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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 00:08

Christophe Sirugue, député-maire de Chalon sur Saône (Ps) a publié sur son site, le 27 avril 2010, une question orale qu’il a posée à Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l'emploi. À la même date, le site de l’Assemblée nationale n’avait pas encore mis en ligne la question – ni, à fortiori, l’éventuelle réponse du ministre.

Cette question illustre largement des préoccupations d’autres élus locaux, même si, loin de là, toutes les situations ne sont pas aussi problématiques. Une partie d’entre eux considèrent que le gouvernement les avait incités à mettre en place des dispositifs territoriaux, comme la Maison de l’emploi et de la formation du Chalonnais, mais que, depuis, il leur en laisse la charge complète, se retirant de facto du partenariat.

C’est pourquoi je reprends intégralement la question posée par Christophe Sirugue, comme je ne manquerai pas de citer ce que répondra Laurent Wauquiez, le cas échéant :

« La situation de l'emploi et plus particulièrement l'angoisse du chômage est redevenue la première préoccupation de nos concitoyens.

Face à cela nous avons besoin d'un service public de l'emploi en capacité de rassembler ses forces et de développer un accompagnement à la hauteur des enjeux.

Malheureusement depuis plusieurs mois, je constate la situation inverse sur le bassin d'emploi de Chalon-sur-Saône.

En 2006, le gouvernement de l'époque avait beaucoup œuvré pour que soient développées sur les territoires, à grand renfort d'incitations financières, des maisons de l'emploi présentées comme une organisation indispensable à la bonne marche du service public de l'emploi. L'idée était de mettre en synergie, souvent dans un même lieu, tous les dispositifs de lutte contre le chômage afin d'accroître leur efficacité, leur facilité d'accès et leur lisibilité pour les usagers.

Quatre ans après, à Chalon-sur-Saône où la maison de l'emploi fut labellisée, le bâtiment prévu à cet effet voit petit à petit les services accessibles aux usagers partir.

Ainsi, la réorganisation de Pôle emploi a-t-elle conduit au départ des guichets pour les locaux des Assedic.

L'AFPA soumis à des contraintes budgétaires lourdes a également quitté ces locaux pour se regrouper ailleurs.

Le CIO est supprimé de Chalon sur Saône, première ville du département de Saône-et-Loire dans lequel ne resteront que deux villes d'implantation distantes toutes les deux de 50 km de Chalon-sur-Saône.

Il ne reste donc plus dans les locaux que ce qui est porté essentiellement par les collectivités locales c'est à dire la mission locale et le PLIE.

Comment pouvez-vous m'expliquer qu'un gouvernement puisse à ce point remettre en cause ce qu'a fait le précédent pourtant issu de la même majorité ?

Au-delà de cette question relative au rassemblement des forces du service public de l'emploi se pose aussi la question de Pôle emploi.

Les agences de Chalon-sur-Saône sont aujourd'hui soumises comme partout en France à une pression considérable.

Les chiffres du nombre de dossiers qui devaient être suivis par un conseiller, rappelés dans les débats parlementaires au moment de la fusion ANPE – Assedic, sont aujourd'hui multipliés par deux voire par trois. L'accompagnement de qualité, n'est dans ces conditions plus possibles malgré la bonne volonté des agents de Pôle emploi dont les temps de formation aux tâches nouvelles ont été réduits au strict minimum.

Des lieux abandonnés, des moyens insuffisants voilà le constat que je fais sur le bassin d'emploi de Chalon-sur-Saône de la situation du service public de l'emploi.

Aussi pouvez-vous me dire ce que vous comptez faire pour améliorer la situation ? »

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Published by Benoit Willot - dans Bourgogne
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commentaires

Michel ABHERVE 05/05/2010 16:09



Curieux que la réponse du Secrétaire d'Etat ne soit pluss sur le site de l'Assemblée


Elle y était à un momemnt puisque je l'ai reprise pour la faire figurer sur mon site


La voici


M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi. Monsieur Sirugue, s’agissant d’abord du service public de l’emploi, vous reconnaîtrez qu’auparavant la
situation ne se caractérisait pas par sa lisibilité. Il y avait, à Chalon-sur-Saône, deux agences locales de l’ANPE, dont une seule était installée dans les locaux de la maison de l’emploi. Les
ASSEDIC avaient une antenne distincte, elle aussi implantée en dehors de la maison de l’emploi.


La mise en place de Pôle emploi s’est traduite - je pense que vous le reconnaîtrez, d’autant que vous avez rendu hommage à ses agents, ce dont je vous remercie - par une
amélioration : dans un lieu unique, les demandeurs d’emploi peuvent obtenir une réponse à la fois sur l’indemnisation et sur le placement, ce qui n’était pas le cas auparavant.


