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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 00:01

Constituée en juillet 2009 sous forme d’une association, basée à la MEF de Chalon-sur-Saône, l’Union régionale des maisons de l'emploi et de la formation de la région Bourgogne (UR MDEF) est l’un des quelques groupements formés par ces institutions, à l’instar de la Provence.

L’objectif est des affiché est d’assurer une fonction de représentation, faciliter l’action des MDEF, professionnaliser les équipes et assurer une fonction de veille sur l’évolution des politiques publiques en matière d’emploi, de formation, d’insertion, d’économie.

Le président de la maison de l’emploi et de la formation d’Auxerre (Yonne), Guy Paris, conseiller général d’Auxerre (Ps) avait, lors d’une rencontre débat de l'union régionale sur le nouveau cahier des charges des maisons de l’emploi, le 20 novembre 2009 à Auxerre, fait remarquer d’emblée, en accueillant les participants dans l’immeuble Le Phare : « il ne vous aura pas échapper l’importance d’un axe optionnel accueil, orientation et accompagnement des publics. » L’échange qui s’en était suivi fut qualifié par lui de « constructif et sincère. »

Mais, en janvier 2011, l’élu qui tient un blog particulièrement vivace, affichait son désabusement : « Paroles, paroles, paroles toujours des paroles... » Il mettait en parallèle l’augmentation du nombre de chômeurs dans l'Yonne (7% sur l'année 2010) et la baisse de 35% du budget de fonctionnement des maisons de l’emploi bourguignonnes.

Pour le président auxerrois, la faute revient à « quelques parlementaires de droite, probablement contrariés par la qualité du travail réalisée par les maisons de l’emploi » qui « sont partis en guerre contre ce dispositif (MDE) mis en place par M. Jean-Louis Borloo » et dont il « est ressorti un nouveau cahier des charges qui supprimait l’une des missions premières des Maisons de l’Emploi : l’accueil et orientation des publics demandeurs d’emploi. »

Après cette charge, Guy Paris tient à faire savoir qu’il n’entend pas renoncer. Il recevait le 5 avril 2011, dans le cadre de l’Union régionale, les présidents et directeurs des maisons de l'emploi de Bourgogne et soulignait que « les difficultés rencontrées par nos structures dans le cadre des restrictions budgétaires imposées par l’État, les contextes très différents entre départements, les ratios et autres critères qui pourraient mettre à mal notre solidarité n'auront pas prise sur notre volonté de poursuivre notre action sur les territoires. »

Lors du conseil régional de l'emploi, le 12 avril, Guy Paris entendait que les maisons de l’emploi expriment le fait qu’elles ne sont pas « un machin en voie de disparition ». Il plaidait pour que la Direccte et Pôle emploi les considèrent « en partenaires, pas en concurrent ! »

L’assemblée générale de l’Union régionale se tiendra à Nevers le 7 juillet. Il a été proposé aux présidents des PLIE (plans locaux d’insertion par l’activité économique) de la rejoindre.

  89_Auxerre_MEF.jpgLe Phare, Auxerre

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 00:13

Daniel Paris, maire Radical de gauche de Sens (Yonne), a décidé de bâtir, dans sa zone franche urbaine, un pôle de services et d’activités baptisé Éco Parc, qui respectera les normes de haute qualité environnementale et de basse consommation énergétique.

L’accent est mis, d’abord sur les services. Porté par la municipalité, le parc accueillera ainsi le Pôle des acteurs de l’insertion et de l’emploi et l’opérateur du service public de l’emploi, mais aussi une crèche, un centre médical, restaurant et hôtel.

L’élu bourguignon, qui est également conseiller régional, remarque sur son blog (3/04/2011) que l’équipement, au service des entreprises accueillera autour de Pôle emploi, dans un contexte qu’il qualifie de « convivial propice aux échanges » « l'ensemble des acteurs constitutifs d'une maison de l'emploi »

Mais à l’heure où Daniel Paris bâtit sa maison de l’emploi hors de tout conventionnement, son homonyme et voisin, Guy Paris, président de la Maison de l'emploi de l'Auxerrois se bat contre « la mort lente mais prochaine des maisons de l'emploi » en général, et de la sienne en particulier qui, bien qu’ayant été un des précurseurs, vit une période « difficile et compliquée. »

 

89_pole_emploi_sens.jpg La future agence Pôle emploi de Sens

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 00:01

En janvier 2011, Guy Paris, conseiller général de l’Yonne (Ps) et conseiller municipal d’Auxerre, lançait son « coup de gueule » et dénonçait « la mort lente mais prochaine des maisons de l'emploi » (30/01).

