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Anne Le Bissonnais : Les Missions du possible, Avec et pour les jeunes en parcours d’insertion, Apogée, Collection Les panseurs sociaux, Rennes, 2009

Avec un taux de plus de 20%, le chômage des jeunes est très élevé ; deux fois plus que celui de leurs aînés. Principaux concernés par les emplois en contrats à durée déterminée et les missions d’intérim, les jeunes peu qualifiés et ceux des quartiers dits « en difficulté » sont les premiers à subir les crises économiques, telles que celle que nous connaissons actuellement. Pour eux, obtenir un emploi est de plus en plus difficile, accéder à l’autonomie aussi.

Parce que les conditions d’insertion s’aggravent pour des milliers de jeunes en France, un travail d’accompagnement global, individualisé et dans la durée est plus que jamais nécessaire.

Ce livre montre la façon dont les missions locales, depuis plus d’un quart de siècle, les accompagnent dans leur trajectoire. Il décrit leur démarche, leur savoir-faire et leur travail quotidien, illustrés par le cas de la mission locale Sud Essonne, à cheval entre espaces urbain et rural. Le réseau des missions locales accompagne plus d’un million de jeunes par an ; dans chacun des cinq cents territoires où elles sont implantées, elles contribuent aux politiques locales en direction de la jeunesse. Leur travail reste pourtant largement méconnu. Comment ce capital d’expérience irremplaçable peut-il mieux trouver sa place dans les politiques publiques d’emploi et d’insertion ?

Anne Le Bissonnais est socio-économiste. Elle travaille depuis vingt ans dans le domaine du développement local et de l’insertion, en France et en Afrique. Entre 1998 et 2008, elle a été conseillère, puis coordinatrice et directrice de la mission locale Sud Essonne, à Étampes. Depuis, elle a engagé une recherche-action sur l’insertion des jeunes au Niger.

Le réseau des missions locales accompagne plus d’un million de jeunes par an ; dans chacun des cinq cents territoires où elles sont implantées, elles contribuent aux politiques locales en direction de la jeunesse. Leur travail reste pourtant largement méconnu. Comment ce capital d’expérience irremplaçable peut-il mieux trouver sa place dans les politiques publiques d’emploi et d’insertion ?

Invitation à la lecture

Voici un ouvrage des missions locales. « Des » plutôt que « sur » les missions locales ». Parce que, si le lecteur y lira ce qui se passe dans les missions locales, l’immense intérêt de ces mots est qu’ils proviennent de celles-ci. Notre époque, on le sait, est friande de mots-chapiteaux très englobants, un peu passe-partout. Ainsi, « l’acteur » est à toutes les sauces comme l’est le « partenariat » ou l’« accompagnement ». À tel point que l’on parvient à se demander par déduction, puisque tous seraient acteurs, partenaires et accompagnateurs, quelle est la réelle signification de ces mots qui, à force d’être répétés, perdent leur sens au bénéfice de l’incantation. Anne Le Bissonnais, elle, raconte de l’intérieur. Professionnelle de mission locale, conseillère puis directrice, elle dit ce qu’insérer veut dire. Couchées sur le papier, ses paroles ne sont pas simples descriptions mais, comme un pendule, oscillent des réalisations aux émotions, des constats aux projets, des jeunes aux professionnels.

Ce balancement, ce va-et-vient, ne sont pas sans évoquer un autre mouvement pendulaire qui, si l’on peut parler de « recul historique » à partir d’un quart de siècle, correspond aux représentations s’attachant aux missions locales : nées d’un immense espoir contingent d’un slogan, « Changer la vie », elles sont porteuses d’utopie et, pourtant, de toutes les structures issues de ce tronc commun qu’est l’éducation populaire, devenue « éducation permanente » dans les années soixante, elles apparaissent simultanément comme les plus institutionnalisées… pour ne pas dire engoncées dans des logiques programmatiques, contraintes au quantitatif jusqu’à ce que le qualitatif — entendu comme l’indicible de la relation — soit considéré comme quasi-accessoire.

Il y a donc une sorte de déséquilibre intrinsèque, une dialogique qui suit et poursuit les missions locales. Il en découle des incompréhensions, une image complexe et contradictoire, des échappées créatives et des soumissions disciplinées.

