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Le rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008)

Le rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)

Le
rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.

La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (février 2008, source DGEFP)

La liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

 

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

Une histoire de l'association Cime.

Une présentation de Balise, dispositif d'aide à la création d'activité au sein des maisons de l'emploi 

Le bulletin Balise Info 2007

Une présentation des maisons de l'emploi de Wallonie (Belgique)

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Diaporama "Maisons de l'emploi et création d'entreprises"

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Ce site suit les expériences, les projets, le cadre légal et les initiatives en faveur du développement de l'emploi, de la lutte contre l'exclusion et de l'appui à création d'entreprises. Il s'intéresse en particulier aux débats autour de la mise en  place des stratégies territoriales en faveur de l'emploi.

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Jeudi 3 juillet 2008

Lors du débat parlementaire sur la loi de modernisation de l’économie, le 1er juillet 2008, le Sénat a confirmé le texte de l’Assemblée nationale créant un statut social de l’auto-entrepreneur.

Jean-Claude Danglot, sénateur communiste du Pas-de-Calais, a considéré que le texte proposait « de développer massivement le recours à la pluriactivité, comme réponse à la médiocrité des rémunérations ou à la modestie des prestations sociales ». Selon lui, on pourra « être chômeur salarié et exercer une activité indépendante accessoire, être caissière de supermarché soumise au temps partiel imposé et vendeuse de produits de parfumerie au porte à porte (…) Quel bonheur ! Quelle société idéale ! (…) Faire coexister un statut de salarié précaire avec un statut d'indépendant tout aussi précaire et finalement assez peu indépendant. »

L’élu nordiste se demande si le régime de la micro-entreprise a « la cote ».  Il remarque que « sa progression concerne surtout des contribuables exerçant une activité commerciale ou de service à titre accessoire. De 2001 à 2006, le nombre de personnes concernées est passé de 175 000 à 178 000, soit une stabilité globale. En revanche, le nombre de non-professionnels a progressé de 200 000 à 250 000. » Pour lui, c’est « la faible progression des salaires depuis 2002 a amené nombre de salariés à rechercher un complément de revenu. »

Pour le sénateur communiste, « développer une catégorie d'entrepreneurs sans droits ni devoirs peut conduite à bien des abus. On fera appel aux salariés ou aux retraités pour externaliser des activités. »

Pour Jacques Blanc, sénateur Ump de Lozère,  qui évoque ses « réticences initiales », « le statut de l'auto-entrepreneur rejoint la réalité de la micro-entreprise ». Il veut « éviter insupportables dérives et effets d'aubaine » notamment pour conserver l’obligation de qualification dans les métiers de l’artisanat.

C’est l’aspect fiscal qui inquiète Jean-Pierre Godefroy, sénateur socialiste de la Manche. Il se demande comment on justifie « qu'un revenu soit tantôt soumis à un prélèvement de 1 % s'il provient de l'auto-entreprise, et tantôt à des prélèvements sociaux de 20 % et à l'impôt sur le revenu s'il provient de l'activité salariée ? ». Il évoque l’hypothèse  d’un « objectif de faire disparaître le statut de salarié par une multitude de petites activités indépendantes pour lesquelles chacun devra assurer sa protection sociale... »

Laurent Béteille, sénateur UMP de l’Essonne et rapporteur du projet de loi, estime que celui-ci  légalise « des activités exercées dans l'ombre, qui représentent une concurrence déloyale et qui n'offrent aucune garantie au consommateur ». Il considère que « la dispense d'immatriculation est sans incidence sur l'application des règles applicables à l'ensemble des entrepreneurs (...) L'auto-entrepreneur sera tenu de s'assurer dans les mêmes conditions que les autres professionnels, pour l'exercice de son activité. La législation sur la protection des consommateurs s'appliquera, les dispositions sur la concurrence aussi. »

