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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 00:02

En août 2008, Jean-François Moulin publiait avec Ayi Ayay et Christine Noël une tribune libre dans le quotidien économique Les Échos, dans laquelle ils décrétaient radicalement : « Le microcrédit, une solution dépassée » (09/09/2008).

Les auteurs, qui collaboraient à un programme de recherche au sein de la chaire de microfinance de l’école de management Audencia à Nantes (Loire Atlantique) mettaient en cause la priorité donnée à l'octroi de prêt comme mode d'intervention privilégié des institutions de microfinance. Ils proposaient une alternative : « abandonner progressivement le microcrédit pour les micro fonds propres. »

Dans un nouveau texte, inséré dans le même quotidien (24/02/2010), Jean-François Moulin, en collaboration avec Christophe Villa modifie un peu son point de vue. Il explique « Pourquoi les banques françaises devraient se mettre à la microfinance. »

Les rédacteurs montrent que « le marché actuel du microcrédit professionnel, dans sa définition européenne, est très largement inférieur à son potentiel maximal ». Ils voient aussi au-delà d’autres marchés sous-exploités : microcrédit social, microassurance, microépargne et transferts d'argent des migrants.

Moulin et Villa suggèrent aux banques françaises d’occuper ces marchés, ce qui « permettrait d'empêcher l'arrivée de nouveaux concurrents potentiels, spécialisés dans la microfinance, mais qui pourraient très facilement venir empiéter sur les marchés bancaires commerciaux classiques. »

Les signataires de l’article voient dans l’accord signé entre la Fédération bancaire française et le réseau France active « un élargissement de la volonté des banques françaises de se donner les moyens d'intervenir le plus directement possible sur ce marché. »

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commentaires

Jean-Pierre CANOT 10/03/2010 10:34



PUISSE LE NOUVEAU DIRECTEUR GÉNÉRAL DU CRÉDIT AGRICOLE….


 


 


 


 


« Quand les gens qui ne possèdent rien auront mis en commun leur force,
leur intelligence, leur moralité et leur capacité professionnelle, ils auront du crédit et une fortune. C’est l’effet admirable de la mutualité. Peut-il exister une garantie plus sérieuse de
remboursement d’une créance que la caution, que l’engagement des amis qui passent leur vie avec l’emprunteur lui-même…


Ne croyez-vous pas que dans les petites communes l’emprunteur cautionné par ses
voisin sera toujours poursuivi par la pensée que s’il ne payait pas , les autres seraient obligés de payer pour lui : il ne voudra pas s’exposer à perdre l’estime générale par son manque de
loyauté ».


 


Jules MÉLINE


 


C’est l’argument essentiel mis en avant par le Ministre de l’agriculture le 10 mai 1890 lors de la discussion à la chambre des Députés
de la proposition de loi tendant à l’organisation du  « Crédit
Agricole et Populaire. ».


 


Cinq ans avant le 23 février 1885, Louis MILICENT, auditeur au Conseil d’État, déposait
les statuts de la première Caisse de crédit spécifiquement agricole. Son ambition est simple : « Les
uns apportent leurs capitaux momentanément disponibles et leurs économies pour les mettre à la disposition de ceux qui en ont temporairement besoin. ». Il s’agit de la Caisse de
SALINS dans le Jura.


 


Ces braves gens qui vont créer des Caisses Locales  et des Caisses Régionales à travers
toute la France, n’imaginent pas qu’en moins de cent ans, leur banque dont ils vont rester propriétaires et gestionnaires deviendra la première banque européenne et l’une des premières banques du
monde !


 


Ces braves gens n’imaginent pas que cent trente ans plus tard, leur banque dont ils sont beaucoup moins propriétaires et
gestionnaires, se banalisera au point de ne plus s’intéresser au secteur primaire et prendra le risque de s’adonner aux activités coupables n’ayant plus rien à voir avec la banque, et qui on
conduit à la crise économique dans laquelle nous ne faisons qu’entrer.


 


Il est vrai que vers la fin des années soixante, Jean-Marie DAUZIER qui fut élu de la
base puis salarié du groupe central déclarait : « Le Crédit Agricole sera agricole comme le Crédit
Lyonnais est lyonnais ! ».


 


Il faut pour être juste et ne pas sombrer dans la nostalgie, dire que la grande banque des agriculteurs ayant conduit le secteur
primaire français au premier rang que fut le sien, il n’y avait plus de raison que ce secteur fut financé par un outil spécifique différent de ceux qui financent les autres secteurs de
l’économie.


À ceci s’ajoute le fait que même si le principe de proximité essentiel dans la construction coopérative et mutualiste permettait au
démarrage de fonctionner par des prêts entre voisins, il fallut très vite :


 


- dans un premier temps mutualiser les « capitaux disponibles et économies » des agriculteurs de la France entière,


 


- dans un deuxième temps ouvrir les services bancaires à toute la population à qui il était normal au titre de la réciprocité des
services de consentir des crédits en contrepartie de la ressource qu’ils apportaient.


 


Si cette banalisation du Crédit Agricole fut donc une chose normale, il est par contre aberrant que ses dirigeants aient accepté de
dénaturer le m&eacut



Jean-François Moulin 10/03/2010 10:25


J'avais en son temps clarifié ma position, quelque peu altérée par la rédaction des Echos, sur mon blog: http://wwwrech-microfi.blogspot.com/2008_09_01_archive.html
Je cite: "Sur le fonds, il me semble légitime de s'interroger -et la recherche le fait avec son style propre - sur les avantages d'interventions en fonds propres au
bénéfice des micro-entreprises. Au plan pratique, le sujet est complexe nous le savons. d'où l'intérêt d'ouvrir un débat.

Je ne reprends donc pas à mon compte le titre choisi par la revue: La microfinance est loin d'être dépassée, et au contraire nous aimerions la voir beaucoup plus développée en Europe de
l'Ouest.

Ne nous trompons pas de combat!"

Disons que le combat continue?


Benoit Willot 11/03/2010 00:44


Je partage cependant l'analyse que le renforcement des fonds propres est une priorité.


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Le Cahier des charges 2009 des maisons de l’emploi (décembre 2009)

Les Modalités de financement des maisons de l’emploi (décret de décembre 2009)

Rapport du groupe de travail sur l’élaboration d’un nouveau cahier des charges pour le conventionnement des maisons de l’emploi  (Michel Thierry, IGAS, septembre 2009)


L’étude de la DARES : Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)
Le rapport final de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (juin 2008)

Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.
Le
rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)
La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

La liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

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