« Le conseiller » de mission locale, personnage clé de la structure, passe ainsi de l’agent à l’acteur. Tout ceci transpire dans ce que raconte et conte Anne… que l’on a envie d’interroger en faisant succéder… « ne vois-tu rien venir ? »

C’est à ce moment que la réponse exprime parfaitement ce qui est au cœur de la pensée, de la culture doit-on dire, des professionnels de mission locale : sur le chemin et jusqu’à l’horizon, l’amer — point de repère sur le littoral pour se diriger lorsqu’on est en mer — est « le jeune ». « Le jeune » ? Serait-ce que l’on pourrait en parler au singulier ? Oui et non. Non, bien sûr, car plurielle « la jeunesse n’est qu’un mot » et le singulier de chaque jeune chasse le singulier d’une catégorie générationnelle. Oui, bien sûr, car tous les jeunes ou presque rencontrent désormais des difficultés pour accéder à l’adultéité. Et leur point commun, c’est-à-dire le fait que ces singuliers constituent un général marqué plus de désenchantement que d’espoir, se lit dans les petites monographies qui émaillent cet ouvrage. Qu’on ne s’y trompe pas ! Ces tranches de vie ne sont pas des illustrations, placées ça et là pour « faire vécu ». Elles fournissent le sens de l’engagement d’une professionnelle et, derrière-avec elle, de la très grande majorité de celles et ceux qui, de l’accueil à l’accompagnement, de la « relation entreprise » à l’animation d’ateliers collectifs, constituent le bataillon des piou-piou de la réparation sociale, de l’intégration et de l’émancipation.

En passant, notons que cette posture exposée en mission locale est bien celle d’une interaction, jeune et professionnel. Elle n’est ni exclusivement le jeune, ni exclusivement le professionnel. Constat qui pourrait sembler bien ordinaire et banal alors que, tout au contraire, les messages rabâchés, les slogans et autres injonctions publiques, croient gagner leur légitimité en affichant « le jeune » ou « les jeunes » comme si celui-ci ou ceux-ci pouvaient être traités distinctement, à part. Le discours dominant excelle dans cette façon d’appréhender une problématique singulière et collective de l’extérieur : « les professionnels de l’écoute », selon les mots de Bertrand Schwartz, se muent en « opérateurs » ; le vocabulaire médical subvertit de l’intérieur à coups de « diagnostic » et autres « prescriptions » ; la « relation » devient une « offre de services »… Face à l’offensive subreptice et permanente de toute cette novlangue qui participe d’un triple dessein — considérer la socialisation comme un produit, dissocier pour hiérarchiser (l’emploi au-dessus du reste considéré comme accessoire) et limiter les ambitions subversives d’émancipation sous couvert de pragmatisme -, ce qu’écrit Anne Le Bissonnais fait œuvre de résistance.

Autre temps, autres mœurs, s’il fût un temps où les résistants étaient décorés, il est un temps où la résistance est systématiquement associée « au changement » alors qu’en fait, tout au long des lignes de cet ouvrage mais également entre ces lignes, on comprend qu’elle est un devoir, une éthique de conviction et une éthique de responsabilité, l’une et l’autre ne s’opposant pas mais se combinant et, précisément, permettant le changement. Il y a ainsi une conviction qu’exprime Anne… et on la sent bien ancrée sur un engagement certainement personnel mais qu’elle a mis au cœur de ses responsabilités à la tête d’une mission locale ; il y a également une responsabilité fondée sur l’inacceptabilité de la situation réservée aux jeunes. La justice sociale, faut-il le rappeler, est avec l’ambition démocratique à la base de l’éducation populaire.

Encore une fois donc, une dialogique, militantisme et professionnalisme, qui exprime bien à mon avis ce fonds culturel des missions locales qui les fait considérer alternativement comme des outils au service de politiques de l’emploi et de la formation, et comme des poils à gratter. Disciplinées et dissipées, dans les programmes et dans les projets. Anne ne regimbe pas à parler programmes (TRACE, CIVIS…) et dispositifs multiples. Anne n’oublie pas plus les perspectives des jeunes — leur quotidien de « galère » pour se déplacer, se loger, etc. — et celles des professionnels. Ainsi, cet ouvrage est bien complexe… sans être compliqué. Pas compliqué puisque, le lisant, on pénètrera dans la « vraie » vie d’une mission locale, certains la découvrant alors que d’autres, professionnels de l’insertion, seront par effet-miroir en position de réflexivité sur leur propre vécu. Complexe, du latin complexus qui signifie « relier », parce que tout s’y trouve : singulier et pluriel, raison et émotion, constats et représentations, colère et espoir.