En faisant adopter un amendement, Laurent Béteille, maire de Brunoy (91), change cependant un peu la portée du texte qui évoquait initialement des « activités complémentaires ». Le texte voté prévoit que « les personnes physiques exerçant une activité commerciale à titre principal ou complémentaire sont dispensées de l'obligation de s'immatriculer ». Selon le sénateur francililen, il s’agit de ne pas exclure certaines catégories de population, tels les chômeurs ou les étudiants. La référence unique est donc un seuil plutôt que « des catégories plus ou moins enchevêtrées. »

 Laurent Béteille, sénateur de l’Essonne

par Benoit Willot publié dans : création entreprise communauté : Emploi, territoires, insertion
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Vendredi 20 juin 2008

Le projet de loi de modernisation de l’économie a été adopté par les députés le 17 juin 2007 par 321 voix (selon l’Assemblée nationale, alors que le ministère des finances en a compté 323) contre 230. Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi a évoqué la « solidité du consensus » autour de ce texte. Remarquons cependant que ledit consensus se limite au Nouveau Centre et à l’UMP – encore que 2 députés de cette formation aient voté contre, tandis que 6 s’abstenaient.

Le Sénat examinera le texte à partir du 30 juin.

L’Agence pour la création d’entreprises (Apce) a cependant déjà pris les devants et met en ligne un « Kit de l'auto-entrepreneur » qui intègre déjà des spécimens de ce que pourraient être les documents de déclaration de la création d’activités ou de sa cessation ainsi qu’un « carnet de l’auto-entrepreneur » qui comprend les formulaires liés aux obligations fiscales et sociales.

L’argumentaire utilisé par l’Apce est que le statut d’auto-entrepreneur permet une « création d’entreprise légère ! légère ! ».

Bien évidemment, ces papiers sont à prendre sous toutes réserves : de l’adoption des textes par le parlement d’abord, et des décisions règlementaires et techniques des différents organismes concernés. On peut donc cependant s’imaginer déjà en auto-entrepreneur virtuel.

On remarquera d’ailleurs que les documents de l’Apce reprennent cette formule, abandonnée dans le texte de loi.

Voici les éléments du Kit de l'auto-entrepreneur téléchargeables sur le site de l’Apce en cliquant sur les liens ci-après :

par Benoit Willot publié dans : création entreprise communauté : Emploi, territoires, insertion
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Vendredi 6 juin 2008

L’Assemblée nationale a adopté, en première lecture et avant le vote définitif du texte, le 4 juin 2008, l’article 1 du projet de loi de modernisation de l’économie qui prévoit un statut fiscal et social du petit entrepreneur (baptisé également, dans les discussions, d’auto-entrepreneur).

Jean-Paul Charié, député Ump du Loiret, rapporteur du projet de loi a proposé de modifier les seuils pour ce statut, qui sont ceux de l’actuel régime fiscal des micro-entreprises (76 300 euros de chiffre d’affaires annuel pour le commerce et 27 000 euros pour les activités de services). Ces seuils sont aussi ceux de l’exonération de TVA.

Après accord du gouvernement, les députés ont porté les seuils à 80 000 euros pour les activités commerciales et de 32 000 euros pour les activités de service.

L’Assemblée a ensuite décidé que ces seuils évolueraient, chaque année, de la même façon que le barème de l’impôt sur le revenu.

Hervé Novelli, secrétaire d’État au commerce, a estimé que la première mesure (la modification des seuils) représente un coût de 100 millions d’euros. Il a chiffré la seconde (l’actualisation annuelle) à 25 millions d’euros. Hervé Novelli a précisé qu’il s’agissait d’une évaluation « qui ne tient pas compte des recettes fiscales supplémentaires que générera le regain d’activité escompté de l’ensemble des mesures. »


 Jean-Paul Charié, député du Loiret

par Benoit Willot publié dans : création entreprise communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mercredi 4 juin 2008

Une soirée-débat était organisée le 20 mai 2008 à Nogent sur Marne (Val de Marne) sur le projet de loi de modernisation de l'économie par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris Val de Marne, la Chambre de métiers et de l'artisanat du Val-de-Marne (CMA-94), la Communauté d'agglomération de Vallée de la Marne et le club d'entreprises Vivre et Entreprendre.