Depuis, le président de la Maison de l'emploi de l'Auxerrois semble avoir perdu de sa verve, si ce n’est de son amertume. En introduction du rapport d'activités pour, présenté pour l’assemblée générale de la structure le 20 avril, il assure que l’année 2010 « aura été une année de transition difficile et compliquée pour [son] association. »

Pour Guy Paris, le responsable est « le nouveau cahier des charges des maisons de l’emploi ». Bien qu’il assure l’avoir largement anticipé, l’élu bourguignon constate qu’il « ne permet pas d’envisager de conserver, à notre effectif, les conseillers emploi-accompagnement et, au-delà même de ces suppressions de postes, qui pourtant étaient au cœur de la valeur ajoutée des maisons de l’emploi, les budgets sont annoncés en réduction. »

L’élu socialiste avait lancé une pétition, qui a reçu 500 signatures, il a aussi pris des mesures de gestion, comme la fermeture de toutes les permanences d’accueil. Des choix qu’il qualifie de « raisonnables » mais n’ont pas, selon lui, « suffi à limiter les dégâts. »

Mettant en avant la bonne gestion 2010 de l’héritière de l’une des toutes premières maisons de l’emploi, bien avant le plan Borloo de 2004 (la MIDY), Guy Paris a présenté des comptes équilibrés avec un excédent d’un peu plus de 9000€ soit moins de 1% du budget annuel. Mais pour lui, cela ne permet pas de faire face au besoin en fonds de roulement.

En effet, il annonce pour 2011 la baisse des financements de l’État (-22%) additionnée à un nouveau cadencement, cumulée à la réduction des subventions Plie, à laquelle s’ajoute un mode de financement qui va conduire la MDE à faire l’avance de trésorerie sur ses principales actions… Tout ceci risque « de provoquer des ruptures de trésorerie. »

Rendant hommage « à l’engagement de tout instant d’une équipe compétente », Guy Paris espère « que l’intelligence locale des partenariats puisse innover et mettre en œuvre des solutions » qui assureraient la poursuite des actions de la MDE, du Plie et du centre de ressources.

En 2011, la MDE de l’Auxerrois organiser un salon des services à la personne et mettre en place une « gestion anticipée des compétences et des emplois sur le territoire » (Gacet).

Ø      Lire le Rapport d'activité 2010

 

89_Auxerre.jpg Le Phare, siège de la maison de l'emploi de l'Auxerrois

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 00:06

Élu d’Auxerre, Guy Paris, conseiller général de l’Yonne (Ps) assure être « un modéré, attentif, constructif, conscient des difficultés économiques, financières, sociales » et ne pas être « un adepte de discours idéologiques enflammés. »

Mais, lors de la séance de l’assemblée départementale du 29 janvier 2011, il a étonné ses collègues et le président, Jean-Marie Rolland (Ump), par sa colère. Il s’en explique sur son blog (30/01/2011) : « lorsque l'injustice, voir l'imbécilité des décisions atteignent un tel niveau alors, oui, j'explose et je m'autorise un DROIT D'INDIGNATION. »

Qu’est qui met Guy Paris dans cet état ? « La mort lente mais prochaine des maisons de l'emploi (MDE) » qui aurait été, selon lui, « confirmée par la préfète de région », Anne Boquet, représentante de l’État en Bourgogne.