De la sorte, l’édition de cet ouvrage, soutenue par l’Association Nationale des Directeurs de Missions Locales, atteint au moins deux objectifs.

Expression directe d’une acteure devenue auteure des missions locales, cet ouvrage est une œuvre autonome : comme indiqué introductivement, il n’écrit pas « sur » mais « des » missions locales. Souhaitons qu’il suscite d’autres vocations, cette collection des « Panseurs sociaux » leur étant ouverte.

En ces temps pour le moins troublés et incertains, il est une pierre à l’édifice de la compréhension des missions locales dont on souhaiterait qu’elles ne soient pas soumises aux aléas des yeux doux de Chimène en période cyclonique et de la suspicion lorsque le climat est plus clément.

Philippe Labbé, avril 2009

Introduction

« Émeutes des jeunes » de novembre 2005, révolte de 2007 à Villiers-le-Bel, violences de Vitry-le-François en juin 2008… les jeunes des banlieues continuent à alimenter les fantasmes de l’opinion publique et à susciter les interrogations des élus. Les journaux titrent sur ces quartiers où le chômage des jeunes frôle les 40 %. Pourtant, les analyses et les propositions concrètes concernant les jeunes en insertion sont quasiment absentes des programmes politiques actuels. L’heure est à la refonte du service public de l’emploi, mais Christine Lagarde, Ministre de l’Économie, concentrée jusqu’à récemment sur l’objectif de fusion ANPE-UNEDIC, n’a toujours pas précisé le devenir des missions locales, dont l’objectif est l’insertion professionnelle et sociale des jeunes de 16 à 25 ans. Que connaît-on d’ailleurs du travail réel de ces structures, « évaluées » souvent uniquement à travers le prisme des chiffres de programmes éphémères et dénués de sens tels que le CIVIS, alors qu’elles accompagnent plus d’un million de jeunes par an ?

Avec un taux d’environ 19 % au deuxième trimestre 2008, le chômage des jeunes est en effet toujours très élevé, deux fois plus que celui de leurs aînés, même s’il a connu une légère baisse début 2008… avant « la crise ».

Le problème d’accès à l’emploi des jeunes à faible niveau de qualification est préoccupant. L’offre pour les personnes sans qualification n’existe quasiment plus, au mieux trouvent-elles des missions courtes et précaires. Les jeunes subissent de plein fouet les conséquences de trente ans d’une autre crise — moins spectaculaire mais permanente — et de désindustrialisation. Les jeunes peu qualifiés et ceux des quartiers dits « en difficulté », souvent stigmatisés, sont les premiers à subir la crise de l’emploi. Les jeunes ruraux sont moins nombreux certes et surtout moins visibles, mais l’accès à l’autonomie est, pour eux aussi, une véritable course d’obstacles.

Dans ce contexte, l’accès à l’emploi des jeunes et, en particulier, de ceux qui sont faiblement qualifiés, ne peut relever d’un simple jeu d’offres et de demandes. L’accès à l’emploi demande un travail plus global et personnalisé d’accompagnement, pour les aider à — selon les cas — prendre confiance en eux, trouver un logement, découvrir le monde de l’entreprise et préparer sa recherche d’emploi, construire un projet professionnel ou reprendre une formation. Le travail de rapprochement avec les entreprises est aussi nécessaire pour multiplier les occasions de rencontres entre les jeunes et les employeurs, appuyer les candidatures et tenter d’œuvrer pour une meilleure égalité des chances. C’est, depuis plus d’un quart de siècle, la fonction des missions locales, désormais intégrées dans le service public de l’emploi. Pourtant, ce réseau est fragilisé par une absence de politique cohérente en direction des jeunes, même si les difficultés de ces jeunes sont aujourd’hui reconnues et même si l’accompagnement individualisé est mis en avant.