Luc Chatel, secrétaire d'État chargé de l'Industrie et de la Consommation, a ainsi pu mesurer quelques unes des inquiétudes des quelques 200 commerçants et chefs d'entreprise présents… ainsi que montrer les ambiguïtés des intentions gouvernementales.

Selon l’hebdomadaire Val de Marne Infos (30/05/2008) Jean-Louis Maître, président de la CMA-94, a fait part de ses craintes à propos de la mise en place du statut de l'auto-entrepreneur : « Non inscrit auprès des chambres consulaires, sans aucune qualification, sans aucun contrôle, quelles seront les limites de son travail ? »

Selon la publication locale, Luc Chatel aurait  « levé un doute » en affirmant : « Le statut de l'auto-entrepreneur sera encadré » tout en permettant de « libérer l'entreprise dans notre pays ».

Au cours du débat, Gilles Carrez, député-maire Ump du Perreux (Val de Marne), rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, a souligné que l'on aurait pu mettre le mot libéralisation au lieu de modernisation dans l'intitulé de la loi, « mais que cela n'aurait pas eu, pour certains, la même signification. »

par Benoit Willot publié dans : création entreprise communauté : Emploi, territoires, insertion
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Dimanche 1 juin 2008

Lors de l’examen du projet de loi de modernisation de l’économie, qui traite notamment du statut des petits entrepreneurs (voir mon article : Vers un statut de l’entrepreneur individuel, 5/05/2008), la commission des affaires économiques de l’assemblée nationale a adopté plusieurs amendements.

L’article premier du projet de loi crée un système simplifié et libératoire de paiement des charges fiscales et sociales par les entrepreneurs relevant du régime de la micro-entreprise.

La commission a adopté un amendement de Catherine Vautrin, députée de la Marne (Ump), précisant que les travailleurs indépendants actuellement en exercice pourront opter eux aussi pour un prélèvement social et fiscal libératoire.

L’article 3 prévoit une dispense d’immatriculation pour les petites activités commerciales et artisanales exercées en cumul d’une activité salariée (ou par un retraité).

La commission a adopté un amendement d’Olivier Carré, député du Loiret (Ump), précisant que les greffes ou instances consulaires ne peuvent refuser les déclarations qui remplacent la demande d’immatriculation.

L’article 4 assoupli les conditions d’utilisation des locaux d’habitation comme locaux professionnels.

La commission a décidé de confier aux maires la délivrance des autorisations d’exercer une activité professionnelle dans une partie d’un local d’habitation.

Selon le gouvernement, le dispositif s’appliquera principalement aux professionnels indépendants (infirmières, chirurgiens dentistes…) mais aussi à certains artisans (coiffeurs, par exemple).

L’examen en séance publique du projet de loi par l’Assemblée nationale débute le 2 juin 2008. Le vote en première lecture devrait avoir lieu le 10 juin. Le gouvernement ayant déclaré l’urgence de ce texte, il devrait pouvoir être adopté avant la fin de la session parlementaire, après son passage au Sénat.

par Benoit Willot publié dans : création entreprise communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mercredi 28 mai 2008

La commission des lois de l’Assemblée nationale a examiné, le 15 mai 2008, le rapport d’Éric Ciotti (Ump, Alpes maritimes) sur le projet de loi de modernisation de l’économie.

Les commissaires ont adopté un amendement du rapporteur à l’article 3 du premier chapitre : « Instaurer un statut de l’entrepreneur individuel » étendant le dispositif de l’auto-entrepreneur aux conjoints et personnes ayant conclu un pacte civil de solidarité.

Elle a aussi accepté un amendement de Bertrand Pancher (Ump, Meuse) rendant le dispositif applicable aux fonctionnaires, « dont beaucoup souhaiteraient pouvoir disposer de compléments de revenu. »

La commission a également amélioré la protection des biens personnels des entrepreneurs et les conditions d’utilisation des locaux.