À Chalon-sur-Saône - et je le regrette - les locaux de Pôle emploi ne pouvaient pas accueillir les effectifs permettant d’assurer le bon fonctionnement des deux organismes. Mais, je le
répète, notre but est bien d’avoir des agences implantées sur des sites uniques et dans lesquelles sont regroupées les forces vives qui assurent aussi bien l’indemnisation que le placement. En
l’espèce, cela n’a pas été possible, mais, sauf erreur de ma part, les deux sites de Pôle emploi sont distants de 200 mètres. Ce n’est pas la mort du petit cheval ! (Sourires.)


Pour ce qui est de la gouvernance, Pôle emploi reste présent au sein de la maison de l’emploi ; il participera à ses projets, dans le cadre du reconventionnement des actions
de 2011. Le but n’est pas uniquement de faire de l’affichage ; il est d’accomplir un travail de fond, commun à tous ceux qui interviennent dans le champ de l’emploi, que ce soit la
maison de l’emploi, les entreprises, les acteurs de la formation, et bien évidemment le service public, à travers Pôle emploi. C’est bien le sens de notre démarche.


Je pense que le progrès est sensible par rapport au fonctionnement qui était celui de l’ANPE et des ASSEDIC, avec les files d’attente que l’on connaissait, comme en 1993, avec les
retards d’indemnisation, qui avaient été particulièrement importants dans votre territoire. Le travail accompli sur le terrain par les agents de Pôle emploi, dans une période très difficile, a
été remarquable ; il a permis, malgré tout, d’amortir le choc et nous commençons à engranger les fruits de ces efforts en termes d’amélioration du service et du suivi des dossiers.


M. Christophe Sirugue. Monsieur le
secrétaire d’État, j’entends bien vos propos, mais avant la réforme engagée, il y avait deux agences locales de l’emploi. Il y en a toujours deux aujourd’hui, mais plus aucune n’est dans
la maison de l’emploi !


Autre remarque : si les organismes ont été regroupés dans les locaux des ASSEDIC, ce n’est probablement pas exclusivement pour des raisons liées à la capacité d’accueil. C’est plutôt
parce que les ASSEDIC étaient propriétaires de leurs locaux ! Et la maison de l’emploi, qui avait pourtant été particulièrement sollicitée par votre prédécesseur, le ministre de l’époque,
venu l’inaugurer en personne, restera quant à elle à la charge des collectivités.


Je constate donc que nous avons affaire à des effets d’annonce, à des mesures d’affichage, mais que, malheureusement, leur efficacité reste encore à prouver. Je regrette profondément, étant
donné la situation de l’emploi un peu partout sur le territoire, que nous ne soyons pas en mesure d’avoir un service public de l’emploi véritablement efficace.



Michel ABHERVE 05/05/2010 08:48



La réponse avait été publiée, et je l'avais reprsie sur mon site : la voilà


M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi. Monsieur Sirugue, s’agissant d’abord du service public de l’emploi, vous reconnaîtrez qu’auparavant la
situation ne se caractérisait pas par sa lisibilité. Il y avait, à Chalon-sur-Saône, deux agences locales de l’ANPE, dont une seule était installée dans les locaux de la maison de l’emploi. Les
ASSEDIC avaient une antenne distincte, elle aussi implantée en dehors de la maison de l’emploi.


La mise en place de Pôle emploi s’est traduite – je pense que vous le reconnaîtrez, d’autant que vous avez rendu hommage à ses agents, ce dont je vous remercie – par une
amélioration : dans un lieu unique, les demandeurs d’emploi peuvent obtenir une réponse à la fois sur l’indemnisation et sur le placement, ce qui n’était pas le cas auparavant.


À Chalon-sur-Saône – et je le regrette – les locaux de Pôle emploi ne pouvaient pas accueillir les effectifs permettant d’assurer le bon fonctionnement des deux organismes. Mais, je le
répète, notre but est bien d’avoir des agences implantées sur des sites uniques et dans lesquelles sont regroupées les forces vives qui assurent aussi bien l’indemnisation que le placement. En
l’espèce, cela n’a pas été possible, mais, sauf erreur de ma part, les deux sites de Pôle emploi sont distants de 200 mètres. Ce n’est pas la mort du petit cheval ! (Sourires.)


Pour ce qui est de la gouvernance, Pôle emploi reste présent au sein de la maison de l’emploi ; il participera à ses projets, dans le cadre du reconventionnement des actions
de 2011. Le but n’est pas uniquement de faire de l’affichage ; il est d’accomplir un travail de fond, commun à tous ceux qui interviennent dans le champ de l’emploi, que ce soit la
maison de l’emploi, les entreprises, les acteurs de la formation, et bien évidemment le service public, à travers Pôle emploi. C’est bien le sens de notre démarche.


Je pense que le progrès est sensible par rapport au fonctionnement qui était celui de l’ANPE et des ASSEDIC, avec les files d’attente que l’on connaissait, comme en 1993, avec les
retards d’indemnisation, qui avaient été particulièrement importants dans votre territoire. Le travail accompli sur le terrain par les agents de Pôle emploi, dans une période très difficile, a
été remarquable ; il a permis, malgré tout, d’amortir le choc et nous commençons à engranger les fruits de ces efforts en termes d’amélioration du service et du suivi des dossiers.