Dans une période où les jeunes se trouvent souvent enfermés dans une image sinon caricaturale du moins stéréotypée, il m’a semblé important de contribuer à une meilleure connaissance du vécu des jeunes en témoignant des réalités qu’ils vivent, de leurs trajectoires riches et multiples, de leur volonté de s’en sortir dans un contexte contraignant. Par ailleurs, alors que les professionnels des missions locales doutent parfois de leur utilité et de leur efficacité, il est nécessaire de contribuer à la capitalisation de l’histoire et du travail des Missions locales depuis vingt-cinq ans, de présenter les méthodes de travail mises en oeuvre au sein de ces structures associatives. Plusieurs ouvrages sur les missions locales ont été rédigés ces dernières années : la référence essentielle, le rapport de Bertrand Schwartz, écrit en 1981 et épuisé, a été réédité en 2007 1, enrichi de précieuses contributions, dressant un bilan, présentant et analysant le contexte actuel. Ce nouvel ouvrage sera utile, je l’espère, dans la mesure où il part de la volonté de mettre en avant le quotidien d’une mission locale, celle du Sud Essonne, à cheval entre espaces urbain et rural, et le vécu des jeunes qui la fréquentent, tout en donnant accès à une réflexion plus générale sur les politiques d’insertion et de l’emploi. À travers mon expérience de vingt ans en matière de développement local et de dix ans en mission locale, en tant que conseillère puis directrice, j’ai souhaité également apporter mon analyse des politiques d’insertion engagées en France ces dernières années et de la contribution des missions locales à ces politiques.

Les actions menées par la mission locale Sud Essonne et les parcours d’insertion sont illustrés par des exemples, des portraits et des témoignages de jeunes (recueillis notamment lors d’une recherche-action menée depuis trois ans dans le cadre d’une « démarche qualité ») ainsi que par des réflexions de directeurs de missions locales, de conseillers et de partenaires de l’association.

Ce livre, qui s’adresse aux professionnels de l’insertion mais aussi aux élus et citoyens intéressés par la question des jeunes et de leur devenir, poursuit ainsi un triple objectif :

- faire connaître le vécu de jeunes en insertion et notamment celui, méconnu, des jeunes ruraux d’un territoire francilien. La première partie de l’ouvrage est ainsi consacrée à la situation des jeunes aujourd’hui, leurs difficultés en matière d’accès à l’emploi et, de façon plus globale, d’accès à l’autonomie ;

- donner à voir le travail des missions locales. La deuxième partie rappelle les principes fondamentaux des missions locales et présente le travail quotidien de ces structures à partir du cas concret de la mission locale Sud Essonne, telle qu’elle a fonctionné entre sa relance en 1998 et mon départ mi-2008 ;

- contribuer à la réflexion sur les politiques d’insertion. La troisième partie revient sur l’histoire du réseau des missions locales, et de sa place dans les politiques publiques d’emploi et d’insertion.

Schwartz Bertrand, Labbé Philippe, ANDML, Rapport sur l’insertion sociale et professionnelle des jeunes, 1981 : la naissance de l’insertion, éditions Apogée, 2007.

Table des matières

Invitation à la lecture (préface de Philippe Labbé)

Première partie — Des jeunes, de « galère » en insertion

1. Sébastien, Nabila, Sylvain, Awa, Djamel : des histoires de vie, en ville ou dans les communes rurales

2. Un chômage des jeunes qui perdure

2.1 Plus de 600 000 jeunes au chômage

2.2 Un chômage qui touche particulièrement les jeunes peu ou pas qualifiés

a) Les jeunes sans qualification

b) Les jeunes non diplômés

c) Les jeunes titulaires du CAP-BEP

2.3 Des difficultés d’accès à l’emploi même pour les plus qualifiés

3. Une insertion plus longue et plus complexe

3.1 Un accès à l’autonomie plus long et plus difficile

3.2 Des difficultés qui interagissent

4. Les difficultés plus grandes pour les jeunes ruraux et pour les jeunes des quartiers

4.1 La situation des jeunes ruraux

a) Les difficultés de mobilité

b) Le réseau de relations entre isolement, contrôle social et dépendances

c) Les difficultés d’accès aux loisirs et à la culture

4.2 La situation des jeunes des quartiers « sensibles »

a) Les discriminations, un fait social désormais reconnu

b) Précarité et difficultés familiales

c) L’impasse de la ségrégation territoriale

Deuxième partie — Les Missions locales : une approche globale et territoriale, des outils pour accompagner les jeunes dans leurs parcours

1. Une mission : accompagner les jeunes, de façon globale et personnalisée

1.1 Un mode d’intervention global

1.2 Un accompagnement individualisé et dans la durée, l’exigence de l’écoute et l’engagement des professionnels de l’insertion