On s’étonnera cependant qu’une modification aussi fondamentale du statut de la fonction publique se fasse par le biais d’un amendement, sans débat plus approfondi. Espérons que les prochaines étapes parlementaires seront plus fournies.

En effet, les agents publics sont tenus de consacrer l'intégralité de leur activité professionnelle aux tâches qui leur sont confiées dans le cadre de leurs fonctions.

On imagine aisément ce qui pourrait se passer si, un responsable de travaux publics ou de construction de logements créait sa propre société de consultants et facturait ses services à une entreprise du secteur.


 Bertrand Pancher député de la Meuse

par Benoit Willot publié dans : création entreprise communauté : Emploi, territoires, insertion
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Lundi 5 mai 2008

Le projet de statut de l’entrepreneur individuel est inclus dans le cadre du projet de loi de modernisation de l'économie, présenté par Christine Lagarde, ministre de l’économie des finances et de l’emploi, en conseil des ministres le 28 avril 2008.

Le terme statut recouvre essentiellement un régime fiscal et social, joint avec une modifications des procédures.

Le terme retenu dans le projet de loi, « entrepreneur individuel », diffère de celui utilisé dans les travaux préparatoires et que l’on retrouve dans le projet d’exposé des motifs ou dans le dossier de presse du MINEFE : « auto-entrepreneur ». Les documents du ministère de l’économie se réfèrent également à la notion de « petit entrepreneur. »

Voir également le site OTOEntrepreneur qui comprend des dossiers et forums sur la question. Il met en ligne le projet de loi.

Ces nouvelles dispositions s'adressent à tout porteur de projet qui souhaite développer une activité sans pour autant créer une société.

Elles s’appliquent le champ actuel du régime fiscal de la micro-entreprise et concernent les personnes ayant un revenu fiscal de référence n’excédant pas, par part de quotient supérieure de la troisième tranche du barème de l’impôt sur le revenu. En 2008, cela concerne les personnes ayant perçu en 2006 un revenu maximal de 25 195 € par part fiscale dans le foyer.

Charges sociales et impôts globalisés

L’entrepreneur individuel pourra opter pour un paiement mensuel ou trimestriel de ses impôts sur le revenu et charges sociales de manière globalisée sur déclaration de son chiffre d’affaires.

Il paiera 13% du chiffre d'affaires dans le cas d'une activité commerciale ce qui correspond à 12% de charges sociales plus 1% d'impôts. Le plafond pour en bénéficier est de 76 300 € de chiffre d'affaires annuel.

Il paiera 23% du chiffre d'affaires dans le cas d'une activité de services ce qui correspond à 21,3% de charges sociales plus 1,7% d'impôts. Le plafond pour en bénéficier est de 27 000 € de chiffre d'affaires annuel.

L’entrepreneur individuel n’a rien à régler s’il ne génère pas de chiffre d’affaires pendant la période concernée et n’aura pas de déclaration à faire. Comme il reste dans le régime des micro-entreprises, il n’est pas soumis à la TVA.

En cas de cessation de l’activité, l’entrepreneur individuel n’a aucune obligation fiscale ou sociale postérieure.

Attention : la globalisation concerne l’impôt sur le revenu, mais pas la taxe professionnelle à laquelle l’entrepreneur individuel est soumis si son entreprise existe au 1er janvier de l’année de déclaration, sous réserve des possibilités d’exonération relevant d’autres dispositifs.

Simplification des démarches d’immatriculation

La loi de modernisation de l'économie devrait instaure une dispense d'immatriculation au registre du commerce et des sociétés pour les salariés ou les retraités exerçant une activité rentrant dans ce cadre. Une déclaration remplacera l’inscription.

Protection du patrimoine de l'entrepreneur individuel

La protection du patrimoine d’un entrepreneur individuel est élargie. À l’insaisissabilité de la résidence principale s’ajoute celle de tous les biens fonciers bâtis et non bâtis de non affectés à l’usage professionnel.

