (« mon logement, ma vie »), la coupe du monde de football et les Jeux olympiques de Rio de Janeiro.

Confortant l’intervention de Christian Charpy, le directeur de l’institut international d’études sociales du BIT, Raymond Torrès, a opposé une approche inclusive au concept de flexsécurité. Cependant, si une telle politique fonctionne, elle nécessite des opérateurs publics de l’emploi capables de la financer.

Enfin, le directeur général de Pôle emploi, a appelé à un partenariat avec trois types d’acteurs. D’abord les collectivités territoriales, un domaine où, en France, il faut beaucoup travailler selon lui. Ensuite avec les acteurs privés. Enfin, piste nouvelle selon Christian Charpy, les organisations privées non lucratives ont également leur place.

Insistant sur le besoin d’une concertation sociale en amont des politiques d’emploi, celui qui préside l’Amsep a soutenu qu’il faut justifier la valeur ajoutée de l’action publique, proposant des mesures d’impact.

Justifiant la constitution, en France, d’un acteur unifié, il a souligné l’importance d’un cadre national pour s’adapter rapidement aux situations de crises, mais indiqué que, dans des moments plus normaux, il devenait indispensable de décentraliser.

 Simi_Carlo.jpg Raymond Torrès, BIT

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 00:12

Après avoir été reçu à l’agrégation, Jean-Paul Sartre demande un poste de professeur au Japon. Mais il est envoyé au Havre. Sartre ne visitera jamais le Japon. Il en parlait cependant souvent.

Ainsi, en octobre 1945, dans sa revue, Les Temps modernes, il commentait « La fin de la guerre » et la destruction d’Hiroshima et Nagasaki par des bombes atomiques : « la boucle est bouclée, en chacun de nous l'humanité découvre sa mort possible, assume sa vie et sa mort.»

Alors que la situation du pays du soleil levant nous attriste et nous inquiète, je veux reprendre ici une phrase que l’écrivain, qui forma plusieurs générations d’intellectuels là-bas, insérait dans Situations I (1947) : « un roman d'épouvante peut se donner comme une simple transposition de la réalité, parce qu'on rencontre, au fil des jours, des situations épouvantables. »

Mais le philosophe qui ne fut pas toujours très optimise, estimait que l'échec, le tragique ne sauraient annuler le projet propre à la conscience. C’était dans un de ses derniers textes, un entretien avec Benny Lévy, intitulé « L’espoir maintenant. »

 

japon.jpg

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 08:30

Sous un prétexte peu convaincant, le professeur Mohamed Yunus, président de la Grameen Bank, a été déchu de son poste par la banque centrale du Bangladesh le 2 mars. Le prix Nobel de la paix 2006 est en effet accusé d’avoir été nommé à cette fonction sans respecter les normes : elle aurait dû donner son aval à la nomination, sur demande du conseil d’administration. Mais la procédure remonte à 1999…

L’inventeur du microcrédit est cependant resté à son poste, après avoir introduit un recours auprès de la Haute cour de justice du pays, et avec le soutien du conseil d’administration de son institution.

Selon les observateurs, c’est le projet (abandonné) de création d’un parti politique, en 2007, qui aurait provoqué l’ire du Premier ministre Sheikh Hasina. Il estimait alors que la politique au Bangladesh visait simplement à « pouvoir pour faire de l'argent. »

L’État du Bangladesh détient 25% du capital de l'établissement, qui compte plus de huit millions de clients, dans 82.000 villages, selon un système de groupes de solidarité imité dans de nombreux pays. En France, il a servi de modèle à l’Adie, même si son dispositif actuel s’est quelque peu éloigné de celui des origines.

Le départ forcé de Yunus, s’il est confirmé, est aussi à mettre en rapport avec les dérives constatées du secteur du microcrédit. En Inde, il s'apparente dans certaines banques à un crédit à la consommation ruineux et plusieurs bénéficiaires se sont suicidés ; au Mexique, il a permis à certains promoteurs du système de faire fortune, avec des taux d’intérêt prohibitifs. Yunus avait dénoncé ces évolutions.

En France, Martin Hirsch a appelé à « sauver le professeur Yunus », tandis que Le Figaro s’interroge : « vont-ils tuer le microcrédit ? » et que Libération évoque joliment un « règlement de comptes en banque. »

yunus.jpg

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Le Cahier des charges 2009 des maisons de l’emploi (décembre 2009)

Les Modalités de financement des maisons de l’emploi (décret de décembre 2009)

Rapport du groupe de travail sur l’élaboration d’un nouveau cahier des charges pour le conventionnement des maisons de l’emploi  (Michel Thierry, IGAS, septembre 2009)


L’étude de la DARES : Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)
Le rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008)

Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.
Le
rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)
La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

La liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

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