Le président de la maison de l’emploi et de la formation d’Auxerre (Yonne) assure qu’il sentait « le vent tourner » depuis plus d'un an. Le conseiller général socialiste assure avoir, conduit des actions auprès des parlementaires départementaux « en douceur par des courriers » pour exprimer ses inquiétudes et les inviter « à voter les nombreux amendements qui avaient pour objectif de maintenir voire renforcer ces excellents outils au service de l'emploi que sont les MDE. »

Mais il constate que « le verdict est tombé : - 30% de budget de l'Etat pour les MDE sur le territoire français et -36% pour la Bourgogne », où il remarque que « les 5 MDE sont sur des terrains à gouvernance à gauche !!! » C’est pourquoi il pousse un « coup de gueule » relayé par la presse régionale (L’Yonne républicaine, France 3 Bourgogne, etc.).

Guy Paris, qui est aussi conseiller municipal d’Auxerre, a décidé de lancer une pétition, adressée à Xavier Bertrand, ministre du travail, pour « sauver la Maison de l’emploi et de la formation de l’Auxerrois ». Le texte à signer est enligne sur son blog, ainsi que sur le site officiel de la MDE.

La MDE est l’héritière d’une structure précurseur des maisons de l’emploi, la Maison de l’insertion de l’Yonne (MIDY), fondée par Jean-Pierre Soisson, député (Ump), ancien ministre du travail, ex-président du conseil régional et maire d’Auxerre. Elle a un effectif modeste (4,5 emplois) mais devrait, du fait de la baisse de ses ressources, selon Guy Paris, supprimer un poste. En effet, selon le président de la structure, la subvention de l’État passerait de 191 000 euros en 2010 à 149 000 en 2011. Il réclame une aide nationale « au moins à hauteur de 167 000 euros afin de mener sur le territoire les 13 actions sur les 18 prévues qui semblent à tous les acteurs locaux indispensables dans la lutte pour l'emploi, la formation, l'insertion et la création d'entreprises. »

Pour l’élu bourguignon, il faudrait se décider : soit les maisons de l’emploi, issues d’une « politique gouvernementale qui, il y a à peine 5 ans, et les a positionnées au cœur de la loi de cohésion sociale » sont indispensables à la lutte contre le chômage, et il faut les financer. Soit elles n’ont « pas d'utilité », et il faut « supprimer totalement une dépense sans objet. »

La pétition est intitulée « Indignez-vous avec nous ! », ce qui prouve que Guy Paris a entendu l’appel de l’ambassadeur de France Stéphane Hessel. Le 6 février, elle avait 281 signataires.

petition

 

http://a2.sphotos.ak.fbcdn.net/photos-ak-snc1/v2683/94/96/1123793726/n1123793726_30197733_7209602.jpg Guy Paris

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 00:07

Jean-Paul Anciaux, député (Ump) de Saône et Loire, a été un des artisans de la mise en place des maisons de l’emploi après l’adoption du plan de cohésion sociale en 2005. Il a notamment présidé la commission nationale de labellisation des maisons de l’emploi et rédigé un rapport, pour l’Assemblée nationale, sur ce thème. En juin 2005, Jean-Paul Anciaux avait décidé la dissolution de la Maison de l'information sur la formation et l'emploi d’Autun (MIFE), dont il était président, pour qu’une maison de l'emploi se mette en place en reprenant son activité.

Mais on sait qu’il est difficile d’être prophète en son pays et la Maison de l'Emploi et de la Formation d'Autunois Morvan, si elle a obtenu le label officiel en décembre 2006, n’a jamais démarré son activité. Bien que l’association ait été créée en décembre 2007, la structure reste à l’état d’un projet, porté par le pays.

Rémy Rebeyrotte, maire d’Autun et président de la communauté de communes de l’Autunois depuis 2001, s’en explique dans un article de son blog intitulé « Maisons de l’Emploi : parlons-en ! » (5/05/2010). Conseiller général de Saône et Loire, Rémy Rebeyrotte est aussi le principal rival de Jean-Paul Anciaux qu’il a battu lors des élections municipales de 2008.