Utilisation d’un local d’habitation pour un usage professionnel

Le projet de loi prévoit la suppression de l’autorisation administrative pour utiliser un domicile situé au rez-de-chaussée en tant que local professionnel, y compris pour une activité commerciale.

Il assouplit le régime applicable aux logements sociaux de type Hlm, en supprimant l’obligation du caractère temporaire de l’exercice d’activités économiques dans des locaux d’habitation situés en rez-de-chaussée dans les zones franches urbaines et les zones urbaines sensibles. 

par Benoit Willot publié dans : création entreprise communauté : Emploi, territoires, insertion
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Jeudi 10 avril 2008
L'association Pour une économie solidaire (PES), qui gère la couveuse d’entrepreneurs à l’essai d’Orléans (Loiret) a mis en place entre octobre et décembre 2007 une formation pilote à destination de bénévoles volontaires pour consacrer quelques heures par mois à l'accompagnement des créateurs d'entreprise.
La formation a été financée par le fonds social européen, avec comme objectif de permettre aux bénévoles d'acquérir l'outillage technique nécessaire à l'accompagnement, notamment des publics en insertion.
Pour PES, il s’agissait de préparer la conclusion de conventions tripartites d'une durée d'un an renouvelable entre l'accompagnateur bénévole, le créateur de l'entreprise et la maison de l'emploi du bassin d'Orléans.
Le blog de la maison de l’emploi présente ainsi la conclusion de l’opération : « Au terme de la convention, un bilan élaboré conjointement par le créateur d'entreprise et l'accompagnateur bénévole est produit à la maison de l'emploi. Dans les deux mois suivants la production de ce bilan, et après avoir constaté la réalité des actions d'accompagnement menées, la maison de l'emploi délivre à l'accompagnateur bénévole le document attestant la bonne exécution de la convention et de sa mission, lui permettant ainsi de bénéficier de la réduction d'impôt. »
Une couveuse d’entrepreneurs à l’essai est un dispositif spécifique d’accompagnement à la création d’entreprise. Elle offre la possibilité juridique de tester et de développer un projet d’entreprise en situation réelle avant sa création.
Le passage en couveuse correspond à un test permettant de vérifier la viabilité économique du projet. Dans le même temps, le porteur de projet se forme au métier de chef d’entreprise et il est conseillé au quotidien par des professionnels de la création pour améliorer son projet. Une Union des couveuses regroupe la plupart des structures locales.
PES – Couveuse d’Orléans a démarré ses travaux le 1er juin 2006 et est hébergé par la Maison de l’Emploi du bassin d’Orléans depuis avril 2007.
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Jeudi 3 avril 2008
Lors de son assemblée générale du 4 mars 2007, l’association Éveilléco a fait le point sur le développement de Balise, un dispositif d’aide à l’émergence de la création d’entreprises qu’elle a repris en 2007.
Au 1er janvier 2008, 39 conventions pour la mise à disposition de Balise avaient été signées. Elles sont réparties dans 18 régions de métropole et d’outre-mer.
Trois types d’organismes principaux sont signataires de conventions Balise : des Boutiques de gestion (12), des maisons de l’emploi (12 également) et des maisons de l’information sur la formation et l’emploi (11, dont 3 ont également le statut de maisons de l’emploi). Enfin, parmi les organismes divers, on relève des services communaux, missions locales, associations d’insertion, etc.
Plusieurs Boutiques de gestion ont signé des conventions Balise avec Éveilléco en parallèle avec la conclusion d’accords prévoyant l’implantation de Balise dans une maison de l’emploi : c’est le cas en Corse (où Balise est déjà présent dans deux maisons de l’emploi et le sera à terme dans la troisième), à Boulogne sur mer, à Brest, dans la Somme…
Au total, Balise était utilisé directement dans plus de vingt maisons de l’emploi au début de l’année. D’importants développements sont prévus, avec notamment une nouvelle version enrichie de la base de données d’exemples au second semestre.