M. Christophe Sirugue. Monsieur le secrétaire d’État, j’entends bien vos propos, mais avant
la réforme engagée, il y avait deux agences locales de l’emploi. Il y en a toujours deux aujourd’hui, mais plus aucune n’est dans la maison de l’emploi !


Autre remarque : si les organismes ont été regroupés dans les locaux des ASSEDIC, ce n’est probablement pas exclusivement pour des raisons liées à la capacité d’accueil. C’est plutôt
parce que les ASSEDIC étaient propriétaires de leurs locaux ! Et la maison de l’emploi, qui avait pourtant été particulièrement sollicitée par votre prédécesseur, le ministre de l’époque,
venu l’inaugurer en personne, restera quant à elle à la charge des collectivités.



Michel ABHERVE 05/05/2010 08:46



Surpris d'apprendre que le Réponse de Laurent Wauquiez aurait disparue : je l'avais reprise sur mon site suite à la publication sur le site de l'Assemblée


M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi. Monsieur Sirugue, s’agissant d’abord du service public de l’emploi, vous reconnaîtrez qu’auparavant la
situation ne se caractérisait pas par sa lisibilité. Il y avait, à Chalon-sur-Saône, deux agences locales de l’ANPE, dont une seule était installée dans les locaux de la maison de l’emploi. Les
ASSEDIC avaient une antenne distincte, elle aussi implantée en dehors de la maison de l’emploi.


La mise en place de Pôle emploi s’est traduite – je pense que vous le reconnaîtrez, d’autant que vous avez rendu hommage à ses agents, ce dont je vous remercie – par une
amélioration : dans un lieu unique, les demandeurs d’emploi peuvent obtenir une réponse à la fois sur l’indemnisation et sur le placement, ce qui n’était pas le cas auparavant.


À Chalon-sur-Saône – et je le regrette – les locaux de Pôle emploi ne pouvaient pas accueillir les effectifs permettant d’assurer le bon fonctionnement des deux organismes. Mais, je le
répète, notre but est bien d’avoir des agences implantées sur des sites uniques et dans lesquelles sont regroupées les forces vives qui assurent aussi bien l’indemnisation que le placement. En
l’espèce, cela n’a pas été possible, mais, sauf erreur de ma part, les deux sites de Pôle emploi sont distants de 200 mètres. Ce n’est pas la mort du petit cheval ! (Sourires.)


Pour ce qui est de la gouvernance, Pôle emploi reste présent au sein de la maison de l’emploi ; il participera à ses projets, dans le cadre du reconventionnement des actions
de 2011. Le but n’est pas uniquement de faire de l’affichage ; il est d’accomplir un travail de fond, commun à tous ceux qui interviennent dans le champ de l’emploi, que ce soit la
maison de l’emploi, les entreprises, les acteurs de la formation, et bien évidemment le service public, à travers Pôle emploi. C’est bien le sens de notre démarche.


Je pense que le progrès est sensible par rapport au fonctionnement qui était celui de l’ANPE et des ASSEDIC, avec les files d’attente que l’on connaissait, comme en 1993, avec les
retards d’indemnisation, qui avaient été particulièrement importants dans votre territoire. Le travail accompli sur le terrain par les agents de Pôle emploi, dans une période très difficile, a
été remarquable ; il a permis, malgré tout, d’amortir le choc et nous commençons à engranger les fruits de ces efforts en termes d’amélioration du service et du suivi des dossiers.


M. Christophe Sirugue. Monsieur le secrétaire d’État, j’entends bien vos propos, mais avant
la réforme engagée, il y avait deux agences locales de l’emploi. Il y en a toujours deux aujourd’hui, mais plus aucune n’est dans la maison de l’emploi !


Autre remarque : si les organismes ont été regroupés dans les locaux des ASSEDIC, ce n’est probablement pas exclusivement pour des raisons liées à la capacité d’accueil. C’est plutôt
parce que les ASSEDIC étaient propriétaires de leurs locaux ! Et la maison de l’emploi, qui avait pourtant été particulièrement sollicitée par votre prédécesseur, le ministre de l’époque,
venu l’inaugurer en personne, restera quant à elle à la charge des collectivités.



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L’étude de la DARES : Les maisons de l'emploi conventionnées avant fin juillet 2007 (mars 2009)
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Le rapport intermédiaire de Jean-Paul Anciaux, député de Saône et Loire, sur l'évaluation des maisons de l'emploi (janvier 2008) avec sa première annexe et sa deuxième annexe.
Le
rapport de Marie-Christine Dalloz, députée du Jura, sur les maisons de l'emploi (juin 2008)
La loi du 13 février 2008 sur la
réforme du service public de l'emploi

La carte des maisons de l'emploi en métropole en décembre 2008 (source : DGEFP, Dares)

L'annuaire des maisons de l'emploi (réalisé par le ministère de l'emploi, mars 2007) 

La liste des maisons de l’emploi labellisées et conventionnées (juin 2008, source DGEFP)

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