« Au cours du précédent mandat, des voix se sont élevées dans notre opposition pour nous reprocher de ne pas aller assez vite sur le dossier de mise en œuvre de la Maison de l’Emploi. Bien que nous ayons été labellisés, avec une insistance particulière du député, nous avons été prudents dans la contractualisation et la mise en œuvre, souhaitant savoir exactement les engagements financiers que pouvait prendre l’État. Visiblement, bien nous en a pris ! »

Ce qui conforte Rémy Rebeyrotte, c’est ce que vit la Maison de l'emploi et de la formation du bassin d'emploi dijonnais. Elle voit sa subvention coupée en deux et doit se séparer de la moitié de son personnel.

Le maire d’Autun conclut, manifestement à l’intention de son député : « ce sont 17 personnes travaillant à la Maison de l’Emploi qui devront urgemment rechercher… un emploi. Bravo ! »

 Rémy Rebeyrotte, maire d’Autun

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 00:05

Richard Atwood, ancien directeur de la Maison de l'emploi et de la formation du bassin dijonnais (MDEF, Dijon, Côte d’Or), rejoint Pôle emploi où il a été nommé chargé de mission auprès du directeur régional de Bourgogne. Le 30 avril 2010, Michel Bachelard, président de la MDEF a fait nommer par le conseil d’administration Bénédicte Delneste en tant que nouvelle directrice. Directrice adjointe depuis février 2009, elle collaborait ave la maison de l’emploi depuis sa fondation et y avait fondé l’observatoire en 2005.

Mais la transition ne se fait pas dans un contexte facile. La structure, une des plus importantes de France avec 34 salariés en 2010, va en effet perdre la moitié de ses effectifs d’ici la fin de l’année, selon le quotidien régional Le Bien Public (05/05/2010) du fait d’une diminution drastique de la subvention de l’État. Celle-ci, de 1,8 million d'euros en 2009, sera diminuée de moitié à moins d’un million d’euros.

Pour Michel Bachelard, maire de Quetigny et conseiller général (Ps), le nouveau cahier des charges impose, en 2011, l’arrêt de l'accompagnement des chercheurs d'emploi.

Pour le personnel de la Maison de l'emploi, « la mauvaise nouvelle n'a pas constitué une surprise mais dans ses rangs, prévaut une certaine amertume, liée au sentiment qu'on casse un travail réel » (Le Bien Public, 05/05/2010).

Le journal bourguignon en conclut : « pour beaucoup, les Maisons de l'emploi ont un seul tort : être nées avant 2007 et le changement d'orientation impulsée par Nicolas Sarkozy, notamment par le rapprochement entre l'ANPE et les Assedic. Un nouveau paysage dans lequel les Maisons de l'emploi seraient de trop. »

21 Delneste Benedicte Bénédicte Delneste, directrice de la MDEF de Dijon

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 00:08

Christophe Sirugue, député-maire de Chalon sur Saône (Ps) a publié sur son site, le 27 avril 2010, une question orale qu’il a posée à Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l'emploi. À la même date, le site de l’Assemblée nationale n’avait pas encore mis en ligne la question – ni, à fortiori, l’éventuelle réponse du ministre.

Cette question illustre largement des préoccupations d’autres élus locaux, même si, loin de là, toutes les situations ne sont pas aussi problématiques. Une partie d’entre eux considèrent que le gouvernement les avait incités à mettre en place des dispositifs territoriaux, comme la Maison de l’emploi et de la formation du Chalonnais, mais que, depuis, il leur en laisse la charge complète, se retirant de facto du partenariat.

C’est pourquoi je reprends intégralement la question posée par Christophe Sirugue, comme je ne manquerai pas de citer ce que répondra Laurent Wauquiez, le cas échéant :

« La situation de l'emploi et plus particulièrement l'angoisse du chômage est redevenue la première préoccupation de nos concitoyens.

Face à cela nous avons besoin d'un service public de l'emploi en capacité de rassembler ses forces et de développer un accompagnement à la hauteur des enjeux.

Malheureusement depuis plusieurs mois, je constate la situation inverse sur le bassin d'emploi de Chalon-sur-Saône.

En 2006, le gouvernement de l'époque avait beaucoup œuvré pour que soient développées sur les territoires, à grand renfort d'incitations financières, des maisons de l'emploi présentées comme une organisation indispensable à la bonne marche du service public de l'emploi. L'idée était de mettre en synergie, souvent dans un même lieu, tous les dispositifs de lutte contre le chômage afin d'accroître leur efficacité, leur facilité d'accès et leur lisibilité pour les usagers.