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Jeudi 27 mars 2008

Dans un article précédent du 24 mars 2008, j’ai déjà évoqué le cadre général de la convention « Agir pour l’emploi », signée le 18 mars 2008 entre l’État et la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

Je reviens ici sur la réforme des aides publiques à la création d’entreprises qui est annoncée dans cette convention.

Une nouvelle aide financière à la création est annoncée en remplacement de l’avance remboursable EDEN. Il s’agira de « prêts d’honneur spécifiques » garantis par le Fonds de cohésion sociale et couplés à un prêt bancaire lui-même assorti d’une garantie publique.

L’objectif est d’appuyer 20 000 créations d’entreprises en régime de croisière, fixé à 2010, avec un taux de sinistralité de moins de 20 %.

La CDC « assurera le financement dans le cadre de la gestion des Fonds d’épargne – Livret développement durable ». L’État (DGEFP) « apportera la ressource budgétaire pour financer l’accompagnement technique d’au moins 20 000 créateurs par an ». L’État (DGTPE) « prendra en charge une bonification de 1,5 % » et les « coûts de fonctionnement induits par ce dispositif pour la Caisse des dépôts. »

La réforme sera testée en 2008 « dans le cadre des quartiers sensibles du plan gouvernemental » et sera « étendue, dès le 1er janvier 2009, à l’ensemble du territoire avec l’objectif de 10 000 créations accompagnées en 2009. »

Notons également que dans le plan banlieues, une aide spécifique de 5 000 euros est prévue pour les créateurs d’entreprises venant des quartiers. Mais ses modalités (prime, avance, etc.) ne sont pas fixées. Elle devrait être additionnelle.