1.3 S’appuyer sur les ressources et les aspirations des jeunes

1.4 Le travail des missions locales à travers l’exemple du Sud Essonne

a) Le bassin d’Étampes, un territoire aux franges franciliennes de l’Essonne…

b) La mission locale Sud Essonne

2. Une approche locale : partir du territoire et de ses acteurs

2.1 La connaissance du territoire et du public

a) Une fonction essentielle au service de l’action et des autres acteurs du territoire

b) Avec et pour les jeunes, une recherche-action menée en mission locale

2.2 Le développement des partenariats locaux et la construction de projets

a) Le partenariat au quotidien

b) Les journées des métiers, dans le cadre du Réseau Public d’Insertion des Jeunes (RPIJ)

c) La contribution à la politique de la ville et la mise en place de plateformes de services dans les quartiers

d) Le groupe de travail « Partenaires de l’emploi »

e) Les partenariats dans le domaine de l’insertion sociale et de la santé

3. Michel, Clément, Émilie, Ousmane, David et Laura : six parcours avec la mission locale

4. Travailler avec les jeunes : méthodes et outils

4.1 Accompagner chaque jeune vers l’autonomie sociale et l’indépendance économique

a) L’accueil, l’information et l’orientation du public

b) L’accompagnement des parcours d’insertion

c) Les Ateliers de Découverte des Métiers ou les Parcours d’Orientation Professionnelle : des outils pour construire un projet professionnel

d) L’accès à la formation

e) Les ateliers entreprises pour rapprocher les jeunes et les employeurs

f) Le lien avec des adultes de référence ou l’intérêt du parrainage

g) L’accompagnement social et l’aide financière

h) Le logement et l’accès à l’autonomie résidentielle

i) L’accès aux droits de santé

j) L’aide à la mobilité pour élargir les horizons

4.2 Contribuer à rendre les jeunes acteurs et citoyens

a) La mobilité internationale, en individuel ou en collectif

b) La culture et les loisirs

Troisième Partie — Les missions locales dans les politiques publiques d’insertion : une place à consolider

1. De l’expérimentation à l’intégration dans le service public de l’emploi : le processus de construction du réseau des missions locales

1.1 Les années quatre-vingt : l’expérimentation

1.2 Les années quatre-vingt-dix : l’inscription des missions locales dans les dispositifs ou le début de l’institutionnalisation

1.3 Les années deux mille : la professionnalisation

2. Les missions locales aujourd’hui, un réseau efficace et intégré au service public de l’emploi

2.1 Les missions locales : une réalité pour des centaines de milliers de jeunes, des résultats démontrés

2.2 Un réseau professionnel, structuré et une source majeure de connaissance de la situation des jeunes

a) Un réseau de professionnels

b) Un réseau structuré au niveau local, régional et national

c) Une source unique de connaissance des situations des jeunes

3. Les missions locales dans les politiques d’emploi et d’insertion : les enjeux actuels

3.1 La difficile cohérence des politiques publiques d’emploi et d’insertion

a) « L’empilement » des dispositifs et des mesures d’incitation…

b) Le contrat d’autonomie du plan « Espoir banlieues » : un nouvel avatar ?

c) Les risques de l’instrumentalisation

d) La priorité donnée à l’emploi

3.2 L’enjeu d’une politique globale et territoriale

a) L’expérience des maisons de l’emploi

b) La réforme du service public de l’emploi : la priorité actuelle du Gouvernement.

c) Favoriser la transversalité et la mise en oeuvre d’une politique globale et territoriale d’insertion des jeunes

Conclusion

Collection « Les panseurs sociaux

La collection « Les panseurs sociaux » est publiée par les éditions Apogée sous la direction de l’Association nationale des directeurs de mission locale.

Déjà parus :

-          Philippe Labbé, Les Bricoleurs de l’indicible, 2003, tome 1

-          Philippe Labbé, Les Bricoleurs de l’indicible, 2004, tome 2

-          Michel Abhervé et Philippe Labbé, L’Insertion professionnelle et sociale des jeunes ou l’intelligence pratique des missions locales, 2005.

-          Bertrand Schwartz, Rapport sur l’insertion professionnelle et sociale des jeunes suivi de Philippe Labbé, Bien sous tout rapport

-          ANDML, Manifeste pour un contrat social avec la jeunesse, 2007.

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Le Cahier des charges 2009 des maisons de l’emploi (décembre 2009)

Les Modalités de financement des maisons de l’emploi (décret de décembre 2009)

Rapport du groupe de travail sur l’élaboration d’un nouveau cahier des charges pour le conventionnement des maisons de l’emploi  (Michel Thierry, IGAS, septembre 2009)


L’étude de la DARES : Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)
Le rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008)

Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.
Le
rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)
La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

La liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

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