Quatre ans après, à Chalon-sur-Saône où la maison de l'emploi fut labellisée, le bâtiment prévu à cet effet voit petit à petit les services accessibles aux usagers partir.

Ainsi, la réorganisation de Pôle emploi a-t-elle conduit au départ des guichets pour les locaux des Assedic.

L'AFPA soumis à des contraintes budgétaires lourdes a également quitté ces locaux pour se regrouper ailleurs.

Le CIO est supprimé de Chalon sur Saône, première ville du département de Saône-et-Loire dans lequel ne resteront que deux villes d'implantation distantes toutes les deux de 50 km de Chalon-sur-Saône.

Il ne reste donc plus dans les locaux que ce qui est porté essentiellement par les collectivités locales c'est à dire la mission locale et le PLIE.

Comment pouvez-vous m'expliquer qu'un gouvernement puisse à ce point remettre en cause ce qu'a fait le précédent pourtant issu de la même majorité ?

Au-delà de cette question relative au rassemblement des forces du service public de l'emploi se pose aussi la question de Pôle emploi.

Les agences de Chalon-sur-Saône sont aujourd'hui soumises comme partout en France à une pression considérable.

Les chiffres du nombre de dossiers qui devaient être suivis par un conseiller, rappelés dans les débats parlementaires au moment de la fusion ANPE – Assedic, sont aujourd'hui multipliés par deux voire par trois. L'accompagnement de qualité, n'est dans ces conditions plus possibles malgré la bonne volonté des agents de Pôle emploi dont les temps de formation aux tâches nouvelles ont été réduits au strict minimum.

Des lieux abandonnés, des moyens insuffisants voilà le constat que je fais sur le bassin d'emploi de Chalon-sur-Saône de la situation du service public de l'emploi.

Aussi pouvez-vous me dire ce que vous comptez faire pour améliorer la situation ? »

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 00:03

La difficulté à vivre de son activité ne touche pas seulement les salariés, et les services sociaux des départements ont à traiter un nombre important, bien que rarement mis en avant, d’indépendants qui recourent au RSA (revenu de solidarité active). C’est le cas aussi à la campagne.

Le conseil général de Saône et Loire a décidé de revoir son programme d’insertion pour l’année 2010. Présidé par Arnaud Montebourg (Ps), il entend élargir son action à toutes les personnes frappées par la crise, en appuyant les plateformes de mobilité gérées par des associations ou des maisons de l’emploi.

La Bourgogne compte une quinzaine de structures offrant des services liés à la mobilité pour les personnes en situation précaires. Elles sont appuyées par le conseil régional. Les prestations varient en fonction des plates-formes mais la plupart proposent le prêt de voitures, de deux roues, du covoiturage, du transport à la demande et de l’accompagnement pour les épreuves du permis de conduire. A Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire), des vélos électriques et des scooters sont loués à des tarifs préférentiels aux demandeurs d’emploi.

Selon le site vivre-a-chalon.com (13/04/2010) les bénéficiaires du RSA issus du milieu agricole étaient « jusqu’alors oubliés des dispositifs d’aide » tout comme les travailleurs indépendants. Ils disposeront désormais d’un accompagnement spécifique. Un numéro vert sera mis en place pour aider les agriculteurs dans leurs démarches ou dans leur parcours de réinsertion professionnelle. Les indépendants (commerçants, artisans, artistes, auto-entrepreneurs) pourront signer une charte d’engagements, leur assurant un suivi régulier dans le développement de leur activité ou dans leur reconversion.

Le conseil général a décidé d’intégrer en 2010 une clause d’insertion sociale dans les marchés publics pour les achats, les services ou les travaux. L’entreprise retenue devra s’engager à faire travailler des personnes en insertion professionnelle.