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Mercredi 12 mars 2008
Selon une étude réalisée par la Dares, service d’étude rattaché au ministère de l'Emploi, 71.000 chômeurs ou allocataires de minima sociaux ont créé ou repris une entreprise en 2005 en bénéficiant de l'aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d'entreprise, l'Accre.
L’Accre comprend trois mesures. La première est une exonération de charges, qui exclut cependant la Csg et la Crds.
Ensuite, l’Accre permettait de bénéficiers de chèques-conseil, utilisables auprès de professionnels comme des experts-comptables, avocats, Boutiques de gestion, etc. Enfin, une avance remboursable baptisée Eden était accordée à une partie des demandeurs sous certaines conditions. Elle pouvait atteindre 6 098 euros pour une personne.
Selon la Dares, 71 000 chômeurs avaient bénéficié de l’Accre en 2005. 51 566 chéquiers-conseil avaient été distribués (+40%). Quant à l’avance Eden, elle ne concernait qu’un petit nombre de personnes, mais cependant, les 6 305 prêts accordés étaient en hausse de 60%.
Qu’en est-il en 2008 de ce dispositif ?
Depuis 2008, l’exonération de charges se restreint. Elle exclut la cotisation accidents du travail et celle pour la retraite complémentaire des indépendants (artisans et commerçants).
Les chèques-conseil et Eden font partie des prestations que l’État transfère aux régions, selon des modalités et dans des conditions très peu transparentes pour les bénéficiaires.
La situation était déjà très variable selon les lieux et les époques, des créateurs s’étant fréquemment vu refuser de telles prestations à des périodes où les chéquiers conseils n’étaient plus disponibles. De plus, leur durée de validité a été nettement réduite fin 2007. En 2008, certaines régions vont poursuivre, dans les mêmes conditions, l’utilisation du dispositif antérieur pour une période transitoire. D’autres ont, comme l’Alsace, cessé l’attribution de nouveaux chéquiers.
La situation est identique pour Eden. En Île de France, les opérateurs ont vu leurs conventions prorogées de six mois. Ailleurs, le dispositif s’est parfois arrêté.
On remarquera l’absence complète d’une information précise sur ce sujet sur les sites officiels nationaux comme régionaux.
par Benoit Willot publié dans : création entreprise communauté : Emploi, territoires, insertion
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Lundi 3 mars 2008
François Hurel, ancien directeur général de l’Agence pour la création d’entreprises, a remis le 10 janvier 2008, un rapport en faveur d'une meilleure reconnaissance du travail indépendant. Fort de 51 pages, il est destiné à Hervé Novelli, secrétaire d’État en charge des entreprises et du commerce extérieur.
Si la plupart des propositions formulées ne brillent guère par leur nouveauté, on remarquera la tonalité politique de ce rapport, qui se termine par « un remerciement très particulier à M. Alain Madelin pour son soutien et sa conviction de toujours à cette démarche économique ». Hervé Novelli est un des disciples de l’ancien ministre des finances.
L’ancien dirigeant de l’Apce se situe bien sûr dans la pensée du président de la République Nicolas Sarkozy, en estimant que « au-delà du : travailler plus pour gagner plus le travail indépendant est susceptible de compléter la pétition en : travailler plus librement, de façon plus responsable et autonome, pour gagner plus. »
Le concept d’autoentrepreneurs y est défini comme « ceux qui ont créé une activité pour répondre à un besoin immédiat, et pas une entreprise au sens où on l’entend le plus souvent, c'est-à-dire dans la perspective du long terme. » Le terme est directement relié de l’anglo-saxon « self-employment ».
François Hurel estime que « l’entrepreneuriat doit constituer une réponse simple et ponctuelle à une proposition d’activité accessible à chaque Français ». Il regrette qu’il y ait moins d’entreprises individuelles en France qu’en Espagne ou aux Etats-Unis, sans d’ailleurs que les sources soient citées.
Certaines propositions sont cependant originales. Je relèverai notamment celle qui vise à « Instaurer le droit à l’échec et faciliter le rebond » et suggère d’instaurer « l’autorisation par le juge de créer une activité indépendante sous contrôle judiciaire. »
par Benoit Willot publié dans : création entreprise communauté : Emploi, territoires, insertion
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Mercredi 20 février 2008
L’aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise est un dispositif public, permettant une exonération partielle de charges sociales qui a connu de nombreuses évolutions. Une importante simplification a fait que, depuis le 1er décembre 2007, les créateurs d'entreprise peuvent déposer leur demande) en même temps que leur dossier d'immatriculation auprès du Centre de formalités des entreprises (CFE) : Chambre de Commerce et d'Industrie, chambre de métiers et de l’artisanat, Urssaf, tribunal. Les 80.000 demandes annuelles d'Accre étaient antérieurement gérées par les Directions départementales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.
Mais l’évolution en 2008 est beaucoup moins intéressante pour les bénéficiaires. A compter du 1er janvier 2008, et afin de se mettre en conformité avec les textes (article L. 161-1-1 du code de la sécurité sociale), l’exonération ACCRE ne concernera plus les cotisations des régimes complémentaires de retraite (artisan et commerçant). Cette disposition est appliquée aux exonérations en cours au 1er janvier 2008.
De plus, suite à la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008, les cotisations dues au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles ne peuvent plus faire l'objet d'une exonération totale, y compris lorsque l'exonération ne porte que sur une partie de la rémunération. La cotisation accidents du travail n'est donc plus exonérée dans le cadre notamment de l'aide aux demandeurs d'emploi créateurs ou repreneurs d'entreprises (Accre) ou de l'exonération de cotisations sociales accordée aux salariés créateurs ou repreneurs d'entreprises. Une circulaire commente ces nouvelles dispositions en précisant leur champ d'application.
Sources : pour le régime de retraite des indépendants (RSI) circulaire n°2007/147 du 11 décembre 2007 du Régime social des indépendants, RSI ; pour la cotisation accidents du travail : Source : circulaire de la Direction de la sécurité sociale DSS/5B/2008/27 du 30 janvier 2008
Selon Emilie Villanova, qui publie le blog Envie d’entreprendre, la première réforme va augementer ses charges qui passeront, en un an de 900 euros (Crds et Csg) à 2 165 euros. Elle conclut son papier : « en plein développement de produits, je préfèrerais utiliser ces 1165 euros à bien d’autres choses. »
Le paiement de la cotisation accident du travail s’ajoutera, évidemment, à ce montant.
par Benoit Willot publié dans : création entreprise communauté : Emploi, territoires, insertion
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Samedi 2 février 2008
La mise en œuvre de l’article 61 de la loi de cohésion sociale vient de franchir une nouvelle étape, pas forcément définitive d’ailleurs. En effet, après la loi du 18 janvier 2005, transcrite en tant qu’article 200 octies du code général des impôts, après un décret du 7 décembre 2006, après une instruction fiscale du 29 novembre 2007 voici donc l'arrêté du 20 décembre 2007 publié au Journal officiel du 30 janvier 2008.
Rappelons que ces textes ont pour objet de faciliter la création d’entreprises par des personnes défavorisées, en assurant un accompagnement bénévole par des personnes qualifiées. Un contrat tripartite est prévu entre une maison de l'emploi, un futur créateur et un accompagnateur. En échange, ce dernier bénéficiera d’une réduction d’impôt de 1 000 euros (ou 1 400 si la personne est handicapée).
Le dernier arrêté établit un cahier des charges, dont la lecture laisse songeur. On s’interrogera sans doute longtemps sur « les indicateurs d’activité et de résultat attachés » devant figurer dans la convention tripartite.
L'arrêté détaille également le rôle de la maison de l'emploi. C’est à elle d’établir la liste des accompagnateurs bénévoles de son territoire. Elle devra assurer la promotion de la fonction. Elle aura également à organiser la mise en relation du créateur et de l'accompagnateur. L’ampleur du travail demandé à la maison de l'emploi pour la préparation des actions, la signature des conventions et le suivi puis la conclusion paraît conséquent.
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Dimanche 13 janvier 2008
Un arrêté du 7 décembre 2007 fixe de nouvelles conditions d’attribution des chéquiers-conseil, un dispositif qui rentre dans le cadre de l’Accre (aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprises). Il a été publié au journal officiel le 15 décembre 2007.
Le chéquier-conseil est composé de six chèques et le bénéficiaire de l’Accre peut, en théorie, en demander trois.
Chaque chèque est d’un montant unitaire de 45,74 euros pris en charge par l’Etat. Il permet d’acheter une heure de conseil à un prix forfaitaire de 60,98 euros auprès d’organismes ou professionnels agréés (experts-comptables, avocats, Boutiques de gestion, etc.). La somme à la charge de l’utilisateur est de 15,24 euros.
Les nouvelles dispositions portent la participation de l’Etat à 100% pour le premier chéquier-conseil accordé aux bénéficiaires du revenu minimum d’insertion ou de l’allocation de solidarité spécifique.
Les chéquiers-conseil sont délivrés par la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP). Ils sont nominatifs et ont une validité de deux mois à compter de la date de leur délivrance. Cette durée était jusque là de 6 mois.
Le site Internet de l’Apce (Agence pour la création d’entreprises) formule cette mise en garde : « certaines DDTEFP ont suspendu l'attribution des chéquiers-conseil. Se renseigner auprès de la DDTEFP territorialement compétente ».
Sur le même site, un internaute, « createur 78 » évoque son expérience et propose : « Simplifions jusqu'au bout - Mon expérience des chéquiers conseils est que ceux-ci m'ont été délivrés, après de multiples échanges de courriers, avec plus de 6 mois de retard, et pour un demi-carnet. De plus, le type de conseils effectivement disponibles ne couvre en réalité que les experts comptables et juridiques. Moralité, je n'ai même pas pu les utiliser. C'est une mesure qui ne sert à rien dans sa configuration actuelle. Etant donné l'energie que celà représente pour un résultat nul, a fortiori si la validité des chéquiers est ramenée maintenant à 2 mois, on peut carrément supprimer le dispositif. Ca fera des économies. Si on veut utilement "accompagner" les créateurs, il vaudrait mieux monter une permanence avec des rendez-vous gratuits comme le fait un peu déjà la CCI de Versailles. »
par Benoit Willot publié dans : création entreprise
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