La Saône et Loire compte trois maisons de l’emploi et de la formation (MEF) labellisées au titre du plan de cohésion sociale, la MEF du Chalonnais (Chalon sur Saône), celle du Charolais-Brionnais (Paray-le-Monial) et celle de l'Autunois Morvan (Autun), bien que cette dernière n’ait jamais fonctionné réellement. Par ailleurs, il existe une maison de l’emploi à Mâcon mais, même si elle préexistait au plan Borloo, elle n’a jamais obtenu le label officiel.

La MEF de Chalon s'était lancée dès le printemps 2007 dans le prêt de voitures et le covoiturage.

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 00:06

Selon Fabienne Sarrasin, directrice de la maison de l’emploi et de la formation de Haute Côte-d'Or. Boîte à outils territoriale en Haute Côte-d'Or (MEF), une des missions de sa structure est l'information des habitants du territoire (Nouvelles Brèves du C2R Bourgogne n°30, juin 2009, propos recueillis par Céline Faget).

La responsable de cet organisme rural, qui a deux implantations à Montbard et Châtillon-sur-Seine, considère qu’il est en effet « difficile pour les publics comme pour les professionnels de s'y retrouver dans les nombreux dispositifs et mesures en matière d'emploi, de formation et de création/reprise d'entreprises. »

La MEF a donc lancé la création d'une « Boîte à outils territoriale » recensant les dispositifs, l'offre de services, les mesures et coordonnées des différentes structures du territoire.

Cette boîte à outils comportera quatre volets pour les demandeurs d'emploi, les salariés, les créateurs ou repreneurs d'entreprises et enfin les entreprises.

Elle a pour objectif une meilleure visibilité des outils et dispositifs disponibles ainsi que l'amélioration de l'information et de l'orientation des publics.

Accessible dans les centres de ressources de la MEF à Châtillon-sur-Seine et Montbard, la boîte à outils devrait ensuite être mise en ligne sur le site internet de la Maison de l'emploi et de la formation. Pour l’instant, le site n’est pas encore activé.

  • Le futur site de la MEF : www.mef21.fr


     Fabienne Sarrasin, directrice de la MEF de Haute Côte-d'Or

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 00:04

Souvent mise en cause par le secrétaire d’État à l’emploi, Laurent Wauquiez, ainsi que par deux députés Ump, Bernard Depierre (Côte d’Or) et Marie-Christine Dalloz (Jura), la maison de l'emploi et de la formation du bassin dijonnais (MDEF), continue cependant de mettre en œuvre une offre de service ambitieuse.

Pour Richard Atwood, directeur de la MDEF, la grande originalité de sa structure, c’est la plateforme emploi-compétences (Nouvelles Brèves du C2R Bourgogne n°30, juin 2009, propos recueillis par Céline Faget). L’action vise la gestion anticipée des compétences et de l'emploi sur le territoire.

Des conseillers venant d’Agefos-Pme, de la Cgpme et de la MDEF recueillent les besoins en compétences d'entreprises. La synthèse permettra de définir les troncs communs de leurs attentes. Les conseillers accompagnent également les employeurs vers un changement de pratiques en matière de recrutement et de gestion RH. Il s’agit de privilégier les compétences plutôt que l'exigence d'un diplôme ou d'une longue expérience, facteurs qui excluent de nombreux candidats à l'emploi.

Les structures d'accompagnement, d'insertion ou les organismes de formation définissent des méthodes de travail et des outils communs permettant l'identification des compétences détenues par les personnes accompagnées. La mesure d'écart entre les compétences attendues par les entreprises et celles détenues par les candidats à l'emploi permettra d'orienter les personnes vers l'emploi direct ou vers un parcours de formation.

Enfin, des formations destinées aux candidats, élaborées à partir des troncs communs des compétences attendues par les entreprises seront mises en place.

  Richard Atwood, directeur de la MDEF de Dijon

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Le Cahier des charges 2009 des maisons de l’emploi (décembre 2009)

Les Modalités de financement des maisons de l’emploi (décret de décembre 2009)

Rapport du groupe de travail sur l’élaboration d’un nouveau cahier des charges pour le conventionnement des maisons de l’emploi  (Michel Thierry, IGAS, septembre 2009)


L’étude de la DARES : Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)
Le rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008)

Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.
Le
rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)
La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

